Place de l’islam, Daech, causes de l’extrémisme religieux : ce que pensent les Nord-Africains | islam, institut tunisien Sigma, Observatoire arabe des religions et des libertés, Fondation Konrad-Adenauer
Place de l’islam, Daech, causes de l’extrémisme religieux : ce que pensent les Nord-Africains Imprimer
Imad Stitou   

Place de l’islam, Daech, causes de l’extrémisme religieux : ce que pensent les Nord-Africains | islam, institut tunisien Sigma, Observatoire arabe des religions et des libertés, Fondation Konrad-Adenauer

La majorité des populations des cinq pays d’Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Egypte) revendiquent l’importance de l’islam dans leur vie quotidienne, selon un sondage réalisé par l’institut tunisien Sigma en collaboration avec l’Observatoire arabe des religions et des libertés, pour le compte de la Fondation Konrad-Adenauer.

  

Ils sont aussi très nombreux à affirmer avoir une pratique régulière de la religion : plus de huit sondés sur dix en Egypte et en Libye affirment, par exemple, prier « régulièrement ». Au Maroc et en Libye comme en Egypte ou en Algérie, plus de 96 % des sondés disent observer le jeûne pendant le Ramadan.

  

A l’exception de la Tunisie, l’application de la charia comme unique source d’inspiration de la loi est fortement revendiquée dans les pays de la région : plus de 78 % des Libyens sondés et 54,9 % des Marocains y sont favorables. En parallèle, la majorité des sondés revendiquent la séparation des sphères politique et religieuse.

  

Quel que soit le pays, ils sont plus de neuf sondés sur dix à avoir une image  « très mauvaise » ou « plutôt mauvaise » de l’organisation de l’Etat islamique. Une majorité écrasante l’associe directement au terrorisme : 89,5 % en Egypte et 96,1 % en Tunisie pour ne citer que ces deux exemples. La majorité des personnes sondées estiment par ailleurs que la “ mauvaise interprétation de l’islam”  est la principale cause de l’extrémisme religieux, bien qu’ils en attribuent en majorité la responsabilité à “ l’Occident” .

  

L’enquête a été réalisée en décembre 2015 via des interviews téléphoniques assistées par ordinateur sur un échantillon de 1000 citoyens majeurs de chaque pays. L’erreur maximale d’échantillonnage par pays étant de 3 %.



Imad Stitou@StitouImad

Réalisation :
Mohamed Drissi K. Direction artistique
Badr Yagami Infographie