Dans son n° de février, Le courrier de l’Atlas publie un dossier sur Gaza pour tenter de dépasser l’émotion et donner des clés pour comprendre et réagir. A lire l’analyse de la rédaction et les entretiens de 5 penseurs arabes...
«S’ils acceptent tous d’être décapités, aligne ta tête à côté des leurs, et appelle le bourreau!», dit un proverbe de Gaza (1). Beaucoup de jeunes Gazaouis s’adaptent à l’occupation, pensant qu’elle est un fait auquel on ne peut échapper. Témoignages.
Ahmed ne se sent vraiment bien que lorsqu’il danse la Dabka, la danse palestinienne traditionnelle, qui est à la fois pour lui un foyer de résistance et un moyen de s’évader.
Il est impossible de paraphraser le récit d’Ahmed et de lui rendre justice.Lui-même confesse qu’il ne trouve jamais les mots pour dire comment il se sent, bien que sa voix triste et le regard sombre de ses yeux disent tout.
Sirotant un café tout en tirant une bouffée de cigarette, Ahmed Hamad, 24 ans, rappelle le jour et l’heure exacts auxquels certains de ses proches ont été tués dans des attaques israéliennes.