Le temps des consuls raconté par son auteur | babelmed
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  Le temps des consuls raconté par son auteur | babelmed Le temps des consuls est un essai littéraire qui retrace les relations étroites qui se sont nouées entre l’Europe et le Proche-Orient, sous les Ottomans.
Le point de départ a été l'histoire de la famille Poche, que Jenny Poche-Marrache m'a racontée. A partir de cette histoire il a fallu construire le cadre historique, moi qui ne suis pas historienne, ou alors, historienne de l'âme.
Des communautés franques ont habité dans des caravansérails, au cœur des souks. Groupés autour de leur consul, à travers le commerce, des Européens ont vécu au rythme de l’Orient. Ils ont alors tenté de faire ressembler le plus lointain à ce qu’ils avaient quitté. Tout était pareil, les meubles, les lois, et tout en même temps était terriblement différent.
Par décision de la Sublime Porte, pour des raisons de sécurité et de contrôle, les Européens étaient tenus de vivre dans les caravansérails. Ces bâtiments ont été des lieux d'échanges culturels et politiques. Ils ont aussi vu passer des voyageurs de tous les horizons, qui ont véhiculé des idées, des connaissances nouvelles. On y a vu des savants, des étudiants, des géographes, des historiens, des archéologues, des médecins, des missionnaires, des orientalistes, des hommes d'affaires, des écrivains, des aventuriers… Les maisons consulaires restent aujourd’hui la mémoire d’une époque révolue. Pourtant, la famille Poche avec le khan al-Nahhassin maintient encore vivante cette mémoire.
Seule une entente politique avait permis aux marchands francs d’exercer leur commerce.
Des traités signés en 1535, entre François Ier et Soliman le Magnifique ont ouvert les ports ottomans aux négociants étrangers et leur ont assuré des garanties. Ces accords s’appellent Capitulations.
Un ambassadeur était établit à Istanbul et des consuls représentaient leurs ressortissants dans les grandes villes de l’Empire auprès de l’administration turque.
Alep faisait partie des Echelles du Levant, c’est même là que le premier consulat de France a été fondé.
Par ce livre, j’ai eu envie de faire entrer le lecteur dans l’univers singulier, le mot revient toujours, qu’est celui de ces maisons consulaires, de le faire entrer dans cette singulière micro-société.
Ces écrits sur la Syrie tentent de faire réfléchir sur le semblable et sur le différent. Je crois que le regard que nous avons sur la Syrie ne peut pas se résumer à une vision manichéiste. Et il ne me semble pas inutile quelquefois de ressentir plutôt que de juger.
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