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Emir Kusturica
La vie est un miracle, d’Emir Kusturica (Bosnie), film en compétition.

Présenté en compétition, La Vie est un Miracle marque le retour sur la Croisette d'Emir Kusturica, l'un des rares cinéastes à avoir obtenu deux Palmes d'Or au Festival de Cannes: la première en 1985, la seconde dix ans plus tard. En 1989, le cinéaste serbe avait reçu le Prix de la mise en scène.



Dans La Vie est un Miracle, insolite histoire d'amour sur fond de guerre dans les Balkans, Emir Kusturica, laisse libre cours à son imagination baroque et poétique. Comédie trépidante, fable politique, drame shakespearien, La Vie est un Miracle est une oeuvre dans laquelle tout semble possible.

Pour autant Kusturica se défend d’avoir fait un film politique: "L'arrière-plan politique est très important, cette histoire ne serait pas possible en temps de paix. Depuis dix-neuf ans, tous mes films parlent de la même chose: ce qui m'intéresse, c'est la famille. Dans La Vie est un Miracle, la situation politique détermine la vie de cette famille et celle du héros. Il se trouve que l'action du film se déroule en Bosnie. Mais si elle se passait en Corée ou au Rwanda, j'y serais allé."

Le rêve du personnage central? Construire un chemin de fer touristique! Le titre du film? "Je crois encore aux miracles" a répondu Kusturica lors de sa conférence de presse à Cannes.

Avec Slavko Stimac, Vesna Trivalic, Natasa Solak et Vuk Kostic.


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La porte du soleil (Bab el Shams), de Yousri Nasrallah (Egypte), film hors compétition.

La Palestine, et son demi siècle d'histoire tragique, de souffrance, d'espoir et d'amour. histoires de combattants, de maisons incendiées, de marches épuisantes pour fuir, fuir toujours davantage, scandent cette épopée filmique: celle de l’exode forcé, en 1948, d’un peuple condamné à la misère et à la précarité des camps de réfugiés. Un peuple en attente, au devenir suspendu, «sans domicile fixe», qui verra la violence de l’histoire se réitérer, avec le massacre de Chabra et Chatila et le départ forcé du Liban des combattants palestiniens, en 1982.

L’originalité du film, qui est l’adaptation à l’écran du best seller de l’écrivain libanais Elias Khoury «Les portes du Soleil», c’est de savoir imbriquer dans la grande fresque de l’histoire le destin et le parcours individuel d’hommes et de femmes, leurs rencontres, leurs aspirations, leurs détresses et leurs espoirs, leurs amours, leur mémoires...Comme le roman dont il s’inspire, «Bab el Shams» essaie d’éviter le piège de la rhétorique militante. «J'ai voulu faire un film sur la cause palestinienne qui a profondément marqué ma génération, mais en même temps il traite pour la première fois des Palestiniens en tant qu’individus et non seulement en tant que cause», a expliqué le Yousri Nasrallah à l’AFP.

Le film qui dure quatre heures trente est une production franco-marocaine. Il a été tourné en grande partie en Syrie et dans plusieurs camps palestiniens du Liban. Ses principaux acteurs sont palestiniens, syriens, libanais, égyptiens, tunisiens, tandis que des miliers de figurants ont permis cette reconstruction d’une des plus douloureuses pages de l’histoire.

Avec Rim Turki, Hiam Abbas, Orwa Nyrabia, Bassel Khayat, Hala Omran, Bassem Samra, Béatrice Dalle. Rédaction de Babelmed
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