Déclaration de la famille de Ben Brik | babelmed
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"Stop à votre grève de la faim, nous vous voulons vivants", "Stop à votre grève, les bourreaux de la Tunisie ne sont affectés ni par les scrupules ni par la douleur de vos corps""Arrêtez la grève, nous, nous allons continuer la lutte sans relâche jusqu'à la libération de Taoufik Ben Brik afin de sauver sa vie".

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Taoufik Ben Brik
Cet appel à la raison, nous l'avons reçu de centaines de personnalités : journalistes et écrivains, organisations des droits de l'Homme en Tunisie et un peu partout dans le monde, organisations politiques et associations d'immigrés tunisiens à l'étranger, associations maghrébines et françaises.

Nous avons reçu l'appel des symboles de la société civile, de mouvements associatifs et politiques, des hommes et des femmes qui ont fait en sorte de le communiquer à nos cœurs, en dépit des abus et des violences qu'ils ont subies ou qu'ils pourraient subir des chiens de gardes du régime tunisien.

Il nous est parvenu d'enseignants, d'étudiants, de lycéens, de voisins et de voisines, en dépit de la peur que fait régner le régime. Nous l'avons reçu des fils et des filles de notre peuple, lancé depuis Jerissa, Bousalem, Redyef, Jbeniat, Bizerte, Ndhifa, Kabli, mais aussi d'Algérie, du Maroc, du Liban, de Palestine, d'Europe, d'Amérique et d'Afrique.

Toutes et tous ces militant-e-s et ami-e-s, aux grands cœurs, portent la cause de Taoufik, en se battant pour le libérer et sauver sa vie aux mains de ses bourreaux.

A vous, camarades et compagnons de la lutte commune, ce que vous avez demandé : Nous, tous membres de la famille du poète, écrivain et journaliste Taoufik Ben Brik, son épouse et tous ses frères et ses sœurs, nous déclarons cesser notre grève de la faim à son dix-septième jour.

Notre grève de la faim a été entamée afin de revendiquer la liberté et la vie pour Taoufik, qui croupit dans les prisons de Ben Ali sans avoir commis aucun délit, aucun crime. Il a été jeté dans une cellule parce qu'il est libre dans ses pensées, libre dans ses écrits et n'accepte jamais d'enchaîner sa plume et sa parole. Il est leur otage et ils veulent le tuer à petit feu. Les protecteurs du régime tunisien en France, en Italie ou ailleurs sont complices de sa mort par leur silence...

Pour vous, camarades et ami-e-s libres, pour ses enfants Khadija et Ali qui l'attendent, nous cessons notre grève. Mais nous continuons notre combat pour que Taoufik revienne auprès de ses enfants, pour qu'il puisse reprendre sa plume, écrire librement et composer sa poésie, pour qu'il continue avec vous, avec nous, la lutte pour le rêve... Le rêve de liberté et de dignité pour les Tunisiennes et les Tunisiens.

- Sauver Taoufik d'une mort lente est possible..

- La liberté pour Taoufik est possible..

- La démocratie et la dignité pour la Tunisie est possible.

- Un monde meilleur est possible.


Déclaration de la famille Ben Brik
texte traduit de l’arabe par Mohammed Yefsah
(28/01/2010)


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