Vers une nouvelle étape politique en Tunisie | Mohammed Yefsah, Moncef Marzouki, parti islamiste Ennahda, Front Populaire, Union pour la Tunisie, Hamma Hammami, Zine el-Abidine Ben Ali, Femmes Tunisiennes
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Mohammed Yefsah   

//Moncef MarzoukiMoncef MarzoukiAprès l'onde de choc politique en Égypte, avec son immense manifestation et la destitution du président Mohamed Morsi, l'opposition tunisienne est en train de s'organiser afin de créer une nouvelle dynamique et chercher une solution à la dégradation de la situation sociale et politique du pays.

Plusieurs organisations politiques et associatives ont tenu une réunion, le 9 juillet 2013, dans le but de créer bientôt un Congrès National du Salut, premier pas pour mettre la pression sur la Troïka, à sa tête le parti islamiste Ennahda et le président Moncef Marzouki.

Vers une nouvelle étape politique en Tunisie | Mohammed Yefsah, Moncef Marzouki, parti islamiste Ennahda, Front Populaire, Union pour la Tunisie, Hamma Hammami, Zine el-Abidine Ben Ali, Femmes TunisiennesVers une nouvelle étape politique en Tunisie | Mohammed Yefsah, Moncef Marzouki, parti islamiste Ennahda, Front Populaire, Union pour la Tunisie, Hamma Hammami, Zine el-Abidine Ben Ali, Femmes TunisiennesCette réunion, à l'initiative du Front Populaire (FP) et l'Union pour la Tunisie (UPT), a regroupé onze partis de l’opposition et douze associations de la société civile. Y étaient présents entre autres la Ligue de la Gauche Ouvrière, l'Union pour la Tunisie, Nida Tounès, Al Massar, Al Watad, le Parti socialiste, Al Majd, les mouvements «Tamaroud» et « Khnagtouna», l'Union Nationale des Femmes Tunisiennes, l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates, l'Union des Diplômés au Chômage, le syndicat l'Union Générale des Étudiants Tunisiens. Ces organisations ont abordé l’évolution de la situation politique en Tunisie en constatant l'échec de la Troïka, considérée illégitime puisque son mandat s’est achevé officiellement le 23 octobre 2012. « Elle a donc perdu toute légitimité, sans compter son incapacité totale à trouver des solutions aux problèmes qu’affronte le pays » déclare Hamma Hammami, porte-parole du Front Populaire. Les participants estiment que l’Assemblée Nationale Constituante et les institutions, y compris la présidence de la République et le gouvernement, ont perdu « toute légalité et légitimité». Depuis l'arrivée au pouvoir de la Troïka, les manifestations n'ont pas cessé et plusieurs mouvements ont été sévèrement réprimés donnant le sentiment que le pouvoir actuel a trahi les aspirations du peuple tunisien qui a chasser, en janvier 2012, le président Zine el-Abidine Ben Ali.

//Hamma HammamiHamma HammamiConsidérant que la constitution ne répond pas à l’attente du peuple, que les réformes des institutions ne sont pas entamées, que Ennahdha ne cesse de mettre la main sur l’appareil de l’Etat, que la violence ne cesse d'augmenter et que la situation sociale est marquée par le chômage, la misère et l’exclusion qui menacent de plonger la Tunisie dans le chaos, les signataires de l'appel pensent qu'il est urgent de passer à une nouvelle étape. « Tout cela n’est que l’expression d’une tentative de faire avorter la révolution et de mettre sur pied une nouvelle dictature », ajoute Hamma Hammami. Il a été alors décidé de tenir « un Congrès National pour le Salut, dans les plus brefs délais, afin de prendre des décisions politiques fermes et tranchantes et de mettre en place un agenda et des mesures militantes concrètes, et de remettre le train sur les rails » précise le communiqué de cette réunion constitutive.

 


 

Mohammed Yefsah

12/07/2013