Paysage médiatique tunisien: une nouvelle déontologie professionnelle

Une voiture blanche entre au parking suivie par une autre chargée de chaises, des personnes se dirigent vers la sallequi devrait accueillir l’événement, mais la porte est fermée et l’endroit est silencieux... les gens continuent vers la porte adjacente, mais elle est également fermée...

Ils continuent leur recherche en discutant l’endroit de la tenue du colloque qui n’est apparemment pas la même salle qu’à l’accoutumée... La scène est interrompue par la voix d’un homme qui dirige ce groupe bruyant vers le lieu où doit se tenir la conférence de presse.

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Ils y sont finalement. La salle est désormais pleine et il y règne beaucoup d’agitation, un brouhaha familier dans ce type de rencontre. Un homme est occupé à fixer une caméra vidéo pour filmer le discours d’ouverture et un autre vérifie la caméra, les uns cherchent des places au fond de la salle pour pouvoir sortir à volonté tandis que certains veulent s’installer au premier rang ...

Au coin de la salle, près de la table à laquelle vont s’installer les membres de l’instance, le technicien met les dernières touches sur le matériel pour s’assurer de la qualité du son, de la bonne réception et de l’installation des micros sur la table.

 

Le paysage médiatique et les exigences de la réalité

Radhia Saidi annonce l’ouverture du séminaire, et le calme règne dans la salle. Une personne commence à enregistrer, une autre filme, et le bruit recommence, un cameraman de la télévision demande à une dame de s’éloigner de la caméra afin qu’il puisse bien filmer. Mme Saidi continue la lecture du mot d’ouverture, souhaite la bienvenue aux personnes présentes et donne la parole à M. Kemal Laabidi, président de l’Instance nationale pour la réforme du secteur de l’information et de la communication pour présenter le rapport général qui fait le portait des agressions subies par les médias sous l’ère du général Zine El Abidine Ben Ali. Il décrit et analyse les conséquences de ces agressions et présente ensuite «les propositions capables d’améliorer le secteur médiatique et de changer le paysage médiatique en ligne avec les exigences de la réalité sur la base d’autres expériences démocratique »

« Nous avons également travaillé sur l’analyse de la notion de médias publics souvent confondus avec médias gouvernementaux», précise M. Kemal Laabidi soulignant dans ce contexte l’importance du secteur public, « car il n’y a pas de démocraties dans le monde sans médias publics ».

Le président de la commission a maintenant terminé son discours dans une vague d’applaudissements tandis que le micro circule tour à tour dans les mains des membres de l’instance invités à prononcer leur discours.

 

La déontologie de la profession est la base du travail journalistique

Les interventions des participants se sont toutes concentrées sur la nécessité de respecter les règles de la profession journalistique pour que « les médias ne deviennent pas des espaces de règlements de comptes et de propagation des rumeurs sans vérification, dépassant parfois le cadre du travail journalistique jusqu’à devenir parfois l’expression de la discrimination raciale, comme ce fut le cas avec le journal ‘Le soir’ qui a qualifié la présidente du syndicat des journalistes de ‘vieille fille noire’ » a commenté Naji Bghouri, ancien président de l’Union nationale des journalistes et membres de l’instance.

«Le rapport général de l’Instance nationale pour la réforme du secteur de l’information et de la communication comprend dix chapitres qui présentent un diagnostic détaillé de la situation actuelle et des propositions de réforme qui ont été supervisées par l’instance en tant que cadre de structure réglementaire, sans imposer aucune censure ou n’importe quelle autre forme d’autorité sur les médias», a conclu le journaliste et conseiller de l’instance, Hisham Snoussi, avant de permettre aux journalistes et au public de poser leurs questions sur le rapport.

M. Naji Bghouri a proposé d’établir une liste pour répondre par la suite à toutes les questions à la fois ... Les questions se sont été limités à quelques interventions malgré cette présence massive ... auxquelles ont répondu M. Kamal Laabidi, le président de l’instance, et les membres de l’instance Hichem Snoussi et Naji Bghouri.

Certains invités sont restés pour poser encore des questions, alors que la majorité des personnes quittait la salle, annonçant ainsi la fin de la conférence de presse consacrée au rapport final de l’instance.

 


 

Wafa Ghwary

Mai 2012

Paysage médiatique tunisien: une nouvelle déontologie professionnelle

 

Wafa Ghwary

 

abstract : L’entrée du Palais des Congrès était tranquille. Le Parking avait été ouvert pour recevoir les voitures et les invités de la conférence de presse organisée par les membres de l’Instance nationale pour la réforme du secteur de l’information et de la communication.

 

Une voiture blanche entre au parking suivie par une autre chargée de chaises, des personnes se dirigent vers la sallequi devrait accueillir l’événement, mais la porte est fermée et l’endroit est silencieux... les gens continuent vers la porte adjacente, mais elle est également fermée...

Ils continuent leur recherche en discutant l’endroit de la tenue du colloque qui n’est apparemment pas la même salle qu’à l’accoutumée... La scène est interrompue par la voix d’un homme qui dirige ce groupe bruyant vers le lieu où doit se tenir la conférence de presse.

 

Ils y sont finalement. La salle est désormais pleine et il y règne beaucoup d’agitation, un brouhaha familier dans ce type de rencontre. Un homme est occupé à fixer une caméra vidéo pour filmer le discours d’ouverture et un autre vérifie la caméra, les uns cherchent des places au fond de la salle pour pouvoir sortir à volonté tandis que certains veulent s’installer au premier rang ...

Au coin de la salle, près de la table à laquelle vont s’installer les membres de l’instance, le technicien met les dernières touches sur le matériel pour s’assurer de la qualité du son, de la bonne réception et de l’installation des micros sur la table.

 

Le paysage médiatique et les exigences de la réalité

Radhia Saidi annonce l’ouverture du séminaire, et le calme règne dans la salle. Une personne commence à enregistrer, une autre filme, et le bruit recommence, un cameraman de la télévision demande à une dame de s’éloigner de la caméra afin qu’il puisse bien filmer. Mme Saidi continue la lecture du mot d’ouverture, souhaite la bienvenue aux personnes présentes et donne la parole à M. Kemal Laabidi, président de l’Instance nationale pour la réforme du secteur de l’information et de la communication pour présenter le rapport général qui fait le portait des agressions subies par les médias sous l’ère du général Zine El Abidine Ben Ali. Il décrit et analyse les conséquences de ces agressions et présente ensuite «les propositions capables d’améliorer le secteur médiatique et de changer le paysage médiatique en ligne avec les exigences de la réalité sur la base d’autres expériences démocratique »

« Nous avons également travaillé sur l’analyse de la notion de médias publics souvent confondus avec médias gouvernementaux», précise M. Kemal Laabidi soulignant dans ce contexte l’importance du secteur public, « car il n’y a pas de démocraties dans le monde sans médias publics ».

Le président de la commission a maintenant terminé son discours dans une vague d’applaudissements tandis que le micro circule tour à tour dans les mains des membres de l’instance invités à prononcer leur discours.

 

La déontologie de la profession est la base du travail journalistique

Les interventions des participants se sont toutes concentrées sur la nécessité de respecter les règles de la profession journalistique pour que « les médias ne deviennent pas des espaces de règlements de comptes et de propagation des rumeurs sans vérification, dépassant parfois le cadre du travail journalistique jusqu’à devenir parfois l’expression de la discrimination raciale, comme ce fut le cas avec le journal ‘Le soir’ qui a qualifié la présidente du syndicat des journalistes de ‘vieille fille noire’ » a commenté Naji Bghouri, ancien président de l’Union nationale des journalistes et membres de l’instance.

«Le rapport général de l’Instance nationale pour la réforme du secteur de l’information et de la communication comprend dix chapitres qui présentent un diagnostic détaillé de la situation actuelle et des propositions de réforme qui ont été supervisées par l’instance en tant que cadre de structure réglementaire, sans imposer aucune censure ou n’importe quelle autre forme d’autorité sur les médias», a conclu le journaliste et conseiller de l’instance, Hisham Snoussi, avant de permettre aux journalistes et au public de poser leurs questions sur le rapport.

M. Naji Bghouri a proposé d’établir une liste pour répondre par la suite à toutes les questions à la fois ... Les questions se sont été limités à quelques interventions malgré cette présence massive ... auxquelles ont répondu M. Kamal Laabidi, le président de l’instance, et les membres de l’instance Hichem Snoussi et Naji Bghouri.

Certains invités sont restés pour poser encore des questions, alors que la majorité des personnes quittait la salle, annonçant ainsi la fin de la conférence de presse consacrée au rapport final de l’instance.

 

Wafa Ghwary

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