Dossier: pourquoi écrit-on en Français? | Nathalie Galesne
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Nathalie Galesne   
Dossier: pourquoi écrit-on en Français? | Nathalie Galesne Ecrire dans la langue de l’autre, un débat encore ouvert?
Bien que la création maghrébine ait fécondé la littérature française en lui donnant des œuvres immenses dont elle ne saurait se défaire, il semblerait que les questions de langue et d’identité collent toujours à la peau de l’auteur maghrébin. Ne lui rappelle-t-on pas sans cesse ses origines, lui intimant d’un côté comme de l’autre, dans son propre pays ou en France, de s’expliquer sur le choix de son outil d’expression ?
Dossier: pourquoi écrit-on en Français? | Nathalie Galesne Mohamed Dib ou la luminosité d’une langue pleinement assumée
Mohamed de Dib a édifié, pugnace et serein, un ensemble nourri par une création qui mêlait sa propre quête à celle des mots, dépassant ainsi par sa pratique le sempiternel débat sur les affres de l’exil, de la déchirure, et des comptes à rendre sur sa langue d’écriture.
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Portrait d’Albert Memmi
Même génération que celle de Dib, Albert Memmi naît en 1920 à Tunis. Il se fait remarquer à la fin des années 50 en publiant Portrait du colonisé, une pierre lancée dans la mare stagnante d’un colonialisme qui a commencé sa lente dérive et à propos duquel Jean-Paul Sartre, qui préfaça le livre, écrivit «cet ouvrage sobre et clair se range parmi les ‘géométries passionnées’: son objectivité calme, c’est de la souffrance et de la colère dépassées».
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Kateb Yacine, l’écriture et la déchirure
La relation qu’entretient Kateb Yacine avec la langue française est opposée à celle de Dib. C’est une position de fracture, de passage et d’abandon, qui se révèle dans le parcours tourmenté de sa carrière littéraire. Le français est pour lui une langue de transition et d’aliénation dont il a souhaité se défaire totalement au profit de l’arabe parlé et du théâtre populaire.

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