MUZZIKA! Décembre 2011 | Nadia Khouri-Dagher, MICHÈLE CLAUDE, ANOUSHKA SHANKAR, BOBAN MARKOVIC, GIAN MARIA TESTA, PHILIPPE EL HAGE, MED FUSION
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Nadia Khouri-Dagher   
Les routes et les liens qui unissent l’Inde et l’Europe, via le monde arabe, sont le fil conducteur d’une bonne partie de cette livraison Muzzika! de décembre, avec l’ensemble Aromates dirigé par Michèle Claude; l’Indienne Anoushka Shankar; Boban Markovic et la fanfare Ciocarlia; l’Italien Gian Maria Testa; le pianiste libanais Philippe El Hage; et les Tunisiens du jeune groupe Med Fusion.


Le coup de coeur de babelmed:
MUZZIKA! Décembre 2011 | Nadia Khouri-Dagher, MICHÈLE CLAUDE, ANOUSHKA SHANKAR, BOBAN MARKOVIC, GIAN MARIA TESTA, PHILIPPE EL HAGE, MED FUSIONENSEMBLE AROMATES - MICHÈLE CLAUDE, “Partage”, Doumtak/Distrib. Harmonia Mundi
Voilà un disque rare, double album cd et dvd enregistré en live lors d’un concert donné par l’ensemble Aromates, que dirige la percussionniste Michèle Claude, à l’Institut du Monde Arabe en mars 2011.
Michèle Claude est une musicienne qui aime toutes les musiques, des plus anciennes aux plus contemporaines, et sur son myspace, elle indique que ses influences musicales sont: “Peter Gabriel, Mozart, Bill Evans, Jordi Savall, Bela Bartok, Beatles, JS Bach, Yes, Miles Davis, Cesaria Evora, Jethro Tull”, entre autres...
Connue dans les milieux de la musique ancienne et baroque, Michèle Claude est notamment la percussioniste de Jordi Savall, et collabore à des orchestres baroques célèbres tels les Arts Florissants ou les Musiciens du Louvre. Elle a également créé son propre quartet de jazz (les percusionnistes aiment le rythme!) et se produit dans des ensembles de musique contemporaine. Elle compose également des musiques pour la scène, et pour les enfants.
Il y a quelques années, elle créait l’ensemble Aromates, composé de musiciens qui jouent des instruments anciens essentiellement, pour revisiter le patrimoine des musiques andalouses. Les deux précédents disques d’Aromates, “Jardin des Myrtes” et “Rayon de lune”, parus en 2005 et 2007 (chez Alpha), avaient été “Coup de coeur” de la Fnac...
“Partage”, qui reçoit déjà les éloges de la presse musicale classique, nous a enthousiasmé. Les thèmes de l’album sont des compositions andalouses médiévales classiques, poèmes chantés appelés “mouwashahat” (“mouwashah” au singulier), qui sont joués depuis des siècles par les musiciens arabes, et qui continuent à faire l’objet d’albums de la part d’artistes, depuis l’Algérie jusqu’en Irak... Ainsi, vous reconnaîtrez peut-être le thème “Ay youhassaqi ilayka moushtaka”, rebaptisé “Alcool”, ou le mouwashah “Ya shadil Alhan”, renommé “Ivresse”. Tous ces airs étaient “savants” à l’origine, musique classique de l’époque, et sont devenus populaires de la même façon qu’aujourd’hui à peu près tout le monde en Europe reconnaît “Les quatre saisons” de Vivaldi parce qu’elles sont toujours jouées, bien que datant de plusieurs siècles...
Nulle voix ici, c’est une version instrumentale de ces thèmes que proposent les musiciens d’Aromates, jouant sur des instruments tels que le colascione (petit luth à long manche, joué en Italie du Sud aux XVI° et XVII° siècles); le psaltérion (cithare apparue au XII° siècle, que l’on jouait verticalement, en la tenant sur soi comme une guitare, et qui servait à accompagner les psaumes - d’où son nom); ou encore l’épinette (variété du clavecin, instrument apparu au XIV° siècle et qui est un développement de la cithare); et autres viole à archet ou organetto...
Dès le titre d’ouverture, la proximité culturelle entre l’Europe médiévale du Sud, sous domination arabe à l’époque, et l’Orient, s’entend à l’oreille: ces rythmes et mélodies, sont-ils médiévaux ou orientaux? Et quelques facétieux violons égyptiens (instrument introduit dans les orchestres en Egypte au XIX°!) viennent rythmer insolemment, comme dans une comédie musicale cairote des années 40, ces rythmes lents qui pourraient être ceux de pélerins chrétiens marchant sur les chemins de Compostelle, haut-lieu de pélerinage chrétien qui était alors en pleine Espagne musulmane...
Toutes les compositions introduisent ainsi des clins d’oeil à des musiques qui ont un lien de parenté avec ces thèmes andalous: ainsi la “Chaconne pour une gazelle” accueille un mélancolique violon tsigane, or les tsiganes d’Europe de l’Est sont les petits-enfants des gitans du Rajasthan, qui émigrèrent en Europe en passant par le Nord ou le Sud de la Méditerranée, jusqu’en Espagne.
Le dvd a l’immense avantage de nous montrer ce que l’on ne peut voir en concert: des gros plans sur les jeux de mains des musiciens. L’extraordinaire vélocité des mains de Michèle Claude sur ses diverses percussions, leur manière de voler comme si elles étaient de légères plumes d’oiseau vibrant sous le vent, cela il faut être dans les tout premiers rangs d’une salle de concert pour le voir...
De très beaux solos de flûte également, sous les doigts d’Isabelle Duval, et de violon, avec Jean-Baptiste Frugier, qui chacun se laisse parfois aller à des improvisations un peu jazzy tout à fait bienvenues (dans “Tes yeux noirs” par exemple).
Au total les musiciens apportent, avec leurs innovations, une touche de piment, ou d’”aromates”, tout à fait dans l’esprit de la musique andalouse classique qui laissait une large place à l’improvisation, c’est-à-dire à la sensibilité de chaque interprète. Un album qui rafraîchit et rajeunit un corpus musical qui appartient, nous dit ainsi Michèle Claude, autant à l’Orient, qui le cultive depuis des siècles, qu’à l’Europe, où il est né, et qui l’avait longtemps oublié...
Ecouter des moments du concert à l’IMA: www.youtube.com/watch
www.myspace.com/aromates


MUZZIKA! Décembre 2011 | Nadia Khouri-Dagher, MICHÈLE CLAUDE, ANOUSHKA SHANKAR, BOBAN MARKOVIC, GIAN MARIA TESTA, PHILIPPE EL HAGE, MED FUSIONANOUSHKA SHANKAR, “Traveller”, Deutsche Gramophon
Nous restons tout à fait dans cet état d’esprit, de casser les frontières entre des musiques parentes à l’origine mais que la géopolitique de plusieurs siècles ont séparées, avec le dernier album d’Anoushka Shankar. Fille du maître Ravi Shankar, auprès de qui elle s’est formée dès l’âge de 9 ans, Anoushka aime depuis quelques années mêler la musique indienne classique qu’elle a apprise rigoureusement auprès de son père et dans les traités de musique indienne, à d’autres musiques. En 2007 elle créait son propre groupe, “The Anoushka Shankar Project”, et accompagnait sur scène des artistes comme Peter Gabriel, Elton John, Nina Simone ou Sting. Dans le dvd consacré à Ravi Shankar et publié par le label Accords Croisés, que nous vous avions présenté en décembre 2010, Anoushka nous explique bien sa démarche ( www.babelmed.net/index.fr ) .
C’est en Espagne que l’artiste a voulu se rendre cette fois-ci, pour faire dialoguer ragas indiens et flamenco. Une rencontre qui sonne plutôt comme des retrouvailles: car le flamenco est enfant de l’Inde. On le sait, les gitans d’Espagne, comme les tsiganes d’Europe de l’Est, sont issus des migrations de peuples nomades du nord de l’Inde - du Pendjanb et du Rajasthan - migrations que l’on situe vers 800-900 de notre ère: probablement d’anciens “Intouchables”, restés marginaux dans les sociétés où ils migrèrent...
Cette filiation est évidente quand l’on observe les danses tsiganes féminines du Rajasthan et les danses flamenco: mêmes mouvements des bras, mêmes ondulations circulaires du corps. Et la musique indienne, qui a enfanté la musique arabe au passage, est grand’mère du flamenco, qui puise aussi ses sources dans la musique arabe...
Mais laissons Anoushka raconter cette étrange familiarité des musiques, se confiant au magazine Mondomix: “Un jour, j’étais en studio avec Javier Limon (producteur de ce disque comme des meilleurs artistes de flamenco, ndlr) et des musiciens gitans de flamenco, et j’ai joué quelque chose pour leur montrer une idée indienne - j’étais souvent la seule musicienne indienne présente. Ils se sont montrés étonnés et ont dit: “Mais ce que tu joues, c’est du flamenco!”. Je leur ai répondu: “Non, c’est un raga indien”. Mais eux insistaient: “Ce que tu viens de faire, on ne le trouve que dans le flamenco!”...
Une chose est sûre: les accents indiens du sitar d’Anoushka se marient parfaitement aux cordes des guitares flamencas, le “cante jondo”, ce chant profond gitan, est tout à fait à l’aise accompagné de ce seul instrument asiatique, et les frappes de main - las palmas - accompagnent parfaitement les rythmes et les mélodies de ragas, dont on ne sait s’ils sont indiens, arabes, ou espagnols...
Un voyage au plus profond des sources du flamenco...
www.youtube.com/watch
www.anoushkashankar.com


MUZZIKA! Décembre 2011 | Nadia Khouri-Dagher, MICHÈLE CLAUDE, ANOUSHKA SHANKAR, BOBAN MARKOVIC, GIAN MARIA TESTA, PHILIPPE EL HAGE, MED FUSIONBOBAN MARKOVIC, FANFARE CIOCARLIA, MERCAN DEDE & MORE, “Brass Noir - On the Trans-Balkan Highway”, Piranha/L’Autre Distribution

Les fanfares balkaniques sont à la mode depuis quelques années, mais “Brass noir” est un projet à part. Mené par le charismatique Boban Markovic, voilà un disque plein d’inventivité, où ce qui est à l’écoute, ce ne sont pas des airs traditionnels de villages - que l’on aime bien par ailleurs pour la bonne humeur qu’ils mettent dans les fêtes et festivals - mais des compositions propres de ce multi-instrumentiste né dans l’ex-Yougoslavie, et des musiciens qu’il a conviés.
Alors que l’on associe les musiques balkaniques aux cuivres qui font danser et aux musiques joyeuses, “Brass Noir” se présente plutôt comme un album de blues balkanique, aux accents souvent poignants. La charpente du disque est l’autoroute qui traverse toute la région, de l’ex-Yougoslavie à la Turquie: initiée dans les années 50 par le général Tito, l’”Autoput” est empruntée chaque année par les émigrés turcs, yougoslaves et autres, de retour d’Allemagne ou d’Autriche, et par les chauffeurs de camions qui font cette route de l’Orient qui mène à Istanbul et, au-delà, à l’Inde et à l’Asie... On croise donc dans le disque toutes les musiques de tous les peuples qui bordent ou empruntent cette “Autoput”, et qui, on le sait, ont énormément emprunté les unes aux autres.
L’album s’ouvre par un saxo doux et très jazzy, superbe rêverie musicale que nous offre Boris Kovac, où l’instrument ondule et se fond parfois dans le silence. D’autres titres plus joyeux font intervenir la fanfare Ciocarlia, découverte par la Française Florence Ayrault dans le village de Seze Prajini (“10 champs”) dans l’Est de la Roumanie, et que nous avons eu l’occasion d’entendre lors de la Fira Mediterrania de Manresa, en novembre 2011. “Tango apocalypso”, comme son nom l’indique, est une composition très jazz, sur un rythme de tango, cependant que “Sat”, avec le Boris Marcovic Orkestar, nous offre des solos de trompette très blues... “Moj Dilbere...”, avec Mercan Dede, nous entraîne dans l’univers électro, très onirique, de l’un des rois de la scène undergrounde d’Istanbul. “Our ancestors” fait sonner les clarinettes comme de mélancoliques doudouks d’Arménie... “Lume lume” fait chanter, sous la houlette de la fanfare Ciocarlia, un choeur d’hommes et de femmes sur un rythme de marche lente, où l’on entend la peine et la nostalgie...
Nous avons été touchés par le climat mélancolique qui se dégage de cet album, la variété des ambiances musicales et des langages. Les fanfares ici mettent la pédale douce et nous parlent du quotidien de ces peuples qui n’est pas toujours gai, plus que de leurs seuls jours de fête, auxquels leurs musiques sont trop souvent associées...
www.piranha.de - www.metisse-music.com www.boriskovac.net - www.fanfare-ciocarlia.com


MUZZIKA! Décembre 2011 | Nadia Khouri-Dagher, MICHÈLE CLAUDE, ANOUSHKA SHANKAR, BOBAN MARKOVIC, GIAN MARIA TESTA, PHILIPPE EL HAGE, MED FUSIONGIAN MARIA TESTA, “Vitamia”, Le Chant du Monde/Harmonia Mundi
Avec son 9° album, Gian Maria Testa nous offre un florilège de chansons douces, tendres balades qu’il décline sur sa guitare, parfois accompagnées d’un joli et mélodique piano, et qui réchauffent le coeur. Nous aimons beaucoup la voix basse de ce chanteur italien et cette manière de chanter, l’air de rien, comme s’il venait de composer paroles et musique à l’instant, sans se prendre trop au sérieux, selon une tradition entamée par Paolo Conte...: comme s’il était assis sur le sofa de votre living, et chantait pour vous, ou pour vos amis: pas star pour un sou, en somme...
Gian Maria Testa est né, et vit toujours, dans le Piémont, cette région autour de Turin qui est frontalière avec les Alpes de Haute-Provence en France. Il se souvient que dans sa famille, une famille de paysans, “tout le monde chantait”, comme il arrive souvent en Italie... Il apprend la guitare en autodidacte et commence à composer ses premières chansons. Mais ça ne le fait pas encore vivre: pour gagner sa vie, Gian Maria Testa occupera le poste de ... chef de gare, dans la petite ville piémontaise de Cuneo.
En 1995 le miracle arrive: rencontre avec Françoise Courtois Higelin (qui fut compagne d’Higelin), qui produit son premier disque, “Montgolfière”, en France. C’est le début du succès, d’une série d’albums et de tournées, en France, Italie, Canada, USA,... En 2003, son album “Altre latitudine”, qui évoque le thème des migrations modernes, choisies ou contraintes, se vend à 45.000 exemplaires...
“Vitamia” se veut le “bilan d’une vie”, à l’âge de la maturité: Gian Maria Testa a dépassé la cinquantaine aujourd’hui... Le premier titre, “Nuovo”, délicieuse balade, est dédié à son fils Nicola, qui avait 6 ans quand son papa a composé cette chanson. “Dimestichezze d’amor”, sur un rythme de milonga, évoque un amour qui dure depuis quelques années et qui est toujours intense. “Lele” est parlé - chuchoté même - presque autant que chanté, ce qui est l’un des traits de l’artiste, et qui ajoute à la douceur.
De la chanson intimiste comme on l’aime en Europe, avec juste le côté jazzy qu’il faut.
Ecouter “Nuovo” : www.youtube.com/watch
www.gianmariatesta.com


MUZZIKA! Décembre 2011 | Nadia Khouri-Dagher, MICHÈLE CLAUDE, ANOUSHKA SHANKAR, BOBAN MARKOVIC, GIAN MARIA TESTA, PHILIPPE EL HAGE, MED FUSIONPHILIPPE EL HAGE, “Flying with elephants”, Altrisuoni (Suisse)
Philippe El Hage est l’organisateur du tout nouveau Beirut Jazz Festival, qui se tient dans le quartier des anciens souks de Beyrouth, et accueillait pour sa dernière édition, en octobre 2011, Chucho Valdès, Marcus Miller, Rabih Abou Khalil... et le Philippe El Hage Quintet!
Né à Byblos en 1979, c’est d’abord au Liban que Philippe El Hage étudie le piano classique, avant de venir poursuivre sa formation en France: il sort Premier prix de piano du CNR - Conservatoire national régional - de Rueil-Malmaison, et en 2005 est nominé au Prix des Jeunes Talents organisé par la Ville de Paris. Son premier album, “Byblos”, sort en France en 2007, et son deuxième, “Sunday afternoon”, au Liban en 2008.
“Flying with elephants”, comme ses précédents albums, offre des pièces de sa composition: du jazz, accompagné ici d’une voix féminine - Houry Dora Apartian-Friedli - qui, comme la voix féminine qui accompagne le pianiste arménien Tigran, ne chante pas des mots mais nous offre une partition instrumentale avec sa voix. Comme si, pour ces deux jeunes pianistes issus du Moyen-Orient, où la voix est au centre de toutes les musiques, le jazz ne pouvait pas se concevoir sans la voix, mais une voix réduite à son essentiel - sa musicalité - sans l’encombrement des paroles.
Une belle énergie se dégage de cet album, qui pèche encore ici et là par quelques facilités, mais nous n’avons rien contre les musiques de piano légères et plaisantes. Si vous aimez les musiques qui accompagnent agréablement une soirée, avec juste un zeste d’Orient, ce disque est pour vous.
L’écouter pendant le Beirut Jazz Festival de 2011: www.youtube.com/watch
www.myspace.com/elhagephilippe - www.elhagephilippe.com - www.altrisuoni.com - www.beirutsouks.com.lb


MUZZIKA! Décembre 2011 | Nadia Khouri-Dagher, MICHÈLE CLAUDE, ANOUSHKA SHANKAR, BOBAN MARKOVIC, GIAN MARIA TESTA, PHILIPPE EL HAGE, MED FUSIONMED FUSION, “Parfum de jasmin”, Milan/Universal
Med Fusion est un nouveau groupe tunisien, composé d’une bande de huit jeunes musiciens diplômés de l’Institut de musique de Sfax. “Parfum de jasmin”, leur premier album, reprend des standards de la musique arabe, comme le célébrissime “Bint el Chalabeya”, que chantait Fairouz dans les années 60 et dont presque tout le monde connaît les paroles par coeur, en Tunisie comme dans d’autre pays arabes, comme beaucoup de chansons qui furent des tubes autrefois et restent toujours chantées. Ils reprennent aussi des traditionnels tunisiens, comme “Hobbak kam meyarou” (Ton amour, combien vaut-il?) ou “Ya bent bladi” (Ô fille de mon pays).
Nombre de titres sont de la bonne variété, qui fera la joie des plateaux télévisés et des radios dans la région. Pourtant, lorsque Med Fusion délaisse la chanson traditionnelle pour proposer leurs propres compostions instrumentales, comme dans “Tune’s fusion”, ils sont bien plus intéressants. Entre jouer de la musique pour plaire au plus grand nombre et jouer de la musique de qualité, nos jeunes musiciens, qui ont la possibilité d’opter pour le deuxième choix, devront choisir.
Ecouter “Hobbak kam me3yarou” : www.youtube.com/watch
“Bint el Chalabiya” par Fairouz : www.youtube.com/watch
par Daarghita : www.youtube.com/watch
www.med-fusion.net - www.myspace.com/medfusion


Nadia Khouri-Dagher
(09/12/2011)