Immigration clandestine, la grande faucheuse | babelmed
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  Immigration clandestine, la grande faucheuse | babelmed Morts de froid en pleine nuit et en pleine mer sur une embarcation a destination des côtes italiennes.
Partis de l’île de Saseno, au sud de Valona, en direction de l’Italie, 20 Albanais dont 17 hommes et trois femmes ont trouvé la mort sur une embarcation dont le moteur avait subi une panne. Errant à la dérive pendant dix heures sur une mer démontée, les survivants ont été secourus par une vedette italienne et rapatriés au port de Valona où ils ont reçu les premiers soins. Certains parents des familles de victimes ont dénoncé la passivité et l’indiférence des gardes côtes albanais qui n’auraient rien fait pour secourir les naufragés.
(La Repubblica, 11/01/2004)

Immigration clandestine, la grande faucheuse | babelmed L'Albanie rend un dernier hommage à ses morts
Trois minutes de silence ont ponctué la journée de deuil national déclarée par l’Albanie le lundi 12 janvier pour rendre un dernier hommage aux victimes de l’immigration clandestine succombées dans l’Adriataique dans la nuit du vendredi 10 au samedi 11 janvier. Pour Libération: «Ce drame suscite dans le pays une vive colère contre un pouvoir soupçonné de complicité avec des trafiquants d'êtres humains. Un groupe de jeunes, rassemblés dans un mouvement baptisé "Ça suffit", a collé un ruban noir sur la porte d'entrée du siège du gouvernement en signe protestation. "L'indifférence et l'irresponsabilité du gouvernement sont à l'origine de la tragédie de la mer Adriatique", a déclaré Erion Velia, un responsable du mouvement... Depuis la signature en 1997 d'un accord de coopération entre les deux pays visant à enrayer le flux de clandestins, seuls 137 clandestins albanais ont été officiellement interceptés sur les côtes italiennes 2003, contre 3.372 en 2002 et 40.000 en 1999».
(Liberation, 12.01.2004)


Immigration clandestine, la grande faucheuse | babelmed Maroc: l’aventure macabre
Durant l’année 2003, plus de 500 Marocains ont trouvé la mort en essayant d’accoster en Espagne. «La guardia civil a en effet repêché 120 corps, mais 384 autres personnes seraient portées disparues. Selon le magazine marocain Tel Quel qui rapporte les propos et les chiffres de Khalil Jemmah, Président au Maroc de l’unique ONG se consacrant aux familles des victimes de l’immigration clandestine: «depuis que l’Union Européenne a décidé de froncer les sourcils, les passeurs ont migré un peu plus vers le sud, augmentant les distances entre le points de départ et d’arrivée et les risques encourus. Les plages de Medhia et de Moulay Bousselham, situées pourtant à plus de 100 kilomètres des côtes espagnoles, font partie des points d’ancrage sécurisés. 87% des candidats émigrent par l’entreprise des pateras et plus du tiers d’entre eux sont originaires du triangles dont les extrémités sont Marrakech, Beni Mellal et Khouribga. Des régions que des passeurs – qui se font rémunérer entre 7000 et 15000 DH par candidats – écument avec la complicité d’élus locaux et sous le regard indifférent des autorités.»
(Tel Quel, 12/01/04)
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