Slam & klam à Fès: «slamer» la poésie marocaine

Slam & klam à Fès: «slamer» la poésie marocaineLe Festival Slam&Klam, c'est le nom que les organisateurs de cette rencontre, en l'occurrence la Fondation Esprit de Fès, ont trouvé pour synthétiser le concept.

Slam&Klam se veut une plateforme de mise en espace de la parole, de l'expression artistique et publique, en abolissant les frontières cloisonnant les styles et les genres.
Se voulant défricheur de talents, le festival propose un programme varié qui se décline en ateliers, rencontres, résidences d'artistes, tables rondes, projections vidéos, performances, slam, melhoun et concerts.

La pré-édition de Slam&Klam, se tiendra à Fès du 27 au 29 septembre 2007, parrainée par «The Last Poets», pères fondateurs du slam et du mouvement hip hop, artistes activistes de toujours. Ils s'engageront dans ce périple poétique durant ces trois jours, au côté de nombreux artistes, slameurs, musiciens, chercheurs…
Les objectifs de l'événement sont bien ambitieux. Les organisateurs entendent abolir les frontières cloisonnant les styles et les genres, mettre en valeur l'héritage culturel poétique marocain et enfin donner la parole à toutes et à tous.

Sous le titre «Lab'Oratoire», l’équipe du festival propose un espace de création et de rencontres entre poètes et paroliers issus de divers milieux artistiques. Le but de l'opération est de développer une nouvelle forme d'écriture, de partager et d'échanger des méthodes, des styles, des sensibilités. D'ailleurs le choix des participants répond à l'exigence stylistique, à la sensibilité, à la créativité et à la sincérité artistique.

Parmi les intervenants, Saïd Meftahi, disciple de feu Houcine Toulali et maître incontesté du Melhoun à Meknès.
Pour donner un aspect plus technique à cette rencontre, «Artefakt », un studio de création MAO (musique assistée par ordinateur) et dont l'objectif est d' initier les participants à la création avec l'outil multimédia, sous forme de master class sur l'arrangement musical et la composition.

Il a également pour but de permettre aux jeunes producteurs et compositeurs de musiques actuelles de travailler avec les dernières technologies et matériel de création. NAAB, Zayan Freeman seront les intervenants de cet atelier. Ces Dj de renommée internationale assureront la formation de Dj Toto (Fès City Clan), Shabka, Zakaria, Amir, Dubsimium, tous Djs. Enfin une rencontre avec «The Last Poets» pour une démystification du mouvement hip hop par les pères fondateurs de l'expression slam.

Cet atelier sera l'occasion pour des artistes de divers horizons d'échanger et de pratiquer l'écrit sur le thème de l'engagement artistique. Une occasion pour mettre en avant les idées d'ouverture et de tolérance tout en donnant l'occasion de la jeune génération de rencontrer son patrimoine et peut-être l'utiliser de manière plus actuelle.
Slam & klam à Fès: «slamer» la poésie marocaine
(21/09/2007)


Pour plus d’informations :
http://www.espritdefes.com/

Related Posts

Maroc: les médias de la haine pourraient déstabiliser le pays

22/02/2008

Maroc: les médias de la haine pourraient déstabiliser le paysL'affaire du «prétendu mariage homosexuel de Ksar El Kebir», révélé en novembre dernier par le quotidien arabophone Al Massae, continue d'alimenter un vif débat au sein de la presse marocaine.

La campagne d’évangélisation au Maroc

22/02/2005

Le Journal hebdomadaire a publié en janvier un dossier intéressant sur ce qu’on pourrait appeler désormais la «communauté chrétienne marocaine». On connaissais l’existence d’une communauté juive, depuis bien avant l’islamisation du pays. Actuellement, elle se réduit à quelques milliers d’individus, après l’exode massif des années 60, surtout vers Israël et le Canada.

Miniatures: les «texticules» de YAE

22/02/2005

Miniatures: les «texticules» de YAELes Français ont depuis longtemps leur BHL. Nous, au Maroc, nous avons depuis quelques temps notre YAE. Le seul point commun entre ces deux personnages si différents est d’appartenir au monde de la littérature et d’avoir des noms un peu trop long qu’on abrège par les initiales. Bien sûr, pour faire appel à ce procédé, il faut que le personnage soit suffisamment médiatisé. Dans le cas précis de l’auteur marocain, on pourrait penser que c’est lui-même qui a lancé l’abréviation en publiant l’an dernier le Journal de YAE, un ensemble de textes écrits en réaction aux événements du 16 mai à Casablanca.