Deux algues «tueuses» colonisent la Méditerranée | babelmed
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Une colonisation de nature écologique et accidentelle met en péril la mare nostrum «l’algue tueuse» appelée plus poliment la Caulerpa Taxifolia.

Cette algue tropicale était déjà bien connue pour ces capacités destructrices: les toxines qu’elle contient repoussent les poissons, obstrue les rochers qui leur servent de refuge et élimine les autres algues dont ils se nourrissent. Repérée pour la première fois en 1984 alors qu’elle occupait un mètre carré au pied du Musée Océanographique de Monaco, fin 2003, la Caulerlpa Taxifolia s’était répandue sur plus de 17 000 hectares et 300 kilomètres de cotes de 6 pays méditerranéens.

L’origine de son arrivée dans le pourtour méditerranéen est très controversée et tient autant de l’enquête policière que de la science. Selon l’AFP, elle aurait été transportée d’Australie dans les années 60 par des particuliers et donnée à l’Aquarium de Stuttgart. L’aquarium de Nancy aurait bénéficié d’une souche de l’algue tropicale qu’elle aurait à son tour donnée au Musée océanographique de Monaco.

La «contamination» pourrait être partie d’une opération de nettoyage dans l’établissement monégasque…

L’enquête sur la contamination provoquée par la Caulerpa Taxifolia n’est pas encore close mais déjà, le laboratoire d’environnement marin littoral (Université de Nice-Sophia Antipolis) en France a repéré une autre «tueuse», la «Caulerpa racemosa», une nouvelle algue verte qui se propage encore plus vite que sa cruelle cousine.

Toujours selon l’AFP, «les invasions d’espèces végétales et animales non endémiques à un milieu naturel, accidentelles ou volontaires, sont considérées comme une des principales causes d’appauvrissement de la biodiversité.»

Les deux algues tueuses sont classées par l’Union Mondiale pour la Nature parmi les 100 espèces envahissantes les plus nocives de la planète. Et la colonisation continue...
Catherine Cornet

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