Les Interprètes de l’Orient, une soirée proposée par Caterina Gramaglia | babelmed
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  Les Interprètes de l’Orient, une soirée proposée par Caterina Gramaglia | babelmed "Orient": dans l’infinité lexicale, c’est sans doute un des mots les plus usés, abusés, tant il est accessible aux spéculations en tous genres. Depuis l’ouvrage fondamental d’Edward Said, «Orientalisme», ces distorsions et projections culturelles autour du fantasme de l’Orient, advenues dans/et pour la plus grande délectation des Européens, et des artistes occidentaux, ne sont plus a prouvées.

Et pourtant loin de se taire, ce mot continue de charrier les imaginaires, invite à la création, à l’utopie, à la spiritualité, à la rencontre et au dialogue. Il est l’Autre et l’Ailleurs dont nous sommes de plus en plus dépossédés par l’effet aplatissant de la mondialisation, ou part la démonisation des identités qui frappe, essentiellement, les cultures arabo-musulmanes.

Il faut donc louer l’initiative de Caterina Gramaglia qui a su réunir des créatrices italiennes autour de cette idée d’ «Orient» pour que chacune livre la partition, l’image, la photo, le chant, le texte, la danse que lui a inspiré ce vocable, bref sa propre interprétation et expérience d’une contrée aussi enchanteresse que minée.

«Ce projet a un but bien précis, explique Catherine Gramaglia, il répond à la nécessité de communiquer à travers l’art, sous toutes ses formes; l’art qui rassemble, qui raconte, qui tente de dévoiler et de ré-interpréter les secrets d’un monde…».

Les artistes choisies (Novella Oliana, Teresa Malsano, Diana Tejera, Barbara Eramo, Siddhartha Prestinari, Ida Sansone Valentina Znidarsic, Candida Nieri, Giselle Martino, Paola Lorenzoni, Giovanna Summo, Rosetta Messori, Minou Zarineh, Gaia Giugni) sont toutes des créatrices de haut vol, comme la photographe Rosetta Messori qui parvient à capter la spiritualité du Moyen-Orient à travers une version quasi futuriste de sa lumière.

"Parce que le monde oriental est sensible, sans cesse remis en cause et agressé", il était important pour Caterina Gramaglia de décliner cette manifestation au féminin: «En tant que femme, précise-t-elle, je me sens une longueur d’avance pour comprendre et interpréter une réalité féminine qui reste minoritaire».
PROGRAMME

-18:00 ouverture de la soirée par Mariella Gramaglia
-18:15 interventions de Novella Oliana e Teresa Maisano
-18:30 musique (guitare) et voix de Diana Tejera e Barbara Eramo
-19:00 Lecture de “L’ora del tè” (L’heure du thé) de Marco Badi avec Siddhartha Prestinari et Ida Sansone
-20:00 Récits lus par Valentina Znidarsic, Candida Nieri, Giselle Martino, Paola Lorenzoni
-20:30 Performance de Giovanna Summo

Oeuvres exposées de Rosetta Messori, Minou Zarineh, Gaia Giugni Rédaction Babelmed
(18/05/2006)
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