Table ronde. Photographies de studio, archives, objets de mémoire(s): des images sans statut?

A la veille du décrochage de l’exposition Pour mémoire(s), une table ronde organisée au sein du campus Saint Charles nous convie à questionner la façon de regarder ces images de studio, quarante ans après leurs prises de vue. Faites pour mémoire, ces images ont elles un autre statut ?
La lecture de ces archives pose la question de leur sélection. La question aussi du choix de certaines images au sein des fonds, choix inhérent à toute entreprise photographique. La valeur esthétique que leur confère aujourd’hui leur exposition est très distincte d’une intention artistique qui n’est pas à l’origine de ces images, qui sont des commandes, des traces pour faire mémoire.
Qui sont les auteurs de ces images? Ceux qui les ont prises, ceux qui les ont sauvées et choisies, ceux qui les ont montrées ? Quel statut leurs donner : simples souvenirs d’une époque révolue ? documents sociologiques ? archives patrimoniales ? œuvres d’art ?

Présentée par Erik Gudimard et Julie Kretzcshmar, cette rencontre est modérée par Nicolas Feodoroff, critique d’art et de cinéma.
En présence de Armand Deriaz (fonds Lazhar Mansouri), Rachid Koraichi (peintre algérien), Grégoire Keussayan (studio Rex), Marie-Noëlle Perrin (Attachée de conservation du patrimoine aux archives municipales de Marseille), et Laurence Américi (Maître de conférences en Histoire contemporaine à l’Université d’Aix-Marseille).

Vendredi 7 décembre à 17 h. Entrée libre. Amphi sciences naturelles (flèchage depuis l’entrée). Université Aix-Marseille. Campus Marseille centre, site St-Charles, 1 place Victor Hugo. 13001 Marseille.

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L’expo

Deux fonds de photographies de studio exposés ensemble, et pour la première fois, à Marseille. L’un, celui du studio Rex de la porte d’Aix, présente des portraits de marseillais, l’autre, ceux des habitants
d’une petite ville des Aurès.

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Deux fonds datant des années 60-70, sauvés in-extremis de la destruction, l’un comme l’autre. 
Deux séries d’images d’archives qui témoignent non seulement d’une époque mais aussi d’une esthétique propre à un genre très codifié, celui de la photographie de studio. Des images qui sont des mises en scène de soi, souvent destinées à des proches : pour leur envoyer une photographie comme un gage de bonne santé ou de réussite, immortaliser un amour ou une amitié. Regarder ces images aujourd’hui et éprouver avec le temps l’étonnant pouvoir de fascination qu’elles exercent.


 

 

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