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  Jeux de billes | babelmed Les sources d’enfances surgissent à travers les photographies d’Abdelghani Bibt :
Ni mi haute «ni main haute» ; ni Baratou «ni part par tour» (orthographe phonétique !) vous plongent peut-être dans vos souvenirs d’enfant?

Ce retour ludique aux moments magiques pour exploiter systématiquement certains des paramètres photographiques jusqu’à leurs extrêmes conséquences esthétiques ; esthétiques fondées sur le tremblement de la représentation. «Donc le flou, déformation, qui dans la réalité sont élision de la matière, dans la photo deviennent matière objective et présente».

Alors que la photographie fut amplement reconnue pour sa capacité à fixer l’instant, l’éphémère, l’artiste choisit de développer une recherche qui magnifie, sur une même surface, la multiplicité des moments, des mouvements, l’inclusion d’indices que le réel nous donnerait en ordre dispersé.

Il en est de même pour la lumière, qui, dans cet art, « écrit le signe ». Captée dans ses aspects les plus évanescents, dirigée sur des objets réfléchissants : (billes, boules, verres…..).
Et si, lors de nos jeux les images qui fondent notre rêverie surgissent et se distendent dans le temps, leurs traces ne peuvent s’imprimer sur la pellicule photographique qu’avec lenteur.

La photographie n’est plus un instantané prélevé du réel, mais du réel dans une fiction de temps, qui renvoie à la matérialité, à la picturalité et à l’empreinte.

Un cabaliste voyait au XVII ème siècle se refléter à la surface courbe d’une goutte de mercure à la fois le macrocosme et le cosmos. Le propre de l’imagination a toujours été de vouloir transgresser les mondes clos. Les anamorphoses, qui déplacent l’image hors d’elle-même, sont un autre moyen d’outrepasser les limites du visible (Benoît Mandelbrot, Les fractales)... -------------------------------
Pour plus d’informations :
Vernissage de l’exposition, sur invitation de l’institut français de Fès :
Mercredi 17 janvier 2007, 18h30 Rédaction Babelmed
5/01/07

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