Editorial

EditorialEn période de transition, la formation constitue un pilier central et essentiel dans le secteur de l’information. En effet, la formation signifie durant cette phase non seulement la mise à niveau mais aussi le recyclage des médias, et de leurs outils cognitifs, humains aussi bien qu’organisationnels.

La mise à niveau de l’information doit répondre à une stratégie de formation méthodique visant à améliorer la performance du secteur, donc du contenu qui représente le défi majeur auquel font face les médias, qu’ils soient privés ou publics.

Les professionnels des médias ont vécu pendant des décennies à la botte de la dictature, de la répression de l'opinion et du déni d’expression, qui a eu gain de leur force et de celle de leurs institutions. Les médias sont finalement devenus une copie médiocre de la dictature, et ont par conséquent perdu de leur crédibilité auprès d'une large frange des lecteurs, des auditeurs et des téléspectateurs.

Le contexte historique que vit la société, avec toute la dynamique et les changements que l’on connaît, appelle au réveil du paysage médiatique. De là, le besoin en formation n’a cessé d’être exprimé par les journalistes et par les professionnels des médias en général.

Les actions de formations ont été conçues sur la base d’une stratégie prédictive afin de mettre les bases d’un paysage médiatique professionnel respectant la déontologie du secteur. L’action intitulée «Couverture du Débat Politique» vise à renforcer les aptitudes professionnelles, les connaissances et la performance des journalistes lors de cette période de transition.
Cette session est organisée par le Syndicat des Journalistes Tunisiens et l’Institut français PANOS, une ONG internationale à but non lucratif qui œuvre pour renforcer le pluralisme de l’information et permettre aux plus défavorisés de pouvoir mieux s’exprimer, ce qui aidera à réaliser « la démocratie durable ».

Ces objectifs sont en harmonie avec ceux du SNJT, qui vise à mettre en place des médias libres et indépendants garants de la bonne démocratie.


Sabah Mahmoudi
mars 2012

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