L’oeuvre plus que jamais

 

L’oeuvre plus que jamais
Affiche du colloque / conception Pascal Sémur, Paris

L'œuvre "toujours"
La ville blanche marocaine accueille en cette fin avril une grande rencontre sur l’art contemporain organisée conjointement par la France et le Maroc. Consacrée à l’oeuvre, la création, et son mode d’interaction avec les visiteurs, le monde, et son voyage temporel ou géographique, cette manifestation propose un colloque questionnant l’acte d’exposer, des tables rondes ainsi que des projections vidéos et des ateliers. Un événement qui met l’art en questions.
«Une collection c’est une somme d'objets, de mots, d'images acquises par désir de vivre avec ou de rassembler et de donner à voir une certaine vision du monde, explique Abdellah Karroum, directeur du colloque s’inscrivant dans le cadre de cette manifestation.
«Dans l’art, poursuit-il, il s'agit de donner à voir des propositions de formes et d'attitudes liées à l'histoire de l'art et à la relation de ce dernier au monde. Une collection publique, constituée avec la complicité des citoyens, peut être témoin d’une époque.
«Le temps et l'espace de l'œuvre dépassent ceux de son existence matérielle. Une œuvre peut donc agir dans des espaces géographiques et temporels loin du contexte de sa création ou de sa conservation. Ainsi une œuvre réalisée en Mésopotamie antique continue d'agir sensiblement sur le visiteur d'une exposition au musée du Louvre ou encore sur le lecteur d'un livre d'art à Figuig…
«Les œuvres issues d'une collection française ont une histoire particulière en voyageant à Casablanca et Tanger. Elles devront être interrogées et réactivées par les commissaires, les observateurs et le public dans ce «nouvel» espace d’expression.
Nous imaginons le colloque autour des questions de l'art comme un espace d'échanges et un temps de rencontres entre les artistes, les enseignants, les étudiants, les chercheurs... Avancer dans la réflexion avec les sciences de l'art revient à faire appel, largement, aux sciences humaines, à la sociologie, à la philosophie, à la politique et à la pédagogie… Pour y parvenir, nous comptons sur le partage des savoirs et des expériences des invités de différentes disciplines et contextes, vivant au Maroc ou en France.
«L'art aspire à une universalité du sensible et revendique le droit d'exister partout. La collection et sa réactivation, les nouvelles technologies, les propositions éducatives, seront les outils concrêts pour réaliser le partage des sensibilités des différentes communautés qui font des œuvres l'alphabet d'une langue qui dépasse les frontières... L'œuvre "Toujours". ________________________________________________________________

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