Deux femmes puissantes

Deux femmes mère et fille. Deux magistrates congolaises, la première présidente de tribunal et la seconde procureure, Jessica et Christine, ont réussi socialement et ont acquis une liberté si rarement concédée aux femmes de leur continent.

Justement parce qu'elles ont arraché le droit à la parole elles ne veulent pas se taire sur les violences que subissent les autres femmes. Elles sont les initiatrices d'un réseau de lutte contre les violences et d'un projet de loi. Elles sont venues à Paris rencontrer des Européennes, des Maghrébines, pour rendre compte de leur combat mais aussi trouver des chemins de solidarité et d'échanges entre celles du sud réduites au silence par un patriarcat sans partage, par les guerres et la pauvreté, et celles du Nord qui sans relâche remettent l'ouvrage sur le métier et luttent pour que leurs acquis durement gagnés ne soient pas anéantis par le libéralisme violent et les extrémismes idéologiques et religieux. Les femmes des pays dits développés ou démocratiques oublient parfois que leur liberté, l'égalité dans leurs sociétés ne seront jamais totalement acquises tant que dans les pays d'Afrique et d'Asie les corps et les esprits des femmes restent sous domination. Jessica et Christine espèrent mettre en place des échanges avec des Européennes pour construire leur réseau de réflexion et d'action contre les violences faites aux femmes. Au Congo, comme dans tant de régions du monde, les lois avancent trop lentement sous la pression des traditions et de l'instabilité politique du pays.

 

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27/11/2019

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