Quand les courts-métrages tunisiens s’invitent à Paris

corto tun 250Le festival des «Nuits du Court Métrage Tunisien», qui a eu lieu fin novembre à la Maison de Tunisie à Paris, a mis les projos sur l’importance grandissante de ce genre cinématographique dans le paysage audiovisuel tunisien.                           

Une excellente organisation et une ambiance conviviale ont contribué à la réussite du festival des «Nuits du Court Métrage Tunisien». Pour Akrem Belaid, chargé culturel à la Maison de la Tunisie, cette première édition des Nuits du Court-métrage Tunisien s’est parfaitement déroulée « grâce au sérieux travail d'équipe mené en amont avec les membres de l’association du Pacte Tunisien».

Sur 21 courts métrages, trois films ont été primés:

*Walid Mattar pour Baba Noël, un court métrage traitant des immigrants clandestins et de leur condition pénible, le tout filmé avec un ton dérisoire et un regard sarcastique qui ont séduit le public et le jury.

*Erige Sehiri pour Le Facebook de mon père, un documentaire qui relate le retour d’un immigrant à sa ville natale Kesra après la révolution. C’est aussi l’occasion pour sa fille de renouer avec ses origines à travers ce voyage et les histoires racontées par son père.

*Imed Aissaoui pour El Dfina, fiction qui raconte le périple de trois jeunes mafieux.

Ces trois films, sélectionnés par le jury sur des critères tels que la construction du scénario, l’originalité de l’image ou encore le message véhiculé, seront projetés en première partie d'un long métrage en présence des réalisateurs

Akrem Belaid ne cache pas sa joie : «La salle était pleine pendant les deux jours de projection, s’est-il enthousiasmé. Le public est resté jusqu'à la fin pour écouter la délibération et malgré l’importance toute symbolique des prix, le suspense était au rendez-vous

Au cours de ces dernières années, la production de courts-métrages a connu un développement exceptionnel en Tunisie. Facilitée par l’accessibilité des outils numériques, cette ascension se fait remarquer autant sur le plan quantitatif que sur le plan qualitatif. Une aubaine pour les jeunes réalisateurs.

 


 

Faten M.

30/12/2013

 
 
 

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