Fuori Campo (hors champ): un documentaire pour défaire les stéréotypes anti-tsiganes

//Trailer

En Italie, la perception des Roms renvoie presque systématiquement à une condition de précarité et d’émargination sociale. Les estimations - non officielles - parlent d’environ 200.000 résidents dans le pays, dont 40.000 vivent dans des conditions de logement désastreuses: baraque, container, centre « d’accueil », édifices vétustes.

On déduit donc de ces données que, contrairement au jugement commun, la majeure partie des Roms ne vit pas dans des campements de fortune mais dans des habitations en dur, avec des problèmes de vie quotidienne, somme toute assez semblables à ceux que rencontrent de nombreux citoyens italiens.

Le film de Panariello « Fuori campo » (1) pioche précisément dans ces histoires en sortant du sempiternel regard pétri de stéréotypes sur les Roms, et en plaçant la caméra hors du champ visuel des « campi nomadi » (camps nomades), comme on les appelle en Italie.

En suivant le quotidien de Sead, Kjanija, Leonardo et Luigi à Cosenza, Florence, Bolzano et Rovigo, le réalisateur révèle un pan important de l’Italie contemporaine, tout en nous proposant le point de vue insolite et généralement peu connu  d’une minorité victime, depuis des générations, de fortes stigmatisations et d’attaques racistes de plus en plus fréquentes.

 

fuori campo 200Produit par Figli del Bronx en collaboration avec les associations OsservAzione et Compare/Mammut - engagées depuis des années pour le respect des droits des Roms et des Sintis en Italie -, le film est actuellement projeté dans plusieurs villes italiennes.

(1) A noter la polysémie en italien de « campo » qui signifie aussi bien champ que camp, « fuori campo » signifie à la fois « hors champ » et « hors camp ».

 


 

logo OSFPour plus d’informations, ou l’organisation de projection(s):

fuoricampo@osservazione.org

 

 

 

 

 

 

 

  

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