Yarmouk, la double peine des réfugiés palestiniens | camp de réfugiés, Yarmouk, périphérie de Damas, UNRWA, Chris Gunness, l’armée syrienne
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Yarmouk, la double peine des réfugiés palestiniens | camp de réfugiés, Yarmouk, périphérie de Damas, UNRWA, Chris Gunness, l’armée syrienne

Le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, à la périphérie de Damas, est depuis juillet dernier encerclé et isolé par les soldats de l’armée syrienne de Bachar Al-Assad. Une centaine de personnes risque d’y mourir de faim. Le bilan, le 11 janvier dernier, faisait état de 42 victimes mais il est destiné à s’aggraver si un couloir humanitaire pour l’acheminement des vivres et des médicaments n’est pas ouvert immédiatement.

Bien que les réfugiés palestiniens aient évité de prendre part dans le conflit, ils en sont les premières victimes. En décembre 2012, les rebelles de l’Armée Libre Syrienne ont essayé de prendre le contrôle du camp qui a été bombardé par les avions de l’armée, tuant des dizaines de personnes. Avant que la guerre n’éclate 250 000 palestiniens –dont 150 000 réfugiés- vivaient à Yarmouk, aujourd’hui il n’en reste plus que 18 000.

Nombre d’entre eux ont du fuir à nouveau, dans des circonstances aussi dramatiques que par le passé. Selon un rapport de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) publié le 17 décembre 2013, « sur 540 000 réfugiés enregistrés en Syrie, environ 270 000 ont été déplacés à l’intérieur même du pays tandis que 80 000 l’ont quitté ; 51 000 ont été au Liban, 11 000 en Jordanie et 5 000 en Egypte. Un plus petit nombre s’est réfugié à Gaza et en Turquie, et dans des pays plus lointains. »

Le porte parole de l’UNRWA, Chris Gunness a dénoncé les « profondes souffrances de la population de Yarmouk. « Les résidents, y compris les nouveaux-nés et les enfants, sont contraints pendant de longues périodes à ne manger que des légumes avariés ou des bouillons d’épices. »

Hélas, dénonce l’organisation, ceci est « seulement un des innombrables camps de réfugiés palestiniens où les conditions de vie sont intolérables.»

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