Liban uni

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Comment les rouages tourneront sans lui?
Dans un bref article l’écrivain libanais, Hassan Daoud, raconte le sentiment de profonde tristesse qui a uni les Libanais au moment de la disparition de Rafiq Al-Hariri.
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Papa, qui était Al-Hariri?
Bien qu’il ne me connaissait pas et que je ne l’ai jamais rencontré, j’ai toujours eu l’impression que le succès de Al-Hariri dépendait de gens comme moi.
“Ok, Papa… mais alors, pourquoi l’ont-ils tué?”
Parce qu’il était libanais, et qu’il aimait le Liban comme nous. Comment puis-je expliquer cela? Le Liban nous est encore interdit.
 
Le Liban meurtri de Samir Kassir
Il y a peu, Babelmed commentait le dernier livre du Libanais Samir Kassir, Considérations sur le malheur arabe. Les idées du journaliste et écrivain beyrouthin refont surface dans le contexte du drame qui secoue le Liban, à travers un article paru le 17 février dans Libération. Aujourd’hui comme hier, Samir Kassir nous livre son analyse lucide, acérée, limpide. Extraits
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Difficile de rassembler tout le monde
Je ne sais pas si ce que m'a rapporté Afaf est vrai; elle me parlait d'une amie qui lui avait annoncé, le jour des funérailles de Rafiq Al Hariri et ses compagnons, qu'elle avait décidé de quitter la banlieue (où la majorité écrasante est chiite).
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Le rassemblement des Libanais dans le lieu du milieu. La Place des Martyrs redonne tout son sens à son nom.
L'Histoire, le plus souvent, ne visite que des lieux précis. C'est le cas de certaines villes maudites, d'une rue mythique, et certainement de quelques places publiques.
En ce sens, l'Histoire ne se fait au Liban que sur cette place au milieu de Beyrouth, y étalant ses destins, ses volontés et les événements les plus éloquents.
"La place du canon", née avec le lancement du Beyrouth contemporain, selon les plans ottomans, va vite changer de nom pour devenir "la place de la tour". Puis, les premiers combattants pour l'indépendance y furent pendus, à la conclusion de la période ottomane, et elle devint, en leur mémoire, "la Place des Martyrs".

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