Le festival des Gnaouas, clichés et hors clichés  | Festival Gnaoua, Musiques du Monde d’Essaouira, Mahmoud Guinéa, Moulay Hassan, Maâlem Mokhtar Guinea, Doudou Rose N’diaye, Rachida Talal, Ebticar
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Nouhad Fathi   

Pour sa 19ème édition et comme à son habitude, le Festival Gnaoua et Musiques du Monde d’Essaouira a tenu sa promesse ; celle de faire danser les vivants et honorer les regrettés.

Le concert d’ouverture a été l’occasion de rendre un hommage posthume à Mahmoud Guinéa, figure emblématique de tagnaouite à Essaouira qui a vu naître le festival, et à Doudou N’diaye Rose, virtuose de la percussion que l’UNESCO avait classé comme patrimoine humain vivant. La scène de Moulay Hassan n’a jamais été aussi pleine et colorée. La famille Guinea, avec Houssam au guembri et Maâlem Mokhtar Guinea, et douze des quarante-deux enfants de Doudou Rose N’diaye se sont faits accompagner, sur scène, par Rachida Talal pour une heure d’enchantement sensoriel.

//Le concert d’ouverture de la 19ème édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde d’Essaouira. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESKLe concert d’ouverture de la 19ème édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde d’Essaouira. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK

//De jeunes danseuses et danseurs, vêtus d’habits aux ornements typiquement gnawi, ont accompagné Lmâalem durant son concert. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESKDe jeunes danseuses et danseurs, vêtus d’habits aux ornements typiquement gnawi, ont accompagné Lmâalem durant son concert. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK

Mâalem Kouyou a ensuite rejoint les membres du Jeff Ballard Trio se sont surpassés pendant leur concert placé sous le signe de l’improvisation.

//L’enfant le plus célèbre de cette édition entrechoquant ses qraqeb pendant le concert de Mâalem Mohamed Kouyou et Jeff Ballard Trio. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESKL’enfant le plus célèbre de cette édition entrechoquant ses qraqeb pendant le concert de Mâalem Mohamed Kouyou et Jeff Ballard Trio. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK

Le concert d’ouverture a été l’occasion de croiser les VIP d’Essaouira et d’ailleurs. On retiendra particulièrement, et comme chaque année, la présence d’André Azoulay, saint patron du festival et natif d’Essaouira. 

Le public entier, de 7 à 77 ans, dansait comme si personne ne regardait sur les rythme de Maâlem Abdeslam Alikane et des Songhoy Blues, venus tout droit de Bamako après avoir connu la guerre civile à Tombouctou.

//Un des membres de la troupe de Mâalem Abdeslam Alikane effectuant un saut impossible. DAVID RODRIGUES / LE DESKUn des membres de la troupe de Mâalem Abdeslam Alikane effectuant un saut impossible. DAVID RODRIGUES / LE DESK 
 

Le chanteur Aliou Touré mobilisait le moindre de ses muscles pour ses danses frénétiques pour le plus grand plaisir de son public qui en redemandait, mais à la déception de tous, Mâalem Abdeslam Alikane a préféré ne pas gratifier son infatigable public d’un encore.

//Les porteurs de drapeaux, qui cadraient la scène Moulay Hassan, pendant le concert de Mâalem Abdeslam Alikane et Songhoy Blues, quittent tranquillement le brouhaha du festival direction la médina.DAVID RODRIGUES / LE DESKLes porteurs de drapeaux, qui cadraient la scène Moulay Hassan, pendant le concert de Mâalem Abdeslam Alikane et Songhoy Blues, quittent tranquillement le brouhaha du festival direction la médina.DAVID RODRIGUES / LE DESK

 

Ce festival est également l’occasion de se délecter de la ville elle-même. Mini concerts et spectacles de rue, donnés par des festivaliers déterminés à rentabiliser leur voyage, ont clairsemé la ville en attendant le début des concerts.

//Un capoéristes dansant sur la place Moulay Hassan. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESKUn capoéristes dansant sur la place Moulay Hassan. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK

 

//Funambulisme et guitare à la médina. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESKFunambulisme et guitare à la médina. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK

Randy Weston, ou le « Docteur en musique » pour les connaisseurs, a rendu honneur à la musique du Maroc qui l’a accueilli pendant les années 1960, quand il a quitté les Etats-Unis pour développer ses sonorités africaines.

//Randy Weston au piano. DAVID RODRIGUES / LE DESKRandy Weston au piano. DAVID RODRIGUES / LE DESK

A mi-chemin entre le Maroc et les USA, Hassan Hakmoun a dévoilé son répertoire de tagnaouite moderne, avant de céder la place aux très attendus membres de Hoba Hoba Spirit, qui ont été rejoint ensuite par Mehdi Nassouli, éminente figure de la relève gnawi.

//L’impressionnante foule qui a répondu présente au concert de Hoba Hoba Spirit. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESKL’impressionnante foule qui a répondu présente au concert de Hoba Hoba Spirit. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK

//Réda Allali en mode farceur pendant le concert de Hoba Hoba Spirit. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESKRéda Allali en mode farceur pendant le concert de Hoba Hoba Spirit. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK

//Mehdi Nassouli au neffar et Anouar Zehouani aux percussions. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESKMehdi Nassouli au neffar et Anouar Zehouani aux percussions. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK 

//Réda Allali derrière Adil Hanine, batteur de Hoba Hoba Spirit. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESKRéda Allali derrière Adil Hanine, batteur de Hoba Hoba Spirit. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK

//Saad Bouidi, le bassiste de Hoba Hoba Spirit, dérangé en pleine performance par Réda Allali. MOHAMED DRISSI KAMILI / LEDESKSaad Bouidi, le bassiste de Hoba Hoba Spirit, dérangé en pleine performance par Réda Allali. MOHAMED DRISSI KAMILI / LEDESK

Parce qu’une fois n’est pas assez, Mâlame Mokhtar Guinéa est remonté sur scène avec les enfants de Doudou N’diaye Rose, juste après la projection du film relatant le parcours de son frère, feu Mahmoud Guinéa. Ceci dit, le plat de résistance de la soirée était indéniablement le concert de Hamid Kasri.

//Mâalem Mokhtar Guinéa pendant le concert en hommage à son frère, Mâalem Mahmoud Guinéa, disparu l’année dernière. DAVID RODRIGUES / LE DESKMâalem Mokhtar Guinéa pendant le concert en hommage à son frère, Mâalem Mahmoud Guinéa, disparu l’année dernière. DAVID RODRIGUES / LE DESK

//Pas un centimètre carré de libre pour poser son pied, si déjà on arrive à accéder à la place Moulay Hassan en traversant les barrages de police et de forces auxiliaires. C’est qu’il faut le voir pour le croire : Mâalem Hamid Kasri est archi populaire. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESKPas un centimètre carré de libre pour poser son pied, si déjà on arrive à accéder à la place Moulay Hassan en traversant les barrages de police et de forces auxiliaires. C’est qu’il faut le voir pour le croire : Mâalem Hamid Kasri est archi populaire. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK

//Mâalem Hamid Kasri grattant son hajhouj.DAVID RODRIGUES / LE DESKMâalem Hamid Kasri grattant son hajhouj.DAVID RODRIGUES / LE DESK

//Les concerts de la scène Moulay Hassan se termine après 1 heure du matin, ce qui n’oblige pas pour autant les festivaliers à déserter la fameuse place. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESKLes concerts de la scène Moulay Hassan se termine après 1 heure du matin, ce qui n’oblige pas pour autant les festivaliers à déserter la fameuse place. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK

//La beauté de la Sqala est momentanément gâchée par la présence de pelles hydroliques sur le chantier avoisinant. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESKLa beauté de la Sqala est momentanément gâchée par la présence de pelles hydroliques sur le chantier avoisinant. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK

Cette édition a démarré avec un hommage et s’est terminé par un autre, celui rendu à feu Tayeb Saddiki, enfant terrible d’Essaouira qui a été témoin de la naissance de groupes marocains mythiques, du calibre de Nass El Ghiwane, Lamchaheb et Jil Jilala. Il a été honoré par le fondateur de l’un de ces groupes, Mohamed Derhem, le temps d’un concert où Nabil Khalidi, Maâlem Mustapha Baqbou et Omar Sayed ont également été invités.

//Un des danseurs de Mâlem Mustapha Baqbou en transe.DAVID RODRIGUES / LE DESKUn des danseurs de Mâlem Mustapha Baqbou en transe.DAVID RODRIGUES / LE DESK

//Clap de fin, c’est fini ! Si Essaouira n’était pas connue pour ses félins, on aurait dit qu’il n’y avait plus un chat dans les parages après le concert de clôture. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESKClap de fin, c’est fini ! Si Essaouira n’était pas connue pour ses félins, on aurait dit qu’il n’y avait plus un chat dans les parages après le concert de clôture. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK


Nouhad Fathi

Contenu publié dans le Desk et repris par babelmed dans le cadre du programme Ebticar.