Ghardaia: appel du Canada | Ghardaïa, Ibadhites mozabites du Canada, Yacine Daoud Tizeggahine, vallée du Mzab
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Samir Ben   

Ghardaia: appel du Canada | Ghardaïa, Ibadhites mozabites du Canada, Yacine Daoud Tizeggahine, vallée du Mzab

Selon le communiqué du Cercle, en cette veille d’élection, le Mzab est «sous le contrôle des bandes criminelles organisées qui ne laissent rien sur leur passage».

L’appel  fait suite  à celui des notables Ibadhites de Ghardaïa et lancé en début de semaine.  Les Mozabites du Canada  demandent l’intervention des troupes spéciales de l’armée algérienne, car « les citoyens de la vallée du Mzab vivent des conditions de guerre et d’insécurité », ajoute le Cerle des Ibadhites, une association basée à Montréal et créée il y a une dizaine d’années.

Le déploiement d’hôpitaux de campagne  et d’unités militaires mobiles de soins est l’autre revendication des Mozabites du Canada. «Des personnes ont été assassinées. Des centaines de familles sont sans abris et des milliers de blessés», déplorent-ils.

Ils n’hésitent pas à demander à l’armée d’utiliser la force pour «réprimer toute tentative de troubler l’ordre public ou d’atteinte aux bien ou aux personnes» ainsi que «l’arrestation musclée de toute personne impliquée dans les agressions, les vols, le pillage ou l’incitation à la violence». 

Le groupe demande à l’armée algérienne de sécuriser les routes nationales 1 et 49 sur lesquelles plusieurs citoyens ont été attaqués. «Les rues et les routes ne sont plus sécurisées. Quitter son domicile à Ghardaïa est devenue une aventure mortelle», poursuit le communiqué de la diaspora mozabite.

Le président du Cercle des Ibadhites mozabites du Canada, Yacine Daoud Tizeggahine affirme que depuis le début des événements, son groupe est en contact permanent avec les gens de Ghardaïa. Il explique que Le Cercle n’a pas pris part aux actions de soutien aux Mozabites organisées à Montréal pour la simple raison qu’il ne connaissaitt pas «l’agenda et les motivations des organisateurs».

Il trouve, par ailleurs, aberrant qu’on puisse vivre ces événements en 2014. «Prenez l’exemple du Québec. Plusieurs ethnies et croyances cohabitent sans heurts. Pourquoi  ce ne serait  pas possible en Algérie, avec tous les moyens dont elle dispose?», conclut-il. 

 

 
Samir Ben (El Watan)
14/04/2014