Le grand Shabbat

Nous sommes nombreux, les optimistes, à penser que cette crise sanitaire une fois passée aura sans doute un aspect positif par rapport au comportement humain. Nous avons envie d’y trouver un sens en tous cas. Cette situation, qui paraît si absurde, cette réalité qui dépasse la fiction de certains films, nous sommes nombreux à vouloir y trouver un sens.

Voilà celui qui m’est passé par la tête. Nous voici devant un grand Shabbat. Tout est arrêté. Stop. Et je me suis dit que c’était sans doute la réponse à tous ces Shabbats non respectés, tous ces repos dominicaux non respectés… Et le septième jour Dieu se reposa. On l’a trop oublié. L’homme du XXIème siècle ne l’entend plus, il continue dans sa course frénétique et compulsive. Alors là, stop, c’est le grand arrêt, pause. On arrête tout, on se restreint. Un grand Shabbat planétaire. On s’enferme chez soi et on réfléchit. Stop, laissez respirer la planète. Grande respiration. On s’arrête, on souffle, on sent de près l’importance de la relation individu/collectivité puisque qu’on est seul enfermé pour le bien commun. On se souvient que le Shabbat est un repos et une fête. J’admire ces italiens qui à leur manière fêtent ce Shabbat forcé en chantant tous les jours à 18h de leurs balcons.

2020. Dieu remet les pendules à l’heure, Dieu redit les limites à l’homme. « Là tu n’iras pas, ça tu ne le mangeras pas… Rappelle-toi, homme, que tu ne peux pas faire n’importe quoi. Il y a des lois divines à respecter. Reprends le Psaume 118. Stop, arrête-toi, enferme-toi dans ta chambre et médite pour ton bien et pour le bien commun. Après cela il y aura une Pâque, mais surtout, surtout, après, n’oublie pas. »

 

Katherine Théron, est artiste-peintre en Haute-Provence

www.katherine-theron.fr

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