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  Le deuil des Libanais | babelmed Combien de centaines de milliers étaient-ils aujourd’hui dans les rues de Beyrouth pour pleurer l’ancien Premier Ministre Rafic Hariri et pour crier leur colère contre ce coup très dur porté à un Liban renaissant? Difficile à dire, mais l’émotion était là, visible sur nos écrans de télévision.

La presse internationale, quasiment unanime, pointe un doigt accusateur contre la Syrie, puissance tutélaire du Liban. Il sera certainement difficile d’enquêter sur «le crime de Beyrouth» dont parle l’éditorial du Monde ce 16 février (www.lemonde.fr).

Et d’ailleurs, doit-on accuser la Syrie toute entière? N’y a-t-il pas, parmi les Syriens, des gens de lettres, de théâtre et de cinéma, des artistes, des intellectuels et des gens ordinaires qui ont, de longue date, condamné l’occupation du Liban par l’armée syrienne et les pratiques prédatrices qui vont avec?

En toute état de cause, ce sombre attentat a fait de nombreuses victimes: la famille Hariri en premier lieu, mais aussi les nationalistes libanais qui essayent tant bien que mal de ramener leur pays sur le chemin de l’indépendance et de la paix, et le Liban tout entier qui replonge dans l’atmosphère des années noires de la guerre civile.

Le Président syrien, désormais sous une immense pression internationale, voit son image personnelle fortement affaiblie par les auteurs de cet attentat. Le Monde du 16 février ne s’y trompe pas lorsqu’il écrit «Comment comprendre que Bashar Al Assad, ou ceux qui exercent le pouvoir réel derrière lui, n’aient pas réalisé combien le monde avait changé, surtout depuis le 11 septembre 2001?» Rédaction Babelmed
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