Le 24° festival des nuits de nacre à Tulle: les français toujours fans d’accordéon, de 17 à 87 ans | Nadia Khouri-Dagher
Le 24° festival des nuits de nacre à Tulle: les français toujours fans d’accordéon, de 17 à 87 ans Imprimer
Nadia Khouri-Dagher   
Le 24° festival des nuits de nacre à Tulle: les français toujours fans d’accordéon, de 17 à 87 ans | Nadia Khouri-Dagher
Ils étaient 60.000 spectateurs, venus de toute la France dans la petite ville de Tulle en Corrèze qui compte à peine 15.000 habitants, pour assister pendant quatre jours au plus grand festival d’accordéon en France, qui se déroule chaque année en septembre.

De la musette au rock électrique, de Jean-Sébastien Bach à la chanson française, des musiques tsiganes d’Europe de l’Est aux mélodies égyptiennes, du jazz aux danses traditionnelles auvergnates, cette édition 2011 des Nuits de Nacre a encore prouvé, s’il en était besoin, que l’accordéon reste l’un des instruments les plus aimés des Français, et, surtout, qu’il dépasse aujourd’hui largement le cadre du bal-musette, auquel il reste encore trop souvent associé dans beaucoup d’esprits.

Laurence Lamy, qui est à la fois musicologue, pianiste classique, et accordéoniste, et qui est aux manettes des Nuits de Nacre depuis des années, concocte pour chaque édition un programme représentatif de l’immense variété des styles dans lesquels s’épanouit l’accordéon. Manière aussi, indirectement, d’attirer un public très large, qui fait la spécificité - et le succès - du festival, dans la région et au niveau national, le seul à notre sens à attirer un public aussi large, et à présenter un tel éventail de styles musicaux.

Des bals-musette en après-midi pour les seniors qui dansaient la java, la valse-musette ou la rumba; des groupes de rock venus faire danser, sur d’autres rythmes, des jeunes amoureux de guitares électriques - celles-ci accompagnées d’accordéons énergiques; deux grands accordéonistes argentins, Chango Spasiuk et Raul Barboza, qui hypnotisaient de leurs sons mélancoliques - et pour la plupart du public littéralement “in-ouïs”, jamais entendus - des spectateurs envoûtés par le chamamé et autres rythmes indiens d’Argentine; de jeunes groupes français curieux de toutes les musiques du monde, qui faisaient danser, dans les bars de la ville, au son des musiques vives d’Europe de l’Est ou du reggae jamaïcain. Un monstre de l’accordéon français, Marcel Azzola, jadis accompagnateur de Brel, Barbara, et Nougaro, et qui nous offrait, à plus de 80 ans, un concert merveilleux, entouré de quelques-uns parmi la nouvelle garde de cet instrument: Daniel Mille, Ludovic Beier, Marcel Loeffler et consorts. Et tant d’autres émotions et découvertes musicales...

Au total quelque 90 concerts, des groupes et des artistes venus de toute la France, et un public parfois venu de loin aussi: du Nord de la France, des Alpes, de Bretagne, etc... : accordéonistes amateurs mais passionnés, professeurs de cet instrument, ou simples amoureux de la musique ou de la danse. Car à Tulle pendant 4 jours on danse: dans l’après-midi, en soirée, et la nuit: l’accordéon, à l’origine, est fait pour faire danser!!!


Le site des Nuits de Nacre: www.accordeon.org


Nadia Khouri-Dagher
(28/09/2011)
Pour avoir plus de détails sur le festival Nuits de Nacre 2011, voici quelques moments de plaisir vécus au cours de ce festivalcliquer sur: