Syria
Mohammed Maghout, l’insoumis
2007-11-13
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Mohammed Maghout (1943-2006) Le grand poète n’est plus Né a Sleyma (région de Hama) en 1943 Mohammed Maghout vient de s’éteindre. C’était un homme épris de liberté et d’absolu. Avec lui disparaît une figure majeure de la poésie arabe moderne. |
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Mohammed Maghout, qui ne sait sans doute pas pourquoi sa poésie demeure vive Avec sa poésie, Mohammed Maghout nous aidait à avancer vers cette nouveauté, que nous appelions «modernité», lui qui m’a semblé à la première rencontre beaucoup plus proche de son propre passé que de notre présent. |
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Le poète Mohammed Maghout «J’ai choisi d’être un aigle apeuré plutôt qu’un rat tranquille» Tel un roi déchu et mis en résidence surveillée, le poète Mohammed Maghout vit reclus dans son appartement au coeur de Damas. Il est serein et chaleureux. Il a un verre devant lui, un étrange mélange de bière, de whisky et de Gin. Un «cocktail» alcoolisé, foncé et brûlant. A ses côtés, il a posé une cartouche de cigarettes françaises. Il en a toujours une à la bouche, le vieux poète qui n’a pas perdu son regard de fauve ni son pouls puissant. |
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Sollicité par Repubblica, Adonis commémorait récemment dans un article le 8ème centenaire du grand mystique Djalaleddine Roumi (1207-1273). C’est ce texte, publié depuis dans sa version arabe par Akhbar al adab n° 745 (hebdomadaire littéraire égyptien dirigé par le grand romancier Gamal al Ghitani), dont nous proposons ici la traduction française.
2007-11-01