Globa-Napoli
2007-09-27
| Gomorra et Camorra On a déjà beaucoup écrit sur la Camorra et Roberto Saviano ne fait pas de révélations particulièrement éclatantes dans son roman, alors pourquoi un tel succès? Peut être parce que le jeune auteur passe toujours après les faits et sait négocier subtilement entre le temps du drame et celui du reflux. Mais surtout, parce qu'en restituant la vérité, il répond, à la fois, au besoin de comprendre né de l’urgence du récit des mass médias et à l’impératif purement littéraire «il n’y a plus besoin des mots du chroniqueur, mais des mots littéraires, ceux qui entrent dans la plaies de la raison. La raison est une blessure, y entrer est un devoir» . (Catherine Cornet) |
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Tommaso Prestieri, le camorriste qui aime l’art Il porte l’élégance des pays du sud, chemise et cravate noire, complet clair. Lorsqu’il ouvre les bras pour parler/déclamer, il dégage cette force vitale qui caractérisent les enfants de Naples. Tommaso Prestieri appartient à une puissante famille de camorristes de Secondigliano. Il est aussi un personnage à part qui fait autant parler de lui dans les faits divers criminels que sur la scène artistique : l’art est son péché mignon. Encore fugitif, il fut arrêté par la police alors qu’il assistait à un concert au Théâtre Bellini, en plein centre ville... |
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«A Naples, nous pratiquons la tolérance par distraction» Babelmed avait rencontré Alessandro Di Rienzo, co-réalisateur du film Istimaryya, à l’occasion du festival du documentaire méditerranéen du CMCA, qui lui avait décerné le prix de la «Créativité, première oeuvre». Je l’ai retrouvé à Naples pour parler de son film mais surtout parce qu’il est un vrai enfant de Naples et porte le même regard sur le Moyen-Orient et le Sud de l’Italie, soucieux, passionné et en perpétuelle recherche de correspondances… |
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Une nuit dans la Gatta: Les femmes migrantes prostituées à Naples J’arrive à la Gatta en vespa avec le grand Carletto, Lilia, la médiatrice moldave nous attend déjà devant le petit camping-car qui, matériellement, incarne “La Gatta” (La Chatte). Après plusieurs entretiens avec des opérateurs sociaux de la coopérative Dedalus, je sors cette nuit avec eux pour suivre ce projet phare de la coopérative sociale. Ce petit camping-car qui porte l’effigie d’une chatte noire sur son flanc parcourt depuis 7 ans les rues de la prostitution napolitaine. |
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«A Naples avec sa précarité et ses difficultés l’immigré passe plus inaperçu» Après avoir passé «Une nuit dans la Gatta», un entretien avec Nunzia Cipolla opératrice sociale du projet était fondamental pour comprendre les enjeux sociaux-culturels derrière cette initiative complexe. A travers l’étude et l’accompagnement des migrants, que peut-on comprendre de Naples et de ses problématiques? Quel rapport existe-il entre ces projets migratoires difficiles et soufferts et la «Napolitanité»? |
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