En Palestine, plus que partout ailleurs, la terre revêt un caractère politique et symbolique majeur, existentiel même, puisque d’elle dépend la survie de l’identité palestinienne dans l’espace et dans l’histoire. Négligé par les autorités palestiniennes dont ce n’est pas la priorité et détruit délibérément par Israël, le patrimoine est devenu champ de bataille d’architectes qui résistent conjointement à l’occupation israélienne et à l’uniformisation du paysage induite par le bâti moderne