Beyrouth, été 2006. Journal

 

Beyrouth, été 2006. Journal

Qui n’a pas entendu parler de la guerre des 32
jours qui a eu lieu au Liban durant l’été 2006?
Qui n’a pas vu des images de quartiers et d’immeubles
rasés en quelques secondes sous le
poids des bombes les plus sophistiquées?
Qui n’a pas vu des images d’exodes, de familles
en pleurs, de cadavres d’enfants gris de poussière
et rouges de sang? Qui n’a pas croisé et
lu une information, un article, une dépêche
sur cette guerre?
Alors quoi dire de plus sur ce conflit absurde
par lequel toute une nation et son peuple se
retrouvent piégés. Des années d’espoirs et de
reconstruction s’effacent soudain d’une volonté
à peine revigorée, emportant l’avenir de toute
une génération.
Il ne s’agit pas ici, à travers ces trois narrations
tantôt angoissées, tantôt rieuses, de porter d’accusation
ou encore de faire étalage de la douleur
qui nourrit hélas beaucoup de causes haineuses
et aveugles. Ces trois récits, posés au jour le jour
par trois femmes à la sensibilité
lucide, nous offrent un point de vue qu’aucun
média, qu’aucun instrument de propagande,
qu’aucun dirigeant belligérant ne pourrait
altérer. Ces trois récits, mis bout à bout pour
raconter cette guerre, nous montrent combien
une population emportée dans les affres d’une
logique militaire est seule capable de fournir un
constat juste, celui de la vie, permettant de
reconsidérer des conclusions toutes relatives.
communiqué de presse)

Beyrouth, été 2006. Journal. Editions Les bords perdus.
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Beyrouth, été 2006. Journal
N. Chéhadé, C. Hatem, Y. Raffoul

Les auteures

Nadine Chéhadé est née en 1977 à Beyrouth.
Après des études de littérature et d’économie
suivies au Liban et en France, elle travaille
comme consultante en microfinance.

Caroline Hatem est née en 1976 à Beyrouth.
Elle a suivi une formation de philosophie, de
danse et de théâtre au Liban, aux Etats-Unis et
en France où elle réside depuis trois ans.

Yasmina Raffoul, 30 ans, vit à Beyrouth depuis
10 ans. Productrice de films publicitaires, elle
fabrique également des objets improbables.
Responsable: Walid Salem

Le mercredi 14 mars à 19 h
Nadine Chéhadé, Caroline Hatem et Yasmina Raffoul
présentent leur livre au Café littéraire
à l’Institut du Monde Arabe (rez-de-chaussée)
Rencontre animée par Badr Eddine Arodaky.


Les Bords Perdus
Créée en 2005, Les Bords Perdus est une
maison d'édition fondée sur la volonté de
réunir deux idées chères à Philippe Bonnet et
Walid Salem. La première consiste à utiliser la chute du
papier pour imprimer des petits livres
en amalgame avec des travaux réalisés sur
commande et confiés à leur agence Perfecto.
La deuxième est de donner l'occasion à des textes
vifs, courts et spontanés de trouver lecteurs.
Ces textes étant ignorés et considérés difficiles
pour une rentabilité dans l'économie habituelle
d'un éditeur.

(08/03/2007)

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