Omar Amiralay s’en est allé | babelmed
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"Déluge au pays du Baath", O. Amiralay
Au milieu de la manifestation, samedi 5 février à Paris, en soutien au peuple égyptien, La réalisatrice syrienne Hala Alabdalla pleure. Elle pleure pour cette révolution égyptienne en marche qui peine à aboutir et a déjà fait plusieurs centaines de morts. Elle pleure d’émotion pour ce vent de liberté qui s’est emparé de la rue arabe. Elle pleure parce que l’un de ses amis les plus chers, le cineaste Omar Amiralay, vient de quitter ce monde, et ne verra pas la fin de ce printemps arabe qui s’est niché au coeur de l’hiver.

Omar Amiralay, emporté chez lui à Damas par un crise cardiaque, n’avait eu cesse dans ces documentaires de dénoncer les pouvoirs autoritaires et corrompus des sociétés arabes. Le cinéaste avait signé le 30 janvier à Damas avec d'autres militants un communiqué soutenant les mouvements de contestation en Tunisie et en Egypte.



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Omar Amiralay
Omar Amiralay était né en 1944. Après des études de peinture à Damas, il avait opté pour le cinéma. Entre 1970 et 2000, il avait réalisé plus d'une quinzaine de documentaires racontant la Syrie et les sociétés arabes dont Film essai sur la vallée de l'Euphrate (1971), La vie quotidienne dans un village syrien (1974), Les poules (1977), A propos d'une révolution (1981), Les senteurs du paradis (1982), Le sarcophage de l'amour (1983), Vidéo sur sable (1984), L'ennemi intime (1985), La dame de Schibam (1987), A l'attention de madame le premier ministre Benazir Buttho (1989), Le dernier des pionniers (1991), Moudarres (1992), Par un jour de violence ordinaire, Mon ami Michel Seurat (1995), Il y a tant de choses encore à raconter (1997), L'Homme aux semelles d'or (2000) et Déluge au pays du Baath (2004).

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