Les Roms de Rome | ASGI, Roma, R.O.M. Rights of Minorities, Carlo Stasolla, Antonio Ardolino, Emil Julien Costache, Lorenzo Romito, StalkerLab, Associazion 21 luglio, Casilino 900
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Federica Araco   

La moitié des 180 mille Roms et Sinti présents en Italie ont la citoyenneté italienne, quatre sur cinq habitent des logements ordinaires et beaucoup ont un emploi stable. 40 mille vivent dans des logements précaires et parmi eux, 15 mille mineurs risquent d’être considérés apatrides. Dans les campements, 90 % des gens vivent en dessous du seuil de pauvreté, 20% n’ont pas de sécurité sociale et l’espérance de vie est inférieure à la moyenne nationale de dix années. L’absentéisme scolaire est très répandu, et à peine 1 % des jeunes Roms accèdent aux études supérieures. L’enquête de Babelmed à Rome, où 9 mille Roms vivent encore dans des logements qui ne sont pas conformes aux normes internationales de sécurité, paix et dignité.

//La Sarovengo Ker, la maison de tous, auto-construite par le groupe StalkerLab avec les habitants du campement Casilino 900 en 2009.La Sarovengo Ker, la maison de tous, auto-construite par le groupe StalkerLab avec les habitants du campement Casilino 900 en 2009.

Le jour de sa mort, Fikret Salkanovic avait soixante deux ans, neuf enfants et cinquante quatre petits-fils. Il est arrivé à Rome de Bosnie en 1968 avec son père et ses frères : c’était la première famille Rom du quartier Casilino 900, un des bidons-ville plus grand d’Europe qui s’étendait sur un terrain vague entre via Casilina et viale Palmiro Togliatti, dans la banlieue ouest de la ville.

A l’époque, y vivaient des dizaines de sous-prolétaires venus du sud de l’Italie, notamment de Sicile, Calabre ou de Naples, ainsi que quelques familles de Caminanti de Noto, un groupe nomade sicilien qui exerçait les métiers de rémouleur, de marchand de fruits et légumes ou de fabriquant de parapluies. Au début des années 1980, les Italiens se sont installés dans les HLM attribués par la Mairie de Rome, alors que les Salkanovic et les Khorakhané Cergarija sont restés dans leurs bicoques.

Puis des dizaines d’autres familles Roms en provenance de l’ex-Yougoslavie se sont implantées dans le camp. En 2010, sur les huit hectares dépourvus de routes goudronnées, du tout-à-l’égout et du réseau hydrique, au-milieu des baraques et des roulottes, des WC chimiques et des poêles à bois, vivaient environ 750 personnes, pour la plupart ferrailleurs et brocanteurs.

Le matin du 19 janvier 2010, sous l’ordre du maire de l’époque Gianni Alemanno et du préfet Pecoraro, les bulldozers ont détruit la première habitation. L’expulsion est tombée après des mois de menace angoissantes et de fréquentes coupures d’eau et d’électricité.

« Personne ne s’opposa au démantèlement parce que la Mairie avait promis l’assignation de HLM et une insertion professionnelle adaptée après les quatre premiers mois pendant lesquels les habitants devaient s’installer dans un des cinq ‘villages équipés’ en périphérie de la ville », se souvient Carlo Stasolla, président de l’Association 21 luglio (1)

Dans les jours suivants, 573 personnes ont été réparties dans les différents endroits choisis par la Mairie : via Salone (200), via des Gordiani (40), le ‘Camping River’ (173), via Candoni (96) et via Amarilli (64).

Beaucoup ont décidé de retourner dans les pays d’origine ou de rejoindre amis et familles aux quatre coins d’Italie (2).

Le rapport Casilino 900. Paroles et images d’une diaspora sans droits (3), publié par l’Association 21 luglio en 2010, dénonce les coûts énormes soutenus par l’administration romaine pour le déplacement et l’insertion des anciens habitants du campement dans les nouveaux locaux, qui avaient été entre temps agrandis et équipés : une dépense totale de plus de 4 million d’euros pour loger ‘temporairement’ un peu plus de 500 personnes.

« Aujourd’hui nous avons réussi à trouver un nouveau logement pour tous les nomades qui vivaient ici », avait annoncé le maire Alemanno le premier jour d’expulsion. « (...) C’est une victoire de la légalité mais aussi de la solidarité. Ce terrain sera assaini pour devenir un parc d’ici un mois »4.

Cinq ans plus tard, Casilino 900 est toujours un grand terrain vague utilisé surtout comme déchetterie sauvage, et la plupart des ses anciens habitants vivent toujours dans les containers où ils avaient été installés avec la promesse d’un logement décent.

« Les comités de quartier espéraient que le parc soit fait. Mais il y a plus de chance que le terrain finisse dans l’énorme chiffre d’affaire de la spéculation immobilière romaine », commente Lorenzo Romito, architecte du laboratoire d’art urbain expérimental StalkerLab. En 2008, le groupe Stalker a réuni des jeunes étudiants d’architecture italiens et européens et des Roms du camp pour réaliser une maison de 70 mètres carrés, la ‘Savorengo Ker’ (la maison de tous), afin de démontrer qu’avec le même investissement qu’un container de 32 mètres carrés, il était possible de construire des habitations décentes, fonctionnelles et bon marché pour tout le monde. La structure en bois a été brûlée par des inconnus peu après son inauguration. « La valeur sur le marché de ce grand terrain ne cesse d’augmenter, explique Romito.Il faut dire que Rome est une ville qui vit de la rente foncière et de la spéculation immobilière : depuis toujours on expulse les gens au nom de la spéculation. Il arrive qu’on place des Roms sur des terrains pour en faire chuter leur valeur sur le marché, ou qu’on les chasse d’autres aires pour les revaloriser. Souvent on construit des ‘villages équipés’ pour urbaniser des zones qui ne pourraient pas l’être.»

//Photo tirée de : Je suis du camp et je viens d’Inde, de Ulderico Daniele, Meti Edizioni, 2011.Photo tirée de : Je suis du camp et je viens d’Inde, de Ulderico Daniele, Meti Edizioni, 2011.

Une tradition ‘sinistre’ 

Dans la capitale les expulsions forcées ont lieu depuis plusieurs années, au-delà des idéologies politiques du maire en place, puisque la « question Rom » a toujours été largement instrumentalisée pour ramasser des voix, à droite comme à gauche.

« Dans les années 1980, quand les premières familles sont arrivées d’Europe de l’est ou des Balkans, les administrations régionales ont créés des lignes directrices pour réaliser, financer et réguler ce que l’on appelait à l’époque les ‘campi sosta’ (aires d’accueil), en s’appuyant sur la fausse idée que tous ces immigrés étaient Roms, et que tous les Roms étaient culturellement nomades », explique Antonio Ardolino, de OsservAzione(5). Après avoir travaillé pendant des années avec les jeunes des banlieues de différentes villes italiennes, Ardolino s’occupe depuis 2004, à Rome, de combattre l’absentéisme scolaire, y compris auprès des jeunes mineurs Roms des camps.

Le Latium, la Sardaigne et le Piémont ont été les premières régions italiennes à apporter une réponse juridique pour protéger la culture et l’ethnie de ces groupes qui, bien que d’origines, d’extractions sociales et de religions différentes, ont été étiquetés de la même façon.

« Les baraques, les tentes ou les constructions de fortune en tôle le long des berges des fleuves ou aux marges des centres urbains ne sont pas du tout l’expression caractéristique d’une ‘culture Rom’ imaginaire ou présumée, précise Ardolino, mais, plutôt, les solutions de logements précaires et insalubres des pauvres et des marginalisés des banlieues du monde entier, de Rome à Londres, de Buenos Aires à New Delhi, en passant pas Los Angeles et NewYork.»

//Le bidonville de Ponte Mammolo, à Rome, où pendant environ dix ans ont vécu 250 Sud-Américains, Ukrainiens, Bengalis et Erythréens, jusqu’à leur expulsion exigée par la Mairie en mai 2015Le bidonville de Ponte Mammolo, à Rome, où pendant environ dix ans ont vécu 250 Sud-Américains, Ukrainiens, Bengalis et Erythréens, jusqu’à leur expulsion exigée par la Mairie en mai 2015Avec l’éclatement du bloc soviétique et la guerre des Balkans, ces camps illégaux ont continué de s’étendre. Les autorités locales ont réagi en construisant les premiers ‘megacampi’, les soi-disant ‘villages équipés’, appelés les ‘villages de la solidarité’, dans l’extrême périphérie urbaine. L’euphémisme est parfois chargé d’une cruelle ironie.

« Entre 1999 et 2000, conclut Ardolino, il y a eu des centaines d’expulsions, mais les alternatives proposées n’étaient pas acceptées par les familles, dont les membres étaient le plus souvent séparés. On se souvient de cette période sombre de l’administration romaine comme le Jubilé noir des tziganes. Dans les années suivantes, avec la construction des méga-villages qui ont caractérisés les mandats de Veltroni et de Alemanno, la situation n’a fait que s’aggravert ».

En 2007, après l’assassinat de Giovanna Reggiani par un jeune roumain, Le Conseil des Ministres approuva un décret avec « mesures urgentes en matière d’éloignement du territoire national pour des raisons de sécurité publique », qui a donné au préfet le pouvoir absolu d’expulser d’Italie tout étranger considéré dangereux.

En surfant sur cette vague sécuritaire, en juillet 2009, le ministre de l’intérieur de l’époque, Roberto Maroni, signa le Plan Nomades (6), qui prévoyait, rien qu’à Rome, la construction de treize ‘villages équipés’ et l’expulsion des neuf camps encore tolérés, parmi lesquels Casilino900, et quatre-vingt camps considérés illégaux. Le gouvernement Berlusconi alloua au total cents millions d’euros (19,5 millions rien que pour Rome et le Latium) sous la gestion directe des administrations locales.

En 2012, à la demande de Bruxelles, une Stratégie nationale pour l’intégration des Roms, Sinti et Gens du Voyage, annonçait le lancement des procédures de fermeture des camps, et la création, pour leurs habitants, de parcours d’insertion professionnelle personnalisés, ainsi qu’une aide au logement. Depuis vingt-et-un communes ont réalisé de nouveaux ‘villages’ et les expulsions ont repris de plus belle.

À Rome, l’actuel maire Ignazio Marino (Parti Démocratique), fidèle à la ‘sinistre’ tradition mise en place par ses prédécesseurs, a ordonné 34 expulsions en 2014 et une moyenne de deux opérations par mois en 2015(7), sans qu’aucun dispositif d’intégration réel ne soit mis en place.

La diaspora des droits niés

La politique de ghettoïsation ethnique des Roms, progressivement repoussés aux marges de la ville, contribue de manière déterminante à leur exclusion sociale, à l’origine de phénomènes de déviance ou de micro-criminalité, très répandus dans les camps comme dans toutes les situations caractérisées par la marginalisation et le malaise socio-économique.

D’après le dernier Rapport annuel 2014 de l’Association 21 luglio (8), la moitié des 180 mille Roms et Sinti présents dans le pays ont la citoyenneté italienne, et quatre sur cinq vivent ‘mimétisés’ dans des logements normaux en exerçant un emploi stable. Mais il y en a environ quarante mille qui vivent dans une grande précarité, dont quinze mille mineurs qui risquent d’être considérés apatrides, car ils ne peuvent pas obtenir les papiers d’identités sans attestation de logement.

Dans les camps, 90 % des gens vivent en dessous du seuil de pauvreté, 20% n’ont pas de sécurité sociale et l’espérance de vie est inférieure à la moyenne nationale de dix années. L’absentéisme scolaire est très répandu, et à peine 1 % des jeunes accèdent aux études supérieures.

« Les millions d’euros investis dans les projets de scolarisation des enfants Roms n’ont pas portés leurs fruits, en raison également des nombreuses pathologies qui touchent les enfants des ‘ghettos’. Les plus courantes sont le trouble du sommeil, le retard cognitif et le trouble de la concentration, explique Carlo Stasolla.

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Ces pathologies freinent l’apprentissage des élèves, qui doivent souvent essuyer de lourdes discriminations de la part de leurs camarades et d’enseignants rarement capables de gérer le cursus scolaire des plus défavorisés.

« Beaucoup viennent de familles illettrées », raconte Emil JulienCastoche, qui s’occupe depuis dix ans de la scolarisation des jeunes vivant dans la précarité à Rome. « Et pourtant, la conviction que l’éducation soit un outil essentiel pour s’émanciper de l’assistantialisme des administrations est toujours plus répandue. De nombreux enseignants me demandent encore comment travailler avec des élèves Roms, en partant du principe qu’ils ne sont pas au même niveau que le reste de la classe. En marge du processus d’apprentissage, relégués seuls au dernier rang à faire du coloriage pendant des heures, beaucoup de jeunes Roms arrivent en CM1 sans savoir ni lire ni écrire. D’autres, en revanche, abandonnent l’école après avoir fréquentés des formations professionnelles, après avoir découvert qu’ils ne pouvaient pas passer l’examen final sans papiers. Alors que ceux qui cherchent un travail, avec ou sans diplôme, sont souvent exclus parce qu’ils sont Roms ».

« Le trafic de drogue rapporte moins d’argent »

« Cette année on s’est fait quarante millions de chiffre d’affaire, mais tout le fric on l’a fait avec les gitans, l’urgence logement et les immigrés, tous les autres secteurs sont stables. Le trafic de drogue rapporte moins d’argent » (9). Ces propos, c’est le président du Consortium de Coopératives Eriches, Salvatore Buzzi, qui les prolifère sans savoir qu’il a été mis sur écoute dans le cadre de l’enquête ‘Mondo Mezzo’ du Parquet de Rome. Les enquêtes ont révélé un système complexe de corruption mafieuse qui depuis des années, avec la collusion des administrations locales, gère l’assignation des appels à projets, les financements publics, ainsi que la réalisation ou l’expulsion des camps Roms.

Aujourd’hui à Rome, 4400 Roms et Sinti vivent dans des ‘villages équipés’, 1200 dans des ‘centres de rassemblement’, 700 dans des camps tolérés et 2500 dans des camps illégaux.

D’après le rapport Campi nomadi S.P.A. Segregare, concentrare e allontanare i rom. I costi a Roma nel 2013(10), plus de 90 % des 24 millions d’euros investis cette année-là dans les camps de la capitale étaient destinés à couvrir les frais de gestion.

De plus, l’économie du ghetto fait circuler de grosses sommes d’argent pour l’achat de containers, de toilettes chimiques, de systèmes complexes de surveillance, de clôture et de vigilance, ainsi que pour mettre en oeuvre les nombreuses expulsions (11).

«Val d’Ala est un exemple significatif, raconte Stasolla. En juillet 2014 il a coûté à la ville 168.000 euros. Suite à l’action de solidarité que nous avions menée, les 39 Roms expulsés (surtout des enfants) avaient été relogés au Parc des expositions de Rome, et après sa fermeture, rapatriés en Roumanie. Quelques mois plus tard, en tant que citoyens de l’UE, ils sont revenus et se sont installés exactement où ils étaient au début. Faire circuler les Roms, c’est comme faire circuler de la marhandise dans un jeu de l’oie exténuant qui ne débouche sur rien : plus on les fait circuler, plus les organismes qui gèrent les expulsions et l’accueil gagnent de l’argent ». Dans l’affaire de Val d’Ala, c’est le Consortium Casa della Solidarietà (Maison de la Solidarité, ndt) qui a encaissé l’ensemble des fonds publics. Il gérait à l’époque le Parc des expositions de Rome, dont le président, Tiziano Zuccolo, a été arrêté il y a quelques semaines pour associations mafieuses et corruption aggravée.

« Ce que nous craignons le plus, observe Stasolla,c’est que pendant que les appels à projets sont retirés des mains de ces individus, inquiétés ou emprisonnés, les gens se retrouvent à la rue ». Il propose donc de fermer les camps et de garantir à leurs habitants des logements décents, « tout en démantelant le réseau criminel mafieux qui s’enrichit depuis des années sur le dos des Roms. »

//Carte du rapport Campi nomadi S.P.A. de l’Association 21 luglio, sur les plus grands ‘villages de la Solidarité’ de Rome. Le camp de la Cesarina a été fermé en 2013.Carte du rapport Campi nomadi S.P.A. de l’Association 21 luglio, sur les plus grands ‘villages de la Solidarité’ de Rome. Le camp de la Cesarina a été fermé en 2013.

Un arrêt historique

Après bon nombre de signalements et de plaintes présentés par l’Association 21 luglio et l’Association pour les études juridiques sur l’immigration (ASGI), le 9 juin dernier le tribunal civil de Rome a émis un arrêté historique qui établit l’illégalité des ‘villages équipés’, à cause de la ghettoïsation ethnique qu’ils engendrent. L’affaire concerne spécifiquement le camp de La Barbuta, dont est exigé la fermeture immédiate. « Créé en 2012 par l’administration Alemanno, explique Stasolla, ce camp se trouve sur une zone qui ne pouvait pas être aménagée pour trois bonnes raisons : il est au-dessous de l’espace aérien de l’aéroport de Ciampino, au-dessus d’une nappe phréatique et d’une nécropole. Dans’ l‘urgence’, le responsable des travaux Scozzafava (aujourd’hui en prison), adjoint aux politiques sociales du maire Alemanno, a imperméabilisé le terrain, amené l’eau, l’électricité et le tout-à-l’égout. Je ne serai pas surpris que l’on décide un jour de lotiser le terrain. J’ajouterai que ce terrain a été donné à la Mairie, dans des circonstances encore mystérieuses, par le trésorier de ‘la Banda della Magliana’ (organisation criminelle romaine en activité de 1976 à 1992, ndt) ».

« Espérons que l’administration propose rapidement un plan pour la fermeture de tous les camps d’ici deux ans, ainsi que la progressive intégration de leurs habitants dans le tissu social de la capitale », a souhaité l’avocat de l’ASGI, Salvatore Fachile, après l’arrêt du tribunal. « Si ce n’est pas le cas, on est prêts à porter plainte pour tous les autres ‘villages équipés’ de Rome et à demander une indemnisation pour les habitants de la Barbuta, victimes pendant si longtemps de la discrimination ».

 


 Federica Araco

Traduction de l’italien par Matteo Mancini

. 23/09/2015

 

Avec le soutien de :

 Les Roms de Rome | ASGI, Roma, R.O.M. Rights of Minorities, Carlo Stasolla, Antonio Ardolino, Emil Julien Costache, Lorenzo Romito, StalkerLab, Associazion 21 luglio, Casilino 900

 

 

 

 

 

 

Notes :

1 - http://www.21luglio.org

2 « Les premiers qui ont ressenti ce déracinement ont été les mineurs qui allaient à l’école, obligés, en pleine année scolaire, de changer brusquement d’enseignants et de camarades », nous raconte Stasolla, qui réalisa avec son Association 21 luglio une étude sur les 247 jeunes qui avaient été déplacés. Il en résulte que pendant l’année scolaire 2009/2010, au moins 37 enfants Roms inscrits à l’école obligatoire ont dû abandonner leur cursus à cause de l’expulsion et que plus de 70 enfants ont arrêté l’école pendant deux mois.

3 Casilino 900. Parole e immagini di una diaspora senza diritti, par l’Association 21 luglio, texte de Andrea Anzaldi et Carlo Stasolla, édition de Danilo Giannese, photographie de Alessandra Quadri, Rome, 2010.

4 Interview de Gianni Alemanno publiée le 16 février 2010 sur son blog « Alemanno 2.0», Chiusura Casilino 900.

5 - http://www.osservazione.org

6 Un article du Corriere della Sera cite les données de l’opération à Rome et dans le Latium : http:// roma.corriere.it/roma/notizie/cronaca/09_luglio_31/piano_nomadi_roma-1601621809519.shtml?refresh_ce-cp

7 Parmi les épisodes plus récents on peut évoquer la destruction du camp de Ponte Mammolo, le long de la via Tiburtina, où depuis environ dix ans vivaient dans une grande précarité des sud-américains, des ukrainiens, des bengalis, des érythréens et des indiens. Bien qu’aucun Rom ne vivait parmi eux, les médias italiens ont parlé de ‘camp nomade’, en confirmant et en renforçant, dans l’imaginaire collectif, médiatique et politique, les fruits d’une propagande décennale qui considère ces groupes comme culturellement incapables de vivre dans des logements ordinaires.

8 http://www.21luglio.org/wp-content/uploads/2015/04/Rapporto-annuale-Associazione-21-luglio.pdf

9 Article publiée sur Il Fatto Quotidiano le 2 décembre 2014.10

10 - http://www.21luglio.org/wp-content/uploads/2014/06/Campi-Nomadi-s.p.a_Versione-web.pdf

11 Un autre rapport sur les coûts de la ségrégation systématique des Roms en Italié : Segregare costa. La spesa per i ‘campi nomadi’ a Napoli, Roma e Milano, Berenice, Compare, Lunaria e OsservAzione, 2012: http:// www.lunaria.org/wp-content/uploads/2013/09/segregare.costa_.pdf