Hassan II et le Maroc
2007-11-15
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Le «témoignage» ambigu de Abdallah Laroui Le livre, «Hassan II et le Maroc», a suscité beaucoup de réactions, parce qu’il apporte un éclairage à la fois subtil et personnel sur l’histoire de ces quarante dernières années, histoire qui renferme par ailleurs encore d’innombrables zones d’ombre. Mais c’est surtout parce qu’il offre une vision de la personnalité du défunt roi, sous des angles qui, bien qu’intéressants, vont souvent à contre-courant des sentiments et des analyses développées depuis quelques années au pays. |
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Quand l’histoire sert d’alibi au reniement On n’a pas besoin d’être un intellectuel engagé (au sens sartrien) pour avoir une haute idée de la liberté et des droits de l’individu, pour s’émouvoir devant le spectacle de l’injustice ou l’exercice de l’arbitraire. |
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Du «zaïm» au «grand roi» Historiquement, selon l’auteur, Hassan II a d’abord été un zaïm en lutte pour le pouvoir. C’est la période qui s’étend du début du règne au milieu des années 70. En cela, il ne différait pas des autres leaders arabes, ni même de ses opposants, qui s’inspiraient d’ailleurs de ces leaders orientaux. |
| Hassan II, le folklore, la langue et la culture C’est le volet le plus fertile et le plus intéressant de l’analyse de la personnalité de Hassan II. La double étiquette de modernisateur et de traditionaliste fait l’ambivalence du personnage du roi, ambivalence que l’auteur explique par la formation que reçut le prince |
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