Des Syriennes se mobilisent pour les Syriennes

  Des Syriennes se mobilisent pour les Syriennes Son nom: Houda Abou Asli, jeune étudiante de la faculté des lettres de Damas. Elle épouse un jeune homme qui a le tort de ne pas avoir la même confession qu’elle.

La famille, ayant eu vent de ces épousailles, promet l’impunité à la jeune fille si celle-ci accepte de revenir au bercail à Souyeda. Ce qu’elle ne tarde pas à faire. Mais son frère, intransigeant, la poignarde, puis lui tire dessus! L’après-midi même la famille de Houda organise de véritables festivités avec danses et youyous alors que le cadavre est transporté à l’hôpital de Souyeda.

L’association «Nissa Souria» («Femmes de Syrie», www.nesasy.com) se mobilise. Une pétition et un dossier est disponible sur leur site. Plus d’un millier de signatures a déjà été recueilli.

Le cas de Houda n’est pas un cas isolé en Syrie. Il rappelle d’autres histoires sordides comme celle de cette jeune fille poignardée à Homs, ou encore de cette fillette de douze ans assassinée dans une forêt.

Cette violence exercée contre les femmes qui advient dans le mutisme général est devenu exaspérante. Car c’est précisément ce mutisme complice qui fait que la violence contre les femmes perdure.

«Femmes de Syrie» incrimine aussi les articles 548 et les articles 239 à 242 qui, tantôt au nom de l’honneur, tantôt au nom de la sensibilité confessionnelle, justifient cette violence et libèrent les
criminels.

L’exemple de la Tunisie et de la Jordanie qui ne reconnaissent plus les crimes de l’honneur est invoqué tandis que des appels ont été lancés par «Femmes de Syrie» pour une action juridique, médiatique et culturelle qui mettrait fin à cette violence.

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