P comme… le Paradoxe du confinement

Le COVID 19 agit-il comme un Poison dans la société ? Certains estiment qu’il s’est répandu sans qu’on y prenne garde. Ou trop tard pour l’endiguer, ce qui revient au même puisqu’il nous maintient en Prisonnier.es dans nos propres maisons.

En France, les associations estiment que les violences intra-familiales augmentent chaque jour davantage avec le confinement. Le 3919, numéro d’écoute et de soutien fonctionne à plein régime (30% d’appels en plus depuis le début du confinement). Ce sont les ami.es, les cousin.es, les voisin.es qui appellent à l’aide pour la victime. Car comment téléphoner quand le tortionnaire est là, tout près de vous ?

Rêvons un peu… Et si les hommes, violents ou pas, mais confinés comme tout le monde, réalisaient ce que des générations de femmes ont connu depuis des siècles, dans toute les sociétés, à commencer par la nôtre, la Méditerranéenne ? S’ils réalisaient ce que représente le fait de rester au foyer, privé de toute liberté de mouvement ? S’ils imaginaient, un court instant, inverser les rôles ? Eux au foyer, et nous au café par exemple ?

P comme plage de rêve… ou comme Politique de Prévention efficace. Un milliard d’euros demandé en France par les associations de femmes dans la lutte contre les violences. Combien obtenu ? Zéro. Des promesses, non tenues.

Alors poursuivons les rêves, faisons des propositions pour préparer la Potion magique d’ "Après » le confinement…

Pourquoi ne pas mettre à contribution une (petite à leurs yeux, mais signifiante aux nôtres !) part du salaire des footballeurs, et des rétributions mirifiques des dirigeants et actionnaires des grandes entreprises multinationales ?

Voilà une source d’argent frais pour alimenter un fonds de solidarité ! Ou pour rétribuer correctement, avec des salaires dignes de leur dévouement, toutes celles qu’on ne voyait pas et qui crèvent nos écrans médiatiques : les femmes en première ligne des actions de soins aux malades et aux personnes âgée. En première ligne, sans masques, sans gants : des auxiliaires de vie aux bénévoles, des infirmières aux femmes de ménage, des travailleuses sociales aux professeurs des écoles. Jusque là « confinées » dans leur invisibilité sociale…

Paradoxe, tel est le juste retour en boomerang du confinement, qui donne enfin la visibilité à toutes ces petites mains que nos gouvernements ont jusque là tant négligées !

 

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