5ème édition TAMAM au Festival d’Avignon | TAMAM, Festivals d’Avignon 2015, Truth Box, Meriam Bousselmi
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Bernard Magnier   

5ème édition TAMAM au Festival d’Avignon | TAMAM, Festivals d’Avignon 2015, Truth Box, Meriam BousselmiFidèle à son objectif de promotion des cultures du monde arabo-méditerranéen, et pour la cinquième année consécutive, TAMAM sera présent à Avignon, pendant le mois de juillet avec plusieurs rendez-vous théâtraux au programme.

Tout d’abord une installation de théâtre, avec laquelle TAMAM sera dans la rue : Truth Box, texte, conception et direction d’artistes de la tunisienne Meriam Bousselmi, en co-production avec le Tarmac (Paris).

Une installation immersive autour des discours de la manipulation, “Ce que le dictateur n’a pas dit”, également de Meriam Bousselmi, co- production de l’auteur et du Moussem (Anvers, Belgique), sortie de résidence (juin 2015).

Puis une rencontre-débat dans le cadre des Ateliers de la Pensée (site Louis Pasteur de l’Université d’Avignon) organisée par le Festival In.

Enfin une nouveauté pour cette 5e édition: une master-class d’immersion théâtrale.

Des rendez-vous théâtraux

Deux rendez-vous théâtraux marqueront la 5ème édition de TAMAM aux Festivals d’Avignon 2015

5ème édition TAMAM au Festival d’Avignon | TAMAM, Festivals d’Avignon 2015, Truth Box, Meriam BousselmiTruth Box

Installation théâtrale, confessionnal mobile.

Texte, conception direction d’acteurs : Meriam Bousselmi (Tunis), avec Eugénie Bourdeau et Kristof Lorion (Avignon).Production: Tarmac (Scène internationale francophone, Paris) et TAMAM

Dates : du lundi 13 au dimanche 26 juillet

Horaires et lieux : de 11h30 à 13h30 devant Utopia Manutention de 18h à 21h, Escalier Sainte-Anne

(entre Théâtre des Doms, AJMI et Hauts Plateaux) Durée : 7/8 mn la confession, pendant 2h et pendant 3h.

A chacun son péché ! Dans le hall d’un théâtre, d’une bibliothèque ou d’un musée, un confessionnal où chaque spectateur vient, à son tour, recevoir en confession le péché d’un personnage... C’est la proposition artistique de la dramaturge tunisienne Meriam Bousselmi.La dramaturge aime aussi bouleverser la donne habituelle, perturber les attentes, renverser les rôles, pour le meilleur et pour le rire. Elle met ainsi en scène un usurpateur d’identité fraternelle, une femme violeuse, une femme Don Juan. Et vice vertu.

Un grand déballage de fautes, petites ou grandes. Péchés originels, péchés véniels, péchés charnels, péchés de rien du tout ou péchés tabous, chacun livre et se délivre en une vaste « opération de nettoyage » de l’âme.

Les comédiens y vont à confesse, les spectateurs y jouent les confesseurs.

L’un après l’autre, des acteurs apparaissent comme des pécheurs, dans un confessionnal mobile. Un spectateur (ou deux), s’improvisant en confesseur est spontanément intégré dans le jeu théâtral ambulant. Chaque confession est différente selon la perspective sociale du personnage.

Créations

Les textes des Confessions ont été rédigés lors d’une résidence d’écriture à Berlin (2012/2013)…

La Truth Box a été créée en français, dans une co- production TAMAM/ Tarmac…

5ème édition TAMAM au Festival d’Avignon | TAMAM, Festivals d’Avignon 2015, Truth Box, Meriam BousselmiExtraits : Confession d’une violeuse



J’ai maté les fesses d’un homme dans le métroLa fesse, c'est le principal chez un bel animal ! Rien de mieux. Vous comprenez mon père ? La fesse avant tout ! Et ce mec du métro avait l’air sportif et portait un pantalon serré qui laissait voir une fesse bien fermeUne fesse sculptée par trois muscles : Le grand fessier qui dessine lebombé Le moyen fessier qui souligne les bords latérauxEt le petit fessier logé en profondeur

C’était irrésistible mon père !

Vous comprenez, nous les femmes, on a des pulsions et c’est dur de les réfréner ! Alors, je me suis approchée de lui, j’ai essayé de me coller à lui

Heureusement le métro était plein à craquer

5ème édition TAMAM au Festival d’Avignon | TAMAM, Festivals d’Avignon 2015, Truth Box, Meriam BousselmiL’auteure

Avocate de formation, Mériam Bousselmi est auteure, dramaturge et metteure en scène. Elle a déjà été invitée par TAMAM, au Festival 2012, pour présenter «Mémoire en retraite», lecture et mise en espace d’une pièce de théâtre qu’elle avait écrite et créée juste avant le début de la Révolution du Jasmin en Tunisie.

Entretien avec Meriam Bousselmi

Pourquoi avoir recours à cette démarche très... chrétienne de la confession ?

En tant qu’artiste, je travaille sur les religions comme un matériau de référence, tout comme la mythologie, les contes, les légendes, l’Histoire... Le lien entre la culpabilité, sujet principal de la performance, et cette « ruse magnifique » du confessionnal était une référence directe pour interpeller le passant dans la rue.

Le principe de la confession est ici inversé, le spectateur venant recevoir une confession et non se confesser lui-même...

C’est un confessionnal où il n’y a pas de jugement moral ou religieux. Il s’agit d’assumer sa duplicité. Les personnages ne sont ni bons ni mauvais. Ils mettent à nu leurs travers, leur perversité, leurs défauts et leurs faiblesses entraînant le spectateur à prendre position. Cette démarche vise la dramatisation du spectateur, qui devient en quelque sorte l’élément fondamental de la performance qui se crée à travers et avec lui. Nous avons été agréablement surpris par l’appropriation de l’installation par le public.

Quelles vont être les confessions que vous allez nous proposer ?

J’ai opté pour des confessions insolites, absurdes et symboliques, établies sur quelques préalables. Tout d’abord, inverser la règle : d’habitude, le viol est perpétré par des hommes, Don Juan est un pécheur viril... Ici, une femme viole un homme, une autre prétend être le Don Juan féminin. J’ai voulu aussi jouer de l’antinomie, comment le critique culpabilise parce qu’il dérange. Enfin, je recoure à la métaphore, ainsi les petits manquements quotidiens ne sont que prétextes à réfléchir sur le sens profond de la responsabilité humaine.

Comment avez-vous constitué cet ensemble de confessions ?

J’ai opté pour un dispositif narratif qui immerge le spectateur dans la conscience (ou l’inconscience) d’un personnage qui se sent «coupable» et qui est résolu à parler sans tabou. Il s’agit de briser le mystère de la psychologie des «pécheurs». Au lieu de nous scandaliser hypocritement des agissements condamnables, les confessions nous renvoient à la méchanceté potentielle qui est en chacun de nous. Nous montrons de quoi nous sommes capables et coupables à la fois.

Propos recueillis par Bernard Magnier, Nov 2014

 


 

Ce que le Dictateur n’a pas dit

Installation immersive autour des discours de la manipulation

Texte, conception direction d’acteurs : Meriam Bousselmi (Tunis) avec: Neji Nejah (Tunis),vidéos : Manuela de Tervarent, production : Meriam Bousselmi et Le oussem (Anvers, Belgique).

Dates : du mardi 21 au samedi 25 juilletHoraires et lieux : les 21 et 22 juillet à 11h, Cinéma Utopia République

Durée : 50 mn

du 21 au 25 inclus, 15h, au Musée Lapidaire

Une confession pas comme les autres, celle de cet ex-dictateur vivant en cachette et qui accepte de recevoir une délégation limitée de spectateurs afin de leur dire la vérité, toute la vérité rien que la vérité. Mais tout est mis en scène dans le but de manipuler la vérité. La perception de la majorité n’est-elle pas toujours contrôlée pas quelques personnes qui écrivent «la version officielle de l’histoire » ?

Co-production, en français, Meriam Bousselmi et le Moussem (Belgique) ; sortie de résidence ; présentée au Festival d’Avignon 2015, par TAMAM avec le soutien des Cinémas Utopia, de la Mairie d’Avignon, et des Musées Calvet et Lapidaire.

Rencontre – débat

Dates : le 20 juillet, à 11h30, dans la cours du site Louis Pasteur (Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse).TAMAM renouvelle son partenariat avec le Festival In.

Après la rencontre du 14 juillet 2014 sur « Les Conditions de création des artistes indépendants dans le Monde Arabe », TAMAM est associé à une rencontre-débat sur le thème « Ce qu’on voit et ce qu’on ne veut pas voir », avec Meriam Bousselmi (l’artiste tunisienne de TAMAM pour 2015) et Ahmad el Attar (artiste égyptien invité au Festival In avec sa dernière création The Last Supper).

La rencontre- débat se déroulera dans le cadre des rencontres publiques organisées par le Festival In, dans la cour du site Louis Pasteur.

Une master-classe d’immersion théâtrale

Dates : du samedi 4 au lundi 13 juillet.

Préambule

Le théâtre est un art vivant. Il se nourrit de théorie, de vécu, d’expérimentation... mais il ne devient possible, réellement possible dans tout ce qu’il a de vivant, de riche et de varié, que si l’imaginaire de celui qui l’exerce est nourri, régulièrement alimenté. Les sources auxquelles il s’abreuve sont ses propres référents culturels mais également des référents et imaginaires « étrangers ». Dans un esprit d’ouverture à l’autre, de respect de l’autre. Les jeunes étudiants et praticiens de théâtre engénéral, et arabes en particulier, ont rarement lesmoyens financiers et techniques de voir, in situ ou à l’étranger, des créations théâtrales internationales. Ils ont accès aux cours théoriques dispensés dans leurs universités et aux quelques pièces de théâtre programmées dans leurs villes.Leur univers créatif est rarement confronté à desunivers de création qui lui sont différents.La master-classe est le moyen le plus direct d’accéder à ce foisonnement d’imaginaires ; de se le voir expliquer, analyser, valoriser...

La master-classe sera également le moment de partager son savoir, à travers une ou plusieurs lectures de textes provenant de leurs cultures.

5ème édition TAMAM au Festival d’Avignon | TAMAM, Festivals d’Avignon 2015, Truth Box, Meriam BousselmiPrésentation de la master-classe

elle se déroulera en deux périodes :-du 4 au 8 juillet, 5 jours d’immersion théâtrale avec 20 pièces au programme, choisies dans le Festival In et dans les différents lieux du Festival Off ; rencontres avec des professionnels ; temps communs de debriefing et d’analyses....-du 9 au 12 juillet, 4 jours d’atelier pratique sur une création commune qui fera l’objet, en clôture de la master-classe, d’une séance-performance de lecture publique de textes choisis et travaillés par le groupe de jeunes en commun.

 Le tout dans un but d’immersion générale dans le monde du théâtre ; de création d’un réseau professionnel qui favorise la mixité entre jeunes artistes des deux rives de la Méditerranée et d’une démarche de professionnalisation des uns et des autres.

La master-classe sera animée par deux professionnels/ intervenants, venant du monde arabe et de la région PACA, universitaires et praticiens de théâtre.

A qui s’adresse la master-classe ?

La master-classe de TAMAM souhaite accueillir des jeunes arabes et français (étudiants et praticiens).Pour sa première édition,, édition expérimentale, elle recevra six jeunes qui viendront de la région d’Avignon et du monde arabe (Emirats Arabes Unis (Abu Dhabi), Liban, Palestine, Syrie).

Objectifs de cette master-classe

Inviter les jeunes sélectionnés, à passer 9 jours dans un haut lieu d’émulation théâtrale, pendant un des festivals de théâtre les plus prestigieux au monde.Leur offrir la possibilité d’assister à 20 créations différentes en 5 jours.

Leur faire rencontrer des professionnels desquels ils pourront obtenir des renseignements sur des pratiques théâtrales différentes.Leur donner la chance de pouvoir, avec l’aide de professionnels, décortiquer, analyser et mieux comprendre ce qu’ils ont vu.

Leur permettre de rencontrer des jeunes d’autres pays arabes et de France, constituant ainsi déjà un premier réseau professionnel.Les faire déjà travailler sur des œuvres ancrées dans leurs cultures et leur offrir la possiblité de les présenter, lors d’une lecture collective.

Pourquoi le Festival d’Avignon ?

Les Festivals d’Avignon offrent de par la diversité de leurs propositions culturelles (plus de 1500 pièces de théâtre sur trois semaines) un concentré de ce qui se fait de mieux –parfois de moins bien aussi- en matière théâtrale au niveau international.Raison pour laquelle ce serait une superbe opportunité pour de jeunes créatifs d’être invités au Festival d’Avignon.

La participation de ces jeunes à la master-classe se fera dans le cadre d’un partenariat de TAMAM avec des institutions locales, universités, écoles d’art, théâtres... Ces partenariats permettront de travailler en coordination avec des acteurs du terrain qui aideront à constituer, à développer et à animer le réseau professionnel ainsi créé. Pour cette année, TAMAM a conclu des conventions de partenariat avec la New York University de Abu Dhabi (EAU), l’association SHAMS et Le Tournesol (Beyrouth, Liban), ainsi que le Collectif Zoukak (Liban), le Ashtar Théâtre (Ramallah, Palestine), Ettijahat Independent Culture (association syrienne établie à Beyrouth, Liban), l’Ecole Supérieure d’Art d’Avignon (France).

Lecture Performance

Une lecture performance sera présentée par les jeunes participants à la master-classe, le dimanche 12 juillet, en fin d’après-midi.

Cette performance viendra clôturer la master-classe et présentera des lectures publiques de textes choisis et travaillés par le groupe de jeunes en commun.

 


 

Dossier de presse

Aline GEMAYEL

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