Détournement de langues | Rosalia Bivona
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Rosalia Bivona   
Détournement de langues | Rosalia Bivona   Traduire l’intraduisible
Le cas de Fouad Laraoui est complexe, car à toutes les difficultés dont sont hérissées les frontières de la traduction il faut ajouter ses prouesses diégétiques saupoudrées de son rayonnant génie verbal. L’exemple choisi est La Fin tragique de Philomène Tralala, un roman qui, d’un côté, offre à l’auteur l’opportunité d’épingler les mesquineries qui sévissent dans le milieu éditorial et, de l’autre, offre au traducteur potentiel toute une série de situations intraduisibles.
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La barrière de l’humour et du langage…
Langue rare que celle de Laroui, singulièrement riche, dont l’humour fait partie intégrante… et si l’on voulait traduire La Fin tragique de Philomène Tralala? Pourquoi ce roman plus qu’un autre? Parce que celui-ci tourne autour de la figure de l’écrivain, de son métier et du monde éditorial, épinglant, comme on lit sur la quatrième de couverture «les travers et les ridicules des petits marquis qui sévissent dans les média français»? Oui, mais aussi parce que la question de la traduction se pose d’une façon toute particulière, donnant une vision très exacte, avec une bonne dose d’humour, du multiculturalisme, du vrai, celui qui est capable d’ajuster de façon acrobatique, désinvolte – et intraduisible – les multiples facettes de la francophonie.
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Robert contre Larousse, Collin’s contre Boch…
Dès la première page de La Fin tragique de Philomène Tralala de Fouad Laroui, le traducteur, qui sait d’expérience, de métier, ce que les mots veulent dire et ce qu’ils ne disent pas, doit s’évertuer à trouver des astuces, puisque dans ces romans le déclencheur est toujours un trop plein – ou un trop vide – de langage.
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Bruits et fureurs médiatiques
Si d’un côté la traduction se fonde sur une logique abstraite, de l’autre elle a un impact sur le réel, car au-delà d’une mécanique et d’une langue, elle représente un monde, elle dit comment parlent les personnages, comment ils vivent et agissent. Mais un traducteur, tout en se plaçant au centre de cette parole, peut-il réussir à rendre cet univers? Là se pose l’épineuse question du sens, de l’utilité, du rapport avec les savoirs.

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