Le voci dell'anima (Les voix de l'âme) | Bari, Le voci dell'anima, JAN GARBAREK, FRANCO DE GRASSI, HOURIA AÏCHI, NOA ACUSTIC BAND, LUDOVICO EINAUDI, MERCAN DEDE, PERESVET, DJIVAN GASPARYAN, GIOVANNI LINDO FERRETTI
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  Le voci dell'anima (Les voix de l'âme) | Bari, Le voci dell'anima, JAN GARBAREK, FRANCO DE GRASSI, HOURIA AÏCHI, NOA ACUSTIC BAND, LUDOVICO EINAUDI, MERCAN DEDE, PERESVET, DJIVAN GASPARYAN, GIOVANNI LINDO FERRETTI Véritable périple musical, Le voci dell'anima sont un voyage à la croisée des trois grandes religions monothéistes juive, chrétienne et musulmane. Elles proposent un dialogue entre des esthétiques musicales venant d’horizons multiples et invitent à s’interroger sur les liens possibles entre spiritualité et musique.

5 décembre- JAN GARBAREK & L’HILLIARD ENSEMBLE - Officium -Quartier Enziteto- Chiesa della Natività Di Nostro Signore. Poursuivant leur quête du monde visible et invisible, leurs rencontres avec les musiques des peuples du monde, le grand saxophoniste norvégien et le fameux quatuor britanique ouvriront le Festival en l’Eglise della Natività di Nostro Signore située dans un quartier périphérique hautement dégradé du Nord de Bari. C’est un répertoire de textes et de musique religieuse du moyen âge et de la renaissance qui sera leur viatique.

9 décembre- FRANCO DE GRASSI –Oltre -Quartier Madonella-Chiesa di San Sabino. S’inspirant de la lecture du texte récent Solo andata de l’écrivain napolitain Erri de Luca, et seul en scène le compositeur Franco de Grassi manipule, taille dans la matière des sons, les triture, les redessine, les détourne, les mélange, les compose, proposant ainsi une lecture éclectique, une oeuvre sonore acousmatique:du cinéma pour les oreilles. Production du festival

10 décembre -HOURIA AÏCHI -Chants sacrés d’Algérie- Quartier Loseto-Chiesa del Salvatore. Surtout aimée pour ses chants de l’Aurès, l’artiste algérienne aborde ici des chants sacrés et prête sa voix "faite pour traverser les montagnes" à des textes de passion tendus de ferveur en berbère et en arabe, qui se transmettent essentiellement par la tradition orale. Les arrangements ont été confiés à Henri Agnel (grand méditerranéen d'origine marocaine), sans doute pour bien souligner et renforcer l'aspect universel de la musique sacrée au-delà des diverses confessions.

13 décembre- NOA ACUSTIC BAND & SOLIS STRING QUARTET -Quartier San Paolo-Chiesa San Paolo. La chanteuse israélienne, aux racines yéménites sera entourée de ses inséparables compagnons de voyage, Gill Dor à la guitare et Zohar Fresco aux percussions et des quatre violonistes napolitains du Solis String Quartet. Cette "citoyenne du monde", dont la voix sensible et vibrante épouse des textes tantôt intimistes, tantôt engagés continue de chanter sa foi pour la paix au proche-orient.

14 décembre- LUDOVICO EINAUDI et MERCAN DEDE -Quartier San Pasquale-Chiesa di San Marcello. L’italien Ludovico Einaudi, pianiste rayonnant et compositeur inclassable aux très belles sonorités contemporaines rencontrera à Bari pour Le voci dell’anima en co-production avec le Festival La Musica dei Cieli de Milan, Mercan Dédé, musicien turc aux multiples facettes, à l’image de sa musique, fusion unique de tradition soufie et d’électronique. La possible alchimie entre les deux artistes nous conduira vers leur perception réciproque du sacré. Création

16 décembre - CORO DEL PATRIARCATO RUSSO "PERESVET" -Quartier San Nicola- Basilique San Nicola. La chorale du Patriarcat russe " Perevest ", qui doit son nom à un héros de la mythologie slave, a été fondé en 1995 pour célébrer les événements solennels de l’Eglise orthodoxe russe. Le choeur masculin moscovite proposera dans la Basilique St Nicolas, symbole de Bari, splendide exemple d’Art roman, mêlant traditions héllénique et byzantine dans un ensemble de type occidental, située dans le vieux Bari, un répertoire de chants, provenant de différents styles européens –occidentaux qui vont du XVe au XXe siècle.

18 décembre– GIOVANNI LINDO FERRETTI et GIANLUCA PETRELLA"Tuba mirum sparge sonum" -Quartier Madonella-Chiesa San Sabino. On ne présente pas Giovanni Lindo Ferretti en Italie: star de la scène rock et punk italienne des années 80, il explore ici le lien lithurgique étroit entre la parole sacrée de la tradition et les paroles qui l’interrogent. Accompagné du tromboniste Gianluca Petrella, il s’engouffre dans cet espace musical, le plus antique, le plus ample que seule la raison d’être au monde explique, que seule la louange au Créateur souligne.

19 décembre-GIOVANNI LINDO FERRETTI et PAOLO FRESU -Responsorio d’Avvento -Quartier Japigia- Chiesa della Resurrezione. La trompette du sarde Paolo Fresu et la voix de Giovanni Lindo Ferretti se conjuguent pour ce second concert, nous plonge et nous élève dans une écoute verticale: de la terre au ciel, une écoute intérieure, vertigineuse, qui a lieu entre l’oreille, le coeur et l’esprit, dans la tension à construire un dialogue entre la parole religieuse et le son du cuivre.

20 décembre-DJIVAN GASPARYAN -Quartier Poggiofranco-Chiesa Mater Ecclesiae. Aucun autre instrument ne peut, mieux que le doudouk (de la famille du hautbois, sculpté dans le bois d’abricotier), exprimer les émotions du peuple arménien et évoquer l’atmosphère de ces terres. C’est l’immense talent de Djivan Gasparyan, avec ses 64 ans de pratique du doudouk qui nous transporte, à travers ces chants traditionnels vers une musique méditative. Elevé au rang d'Artiste du Peuple d'Arménie par les autorités de son pays en 1973, il est autant la voix de son peuple qu'une partie de son âme.

21 décembre- ENSEMBLE Il PALAZZO INCANTATO.POLIFONISTI BARESI DEL PRIMO BAROCCO-Adieu mes amours. -Quartier Libertà-Chiesa del Santissimo Redentore. L’ensemble vocal Il palazzo incantato se consacre à la redécouverte du patrimoine musical méconnu de la ville de Bari entre XVIe et XVIIe siècles: en 2003, il a enregistré le premier livre de madrigaux (1613) de Pomponio Nenna ; aujourd’hui, il accompagne la sortie d’un second album consacré à d’autres polyphonistes de la ville, comprenant entre autres le premier enregistrement à ce jour de la Missa " Adieu mes amours " de Rocco Rodio (1562, sur le matériau thématique de la chanson de Josquin Desprez), et de pièces de Stefano Felis (dans la mouvance du célèbre Gesualdo) et de Giovanni Maria Sabino, le plus ancien d’une lignée de musiciens des Pouilles résidant désormais de façon stable à Naples - laquelle dominera la scène musicale du Sud de l’Italie jusqu’au XVIIIe siècle. À partir de 1600, les musiciens actifs à Bari disparaissent de la scène italienne.