[P]ose ta bombe | [P]ose ta bombe, Charlotte Ricco, Elodie Sylvain, concours JJEM, Miss Tic, Miss Claw, Kashink, festival Sbagha Bagha
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Charlotte Ricco et Elodie Sylvain   

[P]ose ta bombe | [P]ose ta bombe, Charlotte Ricco, Elodie Sylvain, concours JJEM, Miss Tic, Miss Claw, Kashink, festival Sbagha BaghaDe Casablanca à Tanger, [P]ose ta bombe part à la recherche des graffeuses et des artistes pour tenter de comprendre pourquoi les femmes sont encore si minoritaires dans le domaine du street art au Maroc, alors que les graffiti germent dans le paysage urbain de ce pays. Un projet de Charlotte Ricco, lauréate du concours JJEM – Jeunes Journalistes en Méditerranée, avec Elodie Sylvain.

20 %: ce serait la proportion de femmes dans le milieu du graff et du street art en 2012. Si les chiffres peuvent aisément mentir, il n'en reste pas moins difficile pour les non-initiés de citer des noms d'artistes féminines. All City, distributeur de matériel graffiti, revendique lui 30% de clientèle féminine.

En 1985, Miss Tic lançait le Street Art au féminin. Trente ans plus tard, qu'est-ce qu'en est de l'expression artistique féminine dans la rue?

"Je taggue, c'est au nom de toutes les femmes que je taggue", affirme la graffeuse new-yorkaise Miss Claw. "Comme pour dire 'je vais prouver à vos esprits étroits qu'on en est capables, que tout le monde en est capable'. C'est une simple question de désir et de volonté".

"C'est beau pour une femme". Ce compliment sans saveur, d'une bienveillance toute misogyne, Kashink, graffeuse parisienne, la refuse. Tout comme elle déplore souvent qu'on s'intéresse à elle "parce qu'elle est une femme".

Nous aussi, nous préférerions ne plus avoir à nous poser la question du genre. Nous, c'est Charlotte et Elodie. Cela fait 5 ans que nous nous intéressons à la place de la femme dans nos sociétés. Nous arrêterons de le faire quand les femmes n'auront plus à redoubler d'efforts pour être considérées dans leur propre milieu à l'égal de leurs homologues masculins.

Quel que soit le pays où nous voyageons, l'espace public est le premier indicateur de la condition féminine. Parce qu'il est au cœur de cet espace, le street art a interpellé notre démarche féministe.

Où sont les femmes dans le graff?

Nous avons choisi, dans un premier temps, de poser cette question dans un pays où le street art est en pleine expansion: le Maroc. Depuis 3 ans, le festival Sbagha Bagha redonne vie aux rues de Casablanca en invitant des graveurs des 4 coins du globe à s'exprimer sur les murs. En septembre 2015, 7 street-artistes ont réalisé des créations grand format sur les murs de la ville. Six hommes et une femme, la pochoiriste barcelonaise Btoy.

Le film [P]ose ta bombe rend compte de notre enquête.

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Le reportage complet est publié sur le blog Racontr .

Reportage réalisé dans le cadre du concours JJEM – “Nouveaux Médias et Jeunes Journalistes en Méditerranée”, lancé par babelmed.net et Radio Grenouille.

Cette action est financée par le programme “La Méditerranée des médias” de la Région PACA, avec le soutien du Fonds pour les femmes en Méditerranée et de CFI.

 



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