MUZZIKA ! Avril 2017 | Toufic Farroukh, Mehmet Polat, Amine et Hamza, Cheikh Sidi Bémol, Bab El West, Matthieu Chédid, Henri Tournier, Django Reinhardt
MUZZIKA ! Avril 2017 Imprimer
Nadia Khouri-Dagher   

Une floraison exceptionnelle de disques aussi formidables les uns que les autres : est-ce l’effet du Printemps, qui fait ainsi éclore les projets ? Le saxophoniste libanais Toufic Farroukh s’affirme comme un maître de jazz, jazz voyageur par son ADN levantin. Les frères tunisiens Amine et Hamza recueillent l’admiration de rien de moins qu’Anouar Brahem, c’est tout dire! Le Turc Mehmet Polat cultive un bien joli jardin musical, avec notamment une blonde et flamande joueuse de kora, ce qui n’est pas banal. L’Algérien Cheikh Sidi Bémol nous offre des contes et légendes berbères antiques, pour rappeler l’héritage méditerranéen commun des deux rives. Bab El West marie dans un premier album la joie de faire la fête des Marocains et des Bretons. Matthieu Chédid est tombé amoureux du Mali et de ses belles énergies, et nous de son dernier album conçu là-bas. Le flûtiste Henri Tournier est parti en Mongolie faire chanter les voix étranges de là-bas. Enfin, le Rosenberg Trio ressuscite toute la fougue et la liberté de Django Reinhardt dans la B.O. du film éponyme qui vient de sortir. Musique !

 


 

Le coup de coeur de babelmed

MUZZIKA ! Avril 2017 | Toufic Farroukh, Mehmet Polat, Amine et Hamza, Cheikh Sidi Bémol, Bab El West, Matthieu Chédid, Henri Tournier, Django ReinhardtTOUFIC FARROUKH, Villes invisibles, L’Autre distribution

A Babelmed, nous avons toujours aimé Toufic Farroukh, jazzman libanais de génie (il est saxophoniste), modeste comme les vrais génies, et par conséquent qui n’est pas encore aussi connu du grand public qu’il le mériterait…

Nous avons été totalement conquise par ce dernier album, où l’inspiration de l’artiste et son inventivité sont à leur comble. D’une habanera bien balancée (« Villes invisibles ») à une bossa nova où s’invite une douce voix féminine brésilienne (celle de Naïma Yazbek, chanteuse et danseuse brésilo-libanaise aujourd’hui installée à Beyrouth) en passant par une composition aux accents celtiques (« Angela ») et une valse-musette bien parisienne (« Lady Moon »), l’immense artiste nous dit, mieux qu’avec des mots, à quel point l’âme libanaise est à la fois terre de rencontres et avide de croisements, de découvertes, et d’ouvertures : nous n’y pouvons rien, c’est dans l’ADN levantin, d’après l’histoire, et la géographie ! Le meilleur du jazz n’est plus uniquement américain ou européen. Et le Liban, minuscule pays, mais musicalement toujours à l’avant-garde dans la région, produit désormais parmi les meilleurs jazzmen du monde : à bon entendeur, salut !

//"Rio de Cairo" from "Villes Invisibles" Album by Toufic Farroukh "Rio de Cairo" from "Villes Invisibles" Album by Toufic Farroukh

www.touficfarroukh.com

 


 

MUZZIKA ! Avril 2017 | Toufic Farroukh, Mehmet Polat, Amine et Hamza, Cheikh Sidi Bémol, Bab El West, Matthieu Chédid, Henri Tournier, Django ReinhardtAMINE & HAMZA, The Band Beyond Borders, Fertile Paradoxes, ARC Music (Grande-Bretagne)

Nous avons été enthousiasmée, en juin 2011, lorsque nous avons découvert les frères Amine et Hamza (http://www.babelmed.net/muzzika/6725-muzzika-juin-2011.html ). Le premier au ‘oud, le second au qanoun (cithare), les frères Amine et Hamza Mraïhi nous étaient alors apparus comme la relève tant attendue du grand ‘oudiste Anouar Brahem, Tunisiens tous trois…

Les voici dans un album délibérément cosmopolite - d’où le titre de leur groupe pour cet album : « The Band Beyond Borders »…. Ils invitent ici une petite dizaine d’amis musiciens, de tous pays, aux côtés d’un orchestre de chambre, classique, composé de 7 membres. L’album s’ouvre avec l’Inde et le chant de Kaushiki Chakraborty, et aussitôt le ‘oud et le qanoun des deux frères prennent des tons résolument indiens… Plus loin, le violon de Baiju Bhatt sonne presque irlandais, l’accordéon de Vincent Peirani se fait tout mélancolique, le hautbois de Clothilde Ramond sonne comme un doudouk arménien, et le violoncelle de Vincent Ségal lance une plainte triste…

« Fertiles Paradoxes » est ce que nous sommes, un mélange de paysages suisses à couper le souffle, de douce mélancolie polonaise, et de frénésie urbaine tunisienne », s’expliquent les deux frères dans le livret. Et dans ce même livret l’immense Anouar Brahem apporte son parrainage, et son admiration : « un succès magnifique ! » écrit-il ! Et nous en dirons au moins autant ! Oui, un album absolument magnifique, et un groupe à découvrir d’urgence, si vous ne les connaissez pas encore !

//Love Is An Eternal journey Amine and Hamza The band Beyond Borders Love Is An Eternal journey Amine and Hamza The band Beyond Borders

http://aminehamza.com - www.arcmusic.co.uk

 


 

MUZZIKA ! Avril 2017 | Toufic Farroukh, Mehmet Polat, Amine et Hamza, Cheikh Sidi Bémol, Bab El West, Matthieu Chédid, Henri Tournier, Django ReinhardtMEHMET POLAT, Ask your heart, Homerecords (Belgique)

Nous avons découvert Mehmet Polat en novembre 2014, à l’occasion de son premier album, « Next Spring », où déjà l’artiste faisait dialoguer son ‘oud avec la kora africaine et la flûte ney, turque comme lui-même ( http://www.babelmed.net/muzzika/13691-muzzika-novembre-2014-.html ).

Il poursuit ici ce dialogue, à la différence qu’ici la kora est jouée par une femme, ce qui traditionnellement était interdit en Afrique (où seuls les griots étaient autorisés à toucher cet instrument, supposé magique comme nombre d’instruments), et qui plus est : une blonde européenne, la musicienne hollandaise Dymphi Peeters ! Pour le ney, c’est un compatriote, Sinan Arat, qui officie…

« Je compare parfois l’enregistrement d’un album à la création d’un jardin. Mes compositions sont comme des graines, qu’il faut planter dans le bon jardin à la bonne saison. Après avoir planté, je dois leur donner de l’eau et les aider à grandir. De nombreuses idées musicales que je cultivais depuis des années ont pris forme dans cet album. Et de la même façon que les jardins ont besoin d’espace pour respirer et s’épanouir, mes compositions impliquent toujours beaucoup d’espace pour improviser (…). La musique est pour moi une connection de coeur à coeur… » : dans le livret, l’artiste nous livre un peu de sa philosophie musicale.

L’album est empreint de douceur et d’harmonie, qui se reflète dans les titres : « Histoires intouchées », « En murmurant aux vagues », « Sérénité », « Prière du soir »… Les thèmes musicaux et les chants, enracinés en Turquie comme l’artiste qui est né là-bas et vit désormais aux Pays-Bas, voyagent, des Balkans à la Perse, en passant par toutes les contrées imaginaires nées dans l’âme et l’esprit de nos trois troubadours… Un album à la fois délicat et intense, tel une fleur de coquelicot, fleur sauvage qui a besoin d’espace et de liberté…

//Mehmet Polat Trio - Live in Bimhuis​ (New)Mehmet Polat Trio - Live in Bimhuis​ (New)

www.mehmetpolat.net - www.homerecords.be

 


 

MUZZIKA ! Avril 2017 | Toufic Farroukh, Mehmet Polat, Amine et Hamza, Cheikh Sidi Bémol, Bab El West, Matthieu Chédid, Henri Tournier, Django ReinhardtCHEIKH SIDI BÉMOL, L’Odyssée de Fulay, Chants berbères antiques, CSB Productions

L’artiste algérien Hocine Boukella, qui a pris le nom de scène humoristique de Cheikh Sidi Bémol, parce qu’un artiste ne doit jamais se prendre au sérieux, nous livre ici une oeuvre singulière, et qui fera date. S’inspirant librement de contes, mythes et légendes de la Méditerranée, et d’Algérie en particulier, il a conçu un spectacle musical dans lequel, sur scène, accompagné de sa guitare et de deux autres amis musiciens (Damien et Max Fléau, le premier au piano, xylophone et flûtes, le second à la clarinette et aux percussions, et les deux aux choeurs), il nous conte en français, et nous chante en berbère, ces mythes et légendes, des temps lointains où l’Algérie était païenne, ni musulmane ni chrétienne.

Après une introduction musicale avec une douce guitare, l’album s’ouvre par un chant « primitif », de ces chants collectifs qui rythment les travaux des champs aussi bien que les rites religieux au Maghreb, sur un rythme binaire simple, le même sur lequel on pourrait se balancer des heures pendant les cérémonies de zikr, ou sur lequel on peut faucher du blé, ce qui prouve à quel point les rythmes d’un pays sont enracinés dans sa terre même : la Kabylie est pays rural avant tout…

Ailleurs, de douces chansons en kabyle, auxquelles nous ne comprenons pas un seul mot, nous charment immédiatement, douces mélodies qui évoquent un monde d’harmonie et de paix, comme les paysages fécondés par l’homme en offrent… Et nous pensons immédiatement à Idir, premier chanteur kabyle à avoir fait connaître la langue et les musiques berbères au public mondial, avec sa chanson « A vava Inouva », qui fut un « hit » dans les années 70…

Ailleurs encore, Hocine Boukella chante simplement à voix nue, dans des chants qui pareillement nous touchent, alors que leur sens nous échappe : le signe indéniable que le charme de la musique opère bel et bien, et que nous sommes face à un grand artiste…

Si toutefois l’on veut comprendre les paroles de ces chants, le livret nous les livre, en berbère et traduits en français. Ainsi, dans « La fête des fleurs », célébration du printemps :

            Sortons par les champs

            Allons boire la rosée

            Et nous ébrouer

            Tout nus dans la prairie humide ! (…)

            Cueillons les fleurs de nos bien-aimées

            Elles deviendront bijoux !

            Levez-vous ô femmes !

            Mettez vos rubans chatoyants !
            Dansons et chantons

            Au rythme des tambours !

Les paroles de ces odes, inspirées par des textes anciens et par la tradition orale chantée, nous parlent bien d’un temps heureux, autrefois, quand sur les deux rives de la Méditerranée on chantait le bonheur de vivre avec les mêmes mots et les mêmes enthousiasmes… Depuis, bien des choses ont changé : au Nord, on ne chante plus le bonheur de vivre car la majorité n’en a plus le temps ni l’humeur, avec des rythmes de vie urbains modernes « de dingues » ; au Sud, on ne chante plus la nudité des femmes les fleurs et les prairies, car la majorité sont aujourd’hui voilées…

//Cheikh Sidi Bemol : L'Odyssée de Fulay (Chants Berbères Antiques) Cheikh Sidi Bemol : L'Odyssée de Fulay (Chants Berbères Antiques)

www.sidibemol.com

 


 

MUZZIKA ! Avril 2017 | Toufic Farroukh, Mehmet Polat, Amine et Hamza, Cheikh Sidi Bémol, Bab El West, Matthieu Chédid, Henri Tournier, Django ReinhardtBAB EL WEST, Douar, Inouies Distribution

Voilà une bien jolie découverte, et un premier album tout à fait réussi ! babelmed.net ne pouvait rester insensible à un groupe qui se nomme Bab El West (La Porte de l’Ouest en arabe), justement nommé ainsi car ce groupe est la rencontre de l’auteur-compositeur-interprète et guitariste marocain Habib Farroukh avec les Bretons Marc Dupont (batterie) et Clément Vallin (basse).

Et leur histoire ressemble à un conte de fées, d’un groupe qui commence à jouer dans les cafés et les squats à Paris, et qui, vu l’accueil enthousiaste du public - on les comprend à l’écoute du disque ! - poursuivent en festivals et en tournées, jusqu’à ce premier album, formidable !

On comprend donc pourquoi le public leur a fait un accueil d’enfer : ce groupe de jeunes artistes distille de la JOIE, de la bonne humeur, et cela dès le premier titre de l’album - et cela continue tout du long : si l’on ressent cela rien qu’à l’écoute, on imagine ce que cela peut donner - déménager ! - en concert !!!

Habib Farroukh chante ici en marocain, sur une musique que le groupe définit « entre folk marocain, soul et musique afro ». Et comme la plupart des groupes de musiques (du monde) aujourd’hui, cette définition n’est qu’incertaine, car certains morceaux sonnent carrément rock avec des riffs de guitare d’enfer, et d’autres gnawa. Nos compères ont d’ailleurs invité à jouer avec eux tout un tas d’artistes amis, qui apportent chacun leur touche, de la musique classique à la Côte d’Ivoire…

Habib Farroukh a en tout cas une pêche d’enfer, communicative, et nous applaudissons des deux mains en souhaitant la bienvenue à Bab El West dans le club des excellents groupes de musiques inspirés par le Maghreb. Au fait, ils nous rappellent quelque chose de rigolo : le mot « douar », qui signifie village ou terre en arabe et en berbère, signifie la même chose… en breton ! Comme quoi, le dialogue des cultures … :))))

Ils sont en pleine tournée de lancement de leur disque, dans plein de villes de France : toutes les dates sur leur site !

//Bab El West - Derb El BirBab El West - Derb El Bir

www.babelwest.com

 


 

MUZZIKA ! Avril 2017 | Toufic Farroukh, Mehmet Polat, Amine et Hamza, Cheikh Sidi Bémol, Bab El West, Matthieu Chédid, Henri Tournier, Django Reinhardt« M », TOUMANI ET SIDIKI DIABATÉ, AVEC FATOUMATA DIAWARA, Lamomali, 3ème bureau/Wagram Music

Matthieu Chédid est tombé amoureux du Mali, de ses musiques, de ce mélange unique de sérénité et de folle énergie, selon que l’on se promène le jour sur les bords du majestueux fleuve Niger, ou que l’on danse joyeusement la nuit dans les « Bals de Bamako », titre (au singulier) de l’une des compositions de ce formidable album.

S’il associe sur la pochette du disque les noms de l’immense joueur de kora Toumani Diabaté, de son fils Sidiki, et de la chanteuse Fatoumata Diawara, tous trois enfants du pays, c’est une véritable brochette d’amis musiciens et artistes, de tous pays, que M invite ici, pour célébrer la joie de l’Afrique : Youssou N’dour, Seu Jorge, Ibrahim Maalouf, Oxmo Puccino, Amadou et Mariam, pour ne citer qu’eux. Et même le contre-ténor français Philippe Jarrousski, qui nous offre sa voix, en magnifiques vocalises, sur l’un de nos titres préférés de ce disque : « Le Bonheur » (dont les paroles, en bambara, ne sont rien d’autre qu’une prière, qui inclut le célèbre « La ila ila Allah » - Il n’y a de dieu que Dieu - de la profession de foi musulmane, religion du pays).

Au Mali on est musicien de père en fils, mais Matthieu est poète par sa grand-mère Andrée Chédid, Libano-égyptienne installée en France dans les années 40, et par son père (et fils de cette dernière), Louis Chedid : oui M est bien un « griot », comme ne cesse de le lui répéter Toumani Diabaté, et comme les griots africains, c’est un don qui se transmet de génération en génération dans la même famille…

Nous sommes nous-même une amoureuse inconditionnelle du Mali et de ses musiques, et nous avons adoré ce disque, d’une inventivité et d’un bouillonnement extraordinaires. Si ce disque devait être un vêtement, oui ce serait à coup sûr l’un de ces pagnes africains aux couleurs éclatantes, joyeux et chamarrés. D’ailleurs sur les clips du disque et sur scène, Matthieu porte des vestes confectionnées… dans ces tissus mêmes !

//M, Toumani Diabate, Sidiki Diabaté, Fatoumata Diawara - Manitoumani [Clip officiel] M, Toumani Diabate, Sidiki Diabaté, Fatoumata Diawara - Manitoumani [Clip officiel]

https://www.youtube.com/watch?v=sVLGwOcP6lY

https://labo-m.net

 


 

MUZZIKA ! Avril 2017 | Toufic Farroukh, Mehmet Polat, Amine et Hamza, Cheikh Sidi Bémol, Bab El West, Matthieu Chédid, Henri Tournier, Django ReinhardtHENRI TOURNIER & ÉPI (ENKHJARGAL DANDARVAANCHIG), Souffles des Steppes, Accords Croisés

Le flûtiste Henri Tournier, amoureux de l’Asie, est parti cette fois-ci en Mongolie. Il invite ici la vedette mongole Épi (diminutif de son nom très long qui figure plus haut), qui nous livre des exemples de ces techniques vocales époustouflantes des Mongols, peuple nomade, et qui, ne pouvant transporter de lourds instruments au cours de leurs périples, ont transformé leur voix en un instrument aux sons littéralement in-ouïs, c’est-à-dire que l’on n’entend guère dans d’autres traditions culturelles. Parmi ces techniques, les « chants de gorge », appelés savamment « chants diphoniques », ou « khöömi » en langue mongole.

Thierry Gomar aux percussions, cloches et bols tibétains, et Johan Renard au violon, se joignent à ce voyage musical qui nous emmène très loin, là où les espaces sont immenses, et où les sons portent loin…

//Henri Tournier & EPI - Teaser Souffles des steppesHenri Tournier & EPI - Teaser Souffles des steppes

https://www.youtube.com/watch?v=8ktdIcjvYHY

http://www.henritournier.fr

 


 

MUZZIKA ! Avril 2017 | Toufic Farroukh, Mehmet Polat, Amine et Hamza, Cheikh Sidi Bémol, Bab El West, Matthieu Chédid, Henri Tournier, Django ReinhardtDJANGO, Bando originale du film, par le Rosenberg Trio, Impulse

Enfin, signalons la bande originale du film « Django », sur la vie de Django Reinhardt, signée du Rosenberg Trio. « Nuages », « Minor Swing », « Manoir de mes rêves », et tant d’autres compositions de Django Reinhardt (et parfois du duo Django et Stéphane Grapelli) : ces compositions, devenues des classiques aujourd’hui, sont parfaitement réinterprétées - ressuscitées faudrait-il plutôt dire - par le Rosenberg Trio, qui ajoutent aussi à la B.O. du film certaines de leurs propres compositions.

Un bel hommage à celui qui inventa le jazz manouche, style qui reste toujours vivant et constitue désormais l’une des marques de fabrique du jazz français, partout dans le monde ! Sur son petit nuage là-haut, Django doit être bien heureux de voir que sa musique nous rend toujours heureux ! Et bravo au réalisateur Etienne Comar, ainsi qu’ à l’acteur Réda Kateb, qui interprète à merveille l’artiste gitan !

//DJANGO Bande Annonce (2017) Reda Kateb, Django Reinhardt, BiopicDJANGO Bande Annonce (2017) Reda Kateb, Django Reinhardt, Biopic


 


 Nadia Khouri-Dagher

n.khouri@orange.fr