La presse algérienne devant l’impératif d’allégeance au Président Bouteflika | Yassin Temlali
La presse algérienne devant l’impératif d’allégeance au Président Bouteflika Imprimer
Yassin Temlali   
 
La presse algérienne devant l’impératif d’allégeance au Président Bouteflika | Yassin Temlali
Le directeur M. Benchicou
Le 2 mai, la veille de la journée mondiale de la liberté de la presse, le président Abdelaziz Bouteflika a gracié des dizaines de journalistes «condamnés pour des délits de presse». Cette mesure ne concerne que les journalistes qui ont épuisé toutes les voies de recours judiciaire, de l’appel au pourvoi en cassation. Une vingtaine d’affaires portant sur des délits de presse demeurent ainsi pendantes devant les tribunaux.
La grâce présidentielle n’a pas touché non plus le directeur du quotidien Le Matin, Mohamed Benchicou, incarcéré depuis le 14 juin 2004. Mohamed Benchicou a été condamné à deux ans d’emprisonnement ferme pour «infraction à la législation sur les mouvements des capitaux» et purge actuellement sa peine à la prison civile d’El Harrach. Il avait été arrêté à l'aéroport d'Alger en possession de bons de caisse libellés par le Trésor qui, selon ses avocats, ne peuvent être assimilés à de l’argent liquide dont la non-déclaration en douanes constitue, en effet, une infraction. Il paie, en réalité, le prix de son livre Bouteflika, une imposture algérienne, un pamphlet au vitriol, et de l’opposition virulente de son journal à la candidature d’Abdelaziz Bouteflika à la Présidence de la République, en avril 2004. Les harcèlements contre Le Matin ont coïncidé avec le lancement de la campagne électorale. Le quotidien devait cesser de paraître le 24 juillet 2004, après que la Simpral, une des quatre imprimeries étatiques, a refusé de lui accorder un échéancier pour le paiement de ses dettes.
Le nombre des journalistes qui ont bénéficié de la grâce présidentielle du 2 mai 2006, deux cents selon le quotidien El Watan, est à lui seul significatif du niveau atteint par le harcèlement judiciaire contre la presse privée. Le 3 mai, journée internationale de la liberté de la presse, deux journalistes étaient convoqués devant le juge pour répondre d’accusations de diffamation.
Si, excepté un court épisode de liberté relative (1990-92)(1), la presse privée a toujours subi les menaces de suspension, de saisie et de poursuites judiciaires, ces menaces se sont aggravées davantage après l’élection, en avril 1999, d’Abdelaziz Bouteflika qui n’a pas pardonné à certains journaux leur opposition à son projet de réconciliation nationale (amnistie des islamistes armés) et son alliance avec les islamistes modérés du Mouvement de la société pour la paix.

Vingt journalistes condamnés à des peines d’emprisonnement
Le formidable arsenal de sanctions prévu par le Code de l’information a été renforcé par la loi 01/09, intégrée au Code pénal. Depuis sa promulgation, le 26 juin 2001, l’article 144 bis de ce Code punit «d’un emprisonnement de trois à douze mois et d’une amende de 50000 à 250000 dinars ou de l’une de ces deux peines seulement quiconque offense le Président de la République par une expression outrageante, injurieuse ou diffamatoire». Un deuxième article, le 144 bis 1, précise que «lorsque l’infraction […] est commise par l’intermédiaire d’une publication quotidienne, hebdomadaire, mensuelle ou autre, les poursuites prévues sont engagées contre l’auteur de l’offense, le responsable de la publication et de la rédaction ainsi qu’à l’encontre de la publication elle-même». Un troisième article, enfin, le 146, punit des mêmes peines que les deux précédents «l’outrage, l’injure ou la diffamation commis envers le Parlement ou l’une de ses Chambres, les cours ou les tribunaux ou envers l’armée ou tout autre corps constitué ou autre institution».
Ces dernières années, les poursuites lancées par le parquet et les plaintes portées contre les journaux privés par les corps constitués (armée, police, etc.) se sont multipliées à une allure vertigineuse. Selon un recensement de Reporters sans frontières (RSF), rien qu’entre 2005 et 2006, vingt-deux journalistes ont été condamnés à des peines d’emprisonnement ferme, dont dix-neuf travaillent pour les quotidiens Le Matin, Liberté, El Watan, Le Soir d’Algérie et El Khabar, tous, à des degrés divers, hostiles a la politique d’amnistie des membres de la guérilla islamiste.
Les informations judiciaires ouvertes par le Parquet sont quelquefois précédées d’«enquêtes préliminaires» des services de police. Ces enquêtes consistent en des convocations fréquentes des journalistes et éditeurs aux commissariats. «En dehors de son caractère vexatoire et abusif, [cette] procédure est superflue, car par définition, les éléments constitutifs du délit, l’auteur du délit et la nature de l’infraction sont déjà connus», a fait remarquer Me Abdellah Benarbia lors d’une journée d’étude sur «le Code pénal et le délit de presse», organisée le 3 mai dernier par la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH).

L’appareil judiciaire au service du pouvoir
Le durcissement des sanctions pénales contre les journalistes, relève la Fédération internationale des journalistes (FIJ), va à l’encontre d’une tendance mondiale allant dans le sens de la «dépénalisation des délits de presse» ou, du moins, vers la suppression des peines d’emprisonnement pour les infractions de diffamation. La FIJ demande l'abrogation des trois articles introduits dans le Code pénal en juin 2001, une revendication soutenue par les deux ligues algériennes des droits de l’homme.
Le caractère imprécis des notions d’«outrage», d'«offense» et de «diffamation» autorise la Présidence de la République, les corps constitués (armée, police, etc.) ainsi que le Parquet à assimiler toute critique de la politique du Président ou du fonctionnement des institutions à une infraction passible de poursuites pénales. Le but recherché est de faire baigner les rédactions dans un climat de peur, si propice à l’autocensure.
Ce but semble, en partie, atteint. Beaucoup de journaux privés tendent à devenir aussi «politiquement corrects» que les médias publics qui, suite à un intermède de liberté toute relative qui n’aura duré que deux ans (1990-92), sont devenus un simple instrument de propagande gouvernementale, fermé, voire hostile à l’opposition. La presse privée algérienne se distingue de moins en moins par cette «liberté de ton» qui, en dépit de ses limites, la différenciait de la presse tunisienne ou syrienne, complètement inféodées à l’Etat et à ses appareils répressifs.
Le temps des caricatures insolentes du Président et des chefs de l’armée semble révolu. Même le traitement des informations sur les trafics locaux, dont les municipalités de l’intérieur du pays sont un terrain fertile, devient un véritable casse-tête pour les correspondants des journaux, dont la situation précaire, loin des protections que peut offrir la capitale, n’a plus besoin d’être rappelée. Pour avoir évoqué l’incurie des autorités du département de Djelfa, le correspondant du quotidien El Youm Hafnaoui Ghoul a été condamné pour diffamation et a purgé six mois de prison avant d’être gracié par le Président Bouteflika, le 25 novembre 2005. Encouragées par ce climat général de répression, les municipalités et les administrations locales se saisissent de la moindre occasion pour ester les journaux en justice.

Chantage à la publicité publique
Dès son élection à la Présidence de l'Etat, Abdelaziz Bouteflika a affiché son intention de mettre au pas les médias opposés à son projet de réconciliation nationale. A plusieurs reprises, il a promis de combattre «ces mercenaires de a plume», les journalistes, qui, selon lui, font autant de mal au pays que les terroristes.
Un des autres moyens employés pour obliger les journaux privés à tempérer leur opposition à la politique présidentielle a été le rétablissement, en 2004, du monopole e l’Etat sur la publicité des entreprises et administrations étatiques qui représente 50% du volume publicitaire global, selon RSF. RSF a noté dans son rapport 2005 qu’en en ordonnant aux ministres et aux chefs des entreprises publiques de confier la gestion de leur publicité à l’Agence nationale d’édition et de publicité (ANEP), sous contrôle du gouvernement, les autorités se sont donné les moyens d’étrangler financièrement certains titres. Simultanément, le pouvoir a favorisé la création de quotidiens, à très faible tirage et entièrement à sa botte, qui sont devenus les principaux destinataires de la publicité publique gérée par l’ANEP.»
La majorité écrasante des titres privés étant imprimés par les quatre imprimeries publiques, leur suspension pour non-paiement de leurs créances est un des moyens de pression auxquels recourt le gouvernement, depuis 1990, pour les punir de toute critique véhémente de son action. Il est vrai que beaucoup de journaux, malgré l’aisance financière dans laquelle ils baignaient, ne cessaient d’accumuler les dettes envers les imprimeurs publics. Il n’en est pas moins vrai que les menaces de suspension pour «créances impayées» ont toujours été sélectives. Elles ne sont pas brandies à la face de tous les mauvais payeurs. Les titres favorables au gouvernement sont rarement inquiétés.
Ainsi, sous prétexte de protéger l’honneur des agents de l’Etat et ses institutions, l’appareil judiciaire, l’agence gouvernementale de publicité et les imprimeries étatiques sont devenus des instruments d’étranglement des journaux privés.
Est-ce à dire que ces journaux sont tous au-dessus de tout soupçon et brillent par leur professionnalisme et leur respect de l’éthique professionnelle ? Non. Entre l’idée selon laquelle leur opposition à la «réconciliation nationale» s’explique par le fait qu’«ils appartiennent aux généraux éradicateurs(2)» et le mythe de leur indépendance totale, il y a le juste milieu d’une vérité plus nuancée.

Une indépendance hypothéquée par les errements de la «décennie rouge»
Beaucoup de ces journaux ont contracté, dès l’annulation des législatives de décembre 1991 remportées par le Front islamique du salut (FIS), une alliance idéologique avec les factions de l’armée les plus hostiles à l’islamisme radical. Cette alliance s’est cristallisée, pendant la décennie de guerre civile, autour du refus du retour du FIS, parti interdit, sur la scène politique. Elle s’est renforcée de la vague d’assassinats de journalistes par les groupes islamistes armés qui ont fait, entre 1993 et 1997, pas moins de cent seize victimes. Elle a été à l’origine de dérives qui ont hypothéqué l’indépendance de nombre de publications et les ont transformées en outils de justification de la «politique du tout-sécuritaire»(3).
Certaines publications ont ainsi activement pris part aux règlements de comptes entre les fractions du régime en conflit sur la démarche à suivre envers le mouvement islamiste radical. Cela a été particulièrement le cas lorsqu’elles ont lancé une campagne médiatique contre le général Mohamed Betchine, conseiller du Président Zeroual, que certains clans de l’armée désiraient d’autant plus affaiblir qu’il était le propriétaire d’un groupe de presse à la dévotion de la Présidence. Cette campagne a duré tout l’été 1998. Elle s’est soldée par la démission du Président et l’organisation de présidentielles anticipées qui ont amené au pouvoir Abdelaziz Bouteflika.
Dans le contexte de l’affrontement qui a commencé en 1992 entre l’Etat est les groupes islamistes armés, certains journaux privés ont soutenu non seulement l’annulation des législatives de décembre 1991 mais aussi l’action répressive, souvent illégale, des services de sécurité, et ce, sans la moindre distance critique. L’armée y était qualifiée d’ultime «rempart contre l’Etat théocratique». Sa «fermeté» supposée dans la lutte contre l’islamisme était saluée et opposée à la lâcheté dont aurait fait preuve d’autres institutions, comme la Présidence, qui s’est montrée par moments encline à ouvrir des pourparlers avec le FIS, dans l’espoir qu’il usera de son influence pour convaincre la guérilla intégriste de déposer les armes.
Peu de journaux ont évoqué, avant 1998(4), les drames de la lutte anti-terroriste. Pas plus que les milliers d’enlèvements opérés par les services de sécurité, la détention administrative sans jugement de milliers de sympathisants islamistes n’a été condamnée comme une injustice d’autant plus grave qu’elle allait alimenter les maquis islamistes en nouveaux candidats au martyr. Aussi bien les militants des droits de l’homme que les partis opposés à la politique du tout-sécuritaire, étaient dénoncés comme des «agents pro-islamistes». Les attaques contre eux n’étaient pas toujours de simples critiques virulentes. Souvent, elles prenaient la forme de réquisitoires injurieux et diffamatoires. Le «droit de réponse», garanti par le Code de l’information, ne leur était pas toujours accordé. Il va sans dire que ces attaques étaient encouragées, sinon commandées par le régime, en butte aux campagnes des organisations des droits de l’homme exigeant que la lumière soit faite sur la tragédie de la guerre civile.
La presse algérienne devant l’impératif d’allégeance au Président Bouteflika | Yassin Temlali
Le président A. Bouteflika
L’armée à l’avant-garde des attaques contre la presse
Lors de la présidentielle d’avril 2004, la critique du programme électoral d’Abdelaziz Bouteflika s’est souvent transformée en une campagne injurieuse. Le Président de la République était régulièrement qualifié de «nain» et sa naissance marocaine rappelée, dans certains journaux, de façon chauvine, comme une preuve d’anti-patriotisme.
Ces écarts ont été, pour la justice, un prétexte pour censurer d’autres critiques, justes et fondées, de la volonté d’Abdelaziz Bouteflika d’écraser, sous le poids de la raison d’Etat, le peu de liberté qui a survécu à une guerre civile désastreuse, d’obliger les médias de lui faire allégeance et de libéraliser tous azimuts l’économie au profit des multinationales.
La dénonciation de la politique de «réconciliation nationale», pendant la campagne électorale pour les présidentielles d’avril 2004, semblait être l'écho à l’hostilité d’un courant de l’armée à Abdelaziz Bouteflika et de son soutien à Ali Benflis, son ancien Premier ministre, également candidat à la Présidence. Elle a été fatale à certains journaux car elle est intervenue dans un contexte différent de celui des années précédentes, lorsque les querelles entre les différents centres de décision politique (Présidence, armée, services…) permettaient à la presse de jouir d'une certaine liberté de critique.
Avec Abdelaziz Bouteflika, la Présidence était redevenue un véritable centre de pouvoir, plus réfractaire que par le passé à l’influence des forces armées, dont les «fractions éradicatrices» avaient été affaiblies, comme allait le prouver plus tard le limogeage du général Mohamed Lamari de son poste de chef de l’état-major. Ces fractions ne pouvaient plus offrir à certains journaux la protection qu’elles leur garantissaient. Aujourd’hui que la guérilla islamiste semble réduite à une agitation résiduelle, les centres influents du pouvoir, recomposé sous le règne d’Abdelaziz Bouteflika, ne ressentent plus le besoin du soutien de la «presse anti-islamiste». Il n’est pas étonnant que l’armée soit actuellement à l’avant-garde des institutions qui utilisent l’arsenal répressif du Code pénal pour assigner les journaux devant les tribunaux et les faire condamner pour diffamation.

Les journalistes et les éditeurs en rangs dispersés
Dans le contexte actuel, la ligne de clivage au sein de la presse se situe moins entre «éradicateurs» et «réconciliateurs» qu’entre le soutien et le rejet de la politique autoritaire du Président Bouteflika, appuyé par le commandement de l’armée. Les vieilles divisions entre «éradicateurs» et «réconciliateurs» n’ont presque plus d’objet, l’amnistie accordée aux islamistes armés n’étant plus un simple projet mais une réalité depuis le vote de la «Charte pour la paix et la réconciliation», le 29 septembre 2005.
Ces vieilles divisions n’en semblent pas moins difficiles à dépasser. Pour beaucoup de journalistes, la défense de la liberté de la presse par les journaux qui avaient soutenu la «politique du tout-sécuritaire» manque de crédibilité: elle ne s’accompagne pas d’une véritable autocritique de leurs errements passés qui continuent d’être justifiés par les impératifs de la lutte contre l’«hydre islamiste».
Si les journalistes, quelles que soient leurs opinions politiques, ont tous protesté contre l’amendement du Code pénal en 2001, s’ils se sont tous solidarisés du directeur du Matin emprisonné, en dehors de ces mobilisations ponctuelles, ils affrontent la politique autoritaire du régime en rangs dispersés. Le syndicat national des journalistes (SNJ) ne représente presque plus que ses propres cadres, réduits à quelques personnes après plusieurs vagues de démissions. Les sections qu’il a tenté d’implanter dans les rédactions se réduisent de jour en jour à des coquilles vides.
Les harcèlements judiciaires contre les journalistes devraient pourtant leur fournir une véritable occasion de s’unir dans une organisation qui éviterait de se transformer comme le SNJ en une entité plus politique que syndicale, moins soucieuse de la défense des intérêts matériels et moraux de ses membres que de faire de longues déclarations à la gloire de l’indépendance menacée de la presse algérienne. La situation socioprofessionnelle de la majorité des journalistes est un autre motif sérieux d’unité. Les salaires des et autres avantages sociaux sont rarement déterminés en vertu de négociations collectives avec les éditeurs. Chaque journaliste les négocie individuellement avec son directeur, ce qui est la source de grandes iniquités. Certains journalistes - notamment dans les publications à faible tirage - n’ont pas de couverture sociale et travaillent pour ainsi dire «au noir».
Les éditeurs de journaux, eux aussi, sont plus que jamais divisés comme l’atteste leur incapacité à lancer une campagne active pour la libération du directeur du Matin, Mohamed Benchicou. Leur association qui, il y a quelques années encore, menait la protestation contre la politique du gouvernement dans le domaine médiatique, semble avoir rendu l’âme dans l’indifférence générale. Devant la volonté du régime Bouteflika de les contraindre à lui faire allégeance, les éditeurs ne possèdent pas d’instrument de riposte collective, ce qui n’est, en réalité, que le reflet de la divergence grandissante de leurs intérêts. Les quotidiens à grand tirage se soucient peu du sort des petits titres qui, pour eux, constituent autant de lectorats potentiels à acquérir. Devant le chantage à la publicité qu’emploient contre eux les autorités, leur principal souci paraît être de mieux asseoir leur base financière et d’éviter autant que possible de subir la colère du Parquet et des corps constitués.
L’Etat bouteflikien, devant une corporation aussi inorganisée, aussi divisée par d’anciens clivages politiques et de nouveaux clivages financiers, joue réellement sur du velours.
________________________________________________________________

1) La presse privée est née en 1990, dans le sillage de la libéralisation politique qui a suivi les émeutes d’octobre 1988. La création des premiers journaux privés a été soutenue financièrement par le gouvernement réformateur de Mouloud Hamrouche.

2) Le terme « éradicateurs », dans le vocabulaire de leurs adversaires politiques ( les « réconciliateurs »), désigne le courant qui estime qu’il faut en finir par les seuls moyens militaires avec la rébellion islamiste et refuse toute négociation avec le FIS. Le terme « réconciliateurs », dans le vocabulaire politique des « éradicateurs », désigne, lui, les courants favorables à une solution politique de la crise sécuritaire, notamment par la négociation avec le FIS.

3) La « politique du tout-sécuritaire » est, dans le langage de ses adversaires, le synonyme de la « politique éradicatrice » (voir la note précédente).

4) En 1998, dans le contexte d’une visite d'information sur le « conflit algérien» d’une commission onsuienne, l’Etat a dû reconnaître qu’il existait bel et bien une « question des disparus » et a commencé à recenser les victimes de disparitions forcées.
Yassin Temlali
(27/05/2006)

mots-clés: