Haldun Dostoğlu, esthète critique | Mehmet Basutçu
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Mehmet Basutçu   
 
Haldun Dostoğlu, esthète critique | Mehmet Basutçu
Osman Dinç et Haldun Dostoğlu
En ce qui concerne la peinture et les arts plastiques, comment voyez-vous la perspective d’intégration de la Turquie à l’Union européenne?
Je voudrais dire deux choses à ce sujet. D’abord, la phase des négociations d’adhésion à l‘UE n’a absolument aucune importance sur nos échanges artistiques. Bien avant que l’on parle de négocier pour adhérer à l’UE, un groupe d’artistes turcs se trouvait déjà bien intégré dans l’espace européen. D’une manière ou d’une autre, ils ont été remarqués grâce à leurs talents propres. Ils se sont bien introduits dans le réseau artistique européen, et leurs œuvres continuent de circuler d’expositions en exposition à travers les pays européens, comme d’ailleurs sur d’autres continents.
Ensuite, il y a eu certes un nouvel élan depuis que l’on a commencé à parler de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Cette dynamique s’est accélérée dans la phase des négociations, entraînant une floraison de projets consacrés aux artistes turcs. Cette nouvelle demande a permis d’organiser plusieurs expositions et manifestations culturelles dont le contenu et la conception laissaient beaucoup à désirer sur le plan artistique!

Vous voulez dire que le perspectif de l’adhésion à l’UE impliquent des dérives sur le plan des échanges dans le domaine artistique?
Oui, absolument. Les sources de financement étant plus importantes et variées, beaucoup d’expositions et manifestations artistiques sont organisées sans qu’un travail de préparation sérieux et compétent soit mis en œuvre. La quantité augmente mais la qualité en souffre… Cela ouvre la voie à des dérives où l’art est hélas, souvent confondu avec le folklore! Mehmet Basutçu
(30/03/2007)

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