MAAM, Musée de l’Autre et de l’Ailleurs de Metropoliz

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Au départ une vieille fabrique de saucisson désaffectée : la Fiorucci, occupée en mars 2009 par des familles Rom délogées du plus grand campement d’Europe démantelé par la Mairie de Rome, et rejointes par d’autres familles d’Italiens, Marocains, Péruviens, Roumains, Ukrainiens…

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Plus de 200 personnes, une soixantaine de familles, s’installeront au 913 de la «via Prenestina» avec une détermination qui va au-delà de la survie des démunis et conflue dans une lutte citoyenne pour le droit au logement.

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Ce combat est soutenu par l’organisation romaine BPM, Blocchi Precari Metropolitani (Blocs Précaires Métropolitains), dénomination qui sonne comme un vrai pied de nez à l’autre BPM (Banca Pololare di Milano), « banque-symbole de l’impitoyable économie néo-libérale qui laisse les pauvres sur le carreau » raconte un des activistes de BPM.

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Ainsi naissait –Metropoliz- cité métisse et lieu propice pour faire pousser en son sein un Musée d’art contemporain, telle fut l’idée géniale de Giorgio de Finis, anthropologue de formation, agitateur culturel et artiste, à laquelle ont adhéré et continuent d’adhérer de nombreux créateurs et créatrices qui autofinançent l’exécution de leur œuvre dans l’enceinte du MAAM.

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La visite (samedi ou mardi) de ce squat/musée étendu sur une aire de 20 000 m2 vaut le détour. L’art pulse dans ce lieu d’inventivité citoyenne inédit où quelques 500 artistes ont laissé leurs empreintes.

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Nathalie Galesne

 
 
 
 
 
 
 
 

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