L’art à Gaza

  L’art à Gaza Hodage est en langue arabe littéraire une selle en forme de palanquin que l’on mettait autrefois sur le dos des chameaux pour accompagner la femme vers son futur époux. Lors de ce passage, la fiancée était entourée par des clochettes, des musiciens et des danseurs. Dans l’inconscient collectif des palestiniens, ‘Al-Houdaj’ évoque les fêtes traditionnelles. Ce «palanquin» pour l’association Hodage protège et porte l’espoir, l’amour et les arts.
Créée en France en juin 2005, cette association a pour but de:
- Promouvoir et diffuser toutes formes de création artistique
- Faire connaître et soutenir les artistes du Proche et Moyen-Orient
- Favoriser des échanges inter et trans-culturels

Création d’un bureau à Gaza
Hodage vient de créer en accord avec le Ministère de l’Intérieur Palestinien un bureau Hodage dans le centre ville de Gaza, quartier d’Al-Remal. Le bureau bénéficie d’un bel espace de 300 m2 avec 5 pièces, un jardin et une terrasse pour installer les bureaux et commencer à recevoir des artistes. La directrice d’Hodage France y travaille depuis janvier 2006 en collaboration avec les artistes Mohamed Juha (artiste peintre), Moneim Adwan (chanteur et compositeur) et le booker-informaticien Mohamed Loumani. Le bureau Hodage à Gaza aura pour vocation de promouvoir des artistes de la Bande de Gaza, de favoriser des échanges avec l’Egypte dont les frontières sont nouvellement ouvertes et d’autres pays de l’espace euro-mediterranéen, de proposer des résidences d’artistes a Gaza.
Le premier projet en cours est une création musicale de Moneim Adwan (directeur artistique d’Hodage) Modern Sufi Songs mêlant le répertoire traditionnel des chants soufis et les nouvelles possibilités technologiques des Musiques dites «actuelles». Une résidence d’artistes est prévue à l’automne 2006 et une première tournée au printemps 2007. Les nouveaux événements politiques de la région incitent les artistes -au moment d’une période de découragement- à faire entendre la voix d’une identité culturelle palestinienne et arabe ouverte sur les autres, une identité tissée de doutes en cette période d’incertitudes.
Faire entendre la voix de l’ouverture et de la tolérance devient donc une priorité pour les artistes de la Bande de Gaza qui, s’ils ont aujourd’hui la possibilité de sortir de leur territoire par la frontière égyptienne, voient leur pays s’enfermer dans une misère intellectuelle et économique. Rédaction Babelmed
(24/02/06)

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