Jaber par Tonino Guerra: couleurs et poésie | babelmed
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Jaber par Tonino Guerra: couleurs et poésie | babelmed
Jaber, peintre internationalement reconnu, est né à Babylone. Tôt parti pour l’Italie, il est aujourd’hui citoyen italien. Pour autant, il n’a pas perdu ses racines arabes: il séjourne et peint régulièrement en Syrie et en Egypte, tout en exposant aux quatre coins du monde, récemment à Vienne et prochainement au Caire, où il participera en décembre à la Biennale du Caire.

Tonino Guerra est une légende du cinéma italien. Scénariste de Federico Fellini, de Michelangelo Antonioni et de Francesco Rosi, Tonino Guerra a signé d’innombrables films, de L’Avventura à Amarcord, de Ginger et Fred à Zabriskie Point. Il avoue avoir préféré le cinéma d’Antonioni qui filmait l’écharpe blanche d’une femme flottant dans le vent. Le Monde des 26-27 octobre lui consacre un long article ( www.lemonde.fr )
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Tonino Guerra a rencontré Jaber à Rome et a aimé sa peinture au point d’écrire en avril 1997 - lui qui déclare au Monde Je n’aspire qu’à la poésie - un poème sur l’art de Jaber, un poème où il le compare à Goya:











Les personnages de Jaber
sont éclats de paysages,
ils sont nuages
et crépuscules
ou moments de soleil
ou chair dans un intérieur.

Une fête
née d’une main rapide
qui sait avant l’esprit
trouver la solution
à une présence grandiose.

J’ai pensé à Goya aussi,
un Goya qui aurait jeté des poignées de couleurs
sur son monde obscur d’ombres
et de mystère.

Je ne sais si vous voudrez me pardonner cet enthousiasme.
C’est que souvent ma sincérité explose et surgit
sans la légitimité de la compétence.


Tonino Guerra, 11 avril 1997 (publié dans le catalogue édité en 1997 par Ivan Zanotti à l’occasion de deux expositions de Jaber en Italie, et traduit de l’italien par la rédaction de Babelmed)
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Tonino Guerra a rencontré Jaber à Rome et a aimé sa peinture au point d’écrire en avril 1997 - lui qui déclare au Monde Je n’aspire qu’à la poésie - un poème sur l’art de Jaber, un poème où il le compare à Goya:











Les personnages de Jaber
sont éclats de paysages,
ils sont nuages
et crépuscules
ou moments de soleil
ou chair dans un intérieur.

Une fête
née d’une main rapide
qui sait avant l’esprit
trouver la solution
à une présence grandiose.

J’ai pensé à Goya aussi,
un Goya qui aurait jeté des poignées de couleurs
sur son monde obscur d’ombres
et de mystère.

Je ne sais si vous voudrez me pardonner cet enthousiasme.
C’est que souvent ma sincérité explose et surgit
sans la légitimité de la compétence.


Tonino Guerra, 11 avril 1997 (publié dans le catalogue édité en 1997 par Ivan Zanotti à l’occasion de deux expositions de Jaber en Italie, et traduit de l’italien par la rédaction de Babelmed)

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