Vue d’en haut: les déserts du Sinaï et du Néguev | Luca Pietranera
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Luca Pietranera   
 
Vue d’en haut: les déserts du Sinaï et du Néguev | Luca Pietranera
Images prises du satellite Landsat 7
Que pouvons-nous comprendre de la Méditerranée et de l’histoire des Méditerranéens vus d’en haut? Les kilomètres de distances offertes par le satellite permettent-elles de se rapprocher, paradoxalement, de certaines des problématiques sacio-politiques propre à cette région du monde? Cette première image de la frontière entre l’Egypte et Israël répond à sa manière à ces questions.

Image par satellite de la frontière entre l’Egypte et Israël dans le désert du Sinaï (Néguev).

La différence de couleur du désert qui sépare les deux états, délimite parfaitement leur frontière politique. Elle correspond à une différence de température du sol qui varie de 2-3°C, et qui représente, depuis longtemps, un objet d’étude pour les scientifiques.

Cette différence a récemment été expliquée par l’activité humaine ! Une démonstration éclatante de l’impact de l’homme sur l’écosystème.

Du point de vue géologique et climatique les deux régions limitrophes sont absolument identiques, et ceci malgré la différence de leurs appellations géographiques (désert du Sinaï pour l’Egypte, désert du Néguev pour Israël).

Cependant, alors que le sol du Sinaï est modifié constamment par la présence des pasteurs et de leurs animaux domestiques, le désert du Néguev, depuis longtemps abandonné, est resté incontaminé.

Cet abandon a favorisé le développement d’une délicate couche de micro-organismes sur la superficie sableuse du désert qui provoquent une réduction de la lumière du soleil qui se reflète et, provoque, en conséquence, une augmentation de l’énergie thermique absorbée.

Images prises du satellite Landsat 7
Sources: NASA - GLCF

Luca Pietranera
(20/01/2007)
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