Jeannine Burny: Le jour s’en va toujours trop tôt. Sur les pas de Maurice Carême | Jalel El Gharbi
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  Jeannine Burny: Le jour s’en va toujours trop tôt. Sur les pas de Maurice Carême | Jalel El Gharbi 1941. Une jeune fille de 16 ans rencontre le poète Maurice Carême lors d’un concours de diction. Depuis elle est en poésie, devenant, par la suite, la bien-aimée qu’il chante. C’est l’histoire de ce cheminement fait d’amour de la poésie et d’amour que Jeannine Burny donne à lire.
Qu’ils soient à la Maison Blanche à Anderlecht ou dans les sentiers du Payottenland, où Maurice Carême aimait se rendre pour écrire, à Orval, à Bruges, sur les routes et les sentiers de France, ils alimentent l’œuvre en images et meublent la mémoire de souvenirs. Jeannine Burny inspire le poète, relit avec lui ses textes, rectifie tel ou tel vers, retient un poème ou lui demande de le réécrire. Elle collabore de manière effective à la naissance de l’œuvre. Jeannine fait escorte à l’œuvre. Les atouts de cette grande lectrice : une solide culture artistique (musicale et picturale), une attention bienveillante à l’œuvre et une infatigable aptitude au travail. Mais sans doute, par-dessous tout, une aptitude à aimer qui va à l’encontre de l’adversité, de la mort même et qui lui fait choisir pour épigraphe cette irrésistible citation de Gabriel Marcel: «Aimer, c’est dire à l’autre, /Toi, tu ne mourras jamais».
L’intérêt de l’essai qu’elle publie aujourd’hui va au-delà du témoignage; c’est une somme de documents incontournables faisant l’exégèse de l’œuvre. C’est le carnet de route d’une œuvre retraçant l’amour des belles choses: la musique, la peinture, les paysages, les lettres et l’amour. Voici un ouvrage qui déborde de vie, qui portraiture Wolvens, De Boeck ou Delmotte dont on peut admirer les œuvres 14 avenue Nellie Melba à Anderlecht. 400 pages qui donnent à écouter Milhaud et qui font ressurgir les silhouettes de nombreux poètes venus à La Maison Blanche. En Belgique, la critique est unanime pour saluer la publication de l’ouvrage, juste hommage à une figure centrale des lettres belges : Jeannine Burny.




Jalel El Gharbi
(30/04/2007)
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