Un «électron libre» naît au Maroc

  Un «électron libre» naît au Maroc Le recueil propose les poèmes traduits en français d'une vingtaine d'auteurs, marocains, ou étrangers. A raison de deux numéros par an, «Electron libre» entend «faire découvrir des poètes de talent, aussi bien connus et moins connus que jeunes et moins jeunes, du Maroc et d'ailleurs».

Cette "aventure éditoriale" naît, de fait, dans une atmosphère où "depuis plusieurs années, au Maroc, l'ennui ronge la question culturelle". Comme l’annonce le Comité de rédaction de la revue, "Electron libre" entend contrer cette morosité culturelle en rassemblant « des poètes de diverses cultures dans l'optique d'un "dialogue" entre les poésies du Nord et celles du Sud.»

Pour ce faire, la traduction sera fondamentale afin de « faire vivre ensemble et amoureusement des textes d'hommes et de femmes venant d'horizons différents, et partageant le même rapport à la réalité, à la langue, au village-monde». La nouvelle revue francophone publie déjà dans son premier numéro des poèmes de Linda Maria Baros (Roumanie), Volker Braun (Allemagne), Michel Buteau (France), Shu Cai (Chine), Boris Maruna (Croatie), Grânas Moussavi (Iran) Mais également les poètes marocains contemporains, Mohamed Hmoudane, Ouafaa Lamrani, Mohamed Loakira, Abdelghani Mahmoud, et Mustafa Stitou.

Le défi de la rédaction est plus qu'audacieux puisqu'il veut «permettre aux lecteurs marocains de (re)découvrir la poésie nationale, arabe, ou internationale. Celui de combattre les stéréotypes sur la poésie, d'apporter une réflexion constructive sur le rôle de la poésie-littérature d'ici et d'ailleurs dans la société. Celui d'éveiller jeunes et moins jeunes à la curiosité, à l'amour de la création poétique pour «ne pas sombrer dans le nihilisme qui court ces temps-ci ».

Nous souhaitons longue vie à "électron libre"… Rédaction Babelmed

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