7ème rencontres internationales de la photographie de Ghar El Melh | Jalel El Gharbi
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Jalel El Gharbi   
7ème rencontres internationales de la photographie de Ghar El Melh | Jalel El GharbiL’ex Porto Farina est un village à moins de 60 Kms de Tunis. On y vient surtout pour sa plage, l’une des plus rêveuses de la côte bizertine. J’aime Ghar sa lagune ombragée de palmiers, ses forteresses, ses maisons, ses rues, son port inactif depuis Ahmed Bey. Ghar El Melh fut pendant longtemps le chef-lieu de la course barbaresque et de la contrebande menée par les Maltais. Elle eut souvent maille à partir avec les puissances occidentales. Mais la cité ne semble pas se souvenir qu’en 1654 elle a été sévèrement pilonnée par les navires de l’amiral Robert Blake.
L’espace de cinq jours Ghar El Melh a accueilli une série d’activités : expositions, rencontres et ateliers autour de la peinture. Des photographes venus de Tunisie, de Pologne, de France, de Grèce et de Belgique ont exposé des œuvres souvent originales, vives et poétiques. Le fort Lazaret, qui a accueilli cette festivité, a prêté ses cimaises à des photos des plus belles. Le chemin de ronde du fort permet de faire l’état de la question image. Où en sommes-nous dans cet art ? Je me mets à penser que plus la machine est perfectionnée, plus âpre est la tâche de l’artiste. Quelle beauté interpelle ces artistes ? Bien que d’approches diverses, il me semble qu’il existe une même conception du beau chez ces artistes. Le beau : cela qui surprend parce que tapi sous l’anodin ou parce qu’il résulte d’une rencontre insolite. Je remarque tout de même que le beau est toujours affaire de lecture. Il y a à l’horizon un sens qui toujours se dérobe. Une photo : comme une épiphanie de cela qui se dérobe. Sur le chemin de ronde, une dame regarde son lointain. Un palmier et la mer. J’essaie de saisir cet instantané.
Le catalogue de l’exposition est un bel objet, superbement illustré mais bourré de coquilles qu’on aurait pu corriger. C’est aussi un beau souvenir de ces journées. Ce catalogue s’ouvre sur l’œuvre du photographe à l’honneur cette année, Gilbert Van Raepenbauch, qui cadastra en images la Tunisie durant les années 1940 à 1970.
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Malgré les difficultés matérielles, une équipe des plus dynamiques a réussi à organiser ces rencontres. On peut bien entendu déplorer telle ou telle insuffisance mais force est de constater qu’il y a une équipe hautement qualifiée derrière ces journées. Espérons que dans sa prochaine session cette rencontre verra la participation de photographes de tous les pays (si vous êtes intéressé(e), écrivez-nous nous transmettrons).

Jalel El Gharbi
(14/07/2009)

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